Saint-Étienne | Un nonagénaire pédophile tué par sa famille

Un vieil homme a été frappé à mort par deux membres de sa famille, en raison de violences sexuelles perpétrées par la victime.

Police [VALERY HACHE / AFP]
Police [VALERY HACHE / AFP]

Un pédophile de 92 ans est décédé après avoir été violemment frappé par deux hommes de sa famille qui l’accusaient de violences sexuelles sur d’autres membres de la parentèle, a indiqué jeudi une source judiciaire.

Ce nonagénaire avait été hospitalisé dans un état grave après avoir été frappé à coups de poings et de pieds, à son domicile de Saint-Étienne le 16 avril, par un petit-fils et un petit-neveu. Il n’a pas survécu à ses blessures, a précisé le parquet, confirmant une information du quotidien Le Progrès.

«Le rapport d’autopsie devra déterminer le lien de causalité exact entre les coups portés et le décès», a déclaré à l’AFP le procureur de la République à Saint-Étienne, Jean-Daniel Regnauld.

Les deux hommes, âgés de 42 et 43 ans, dont la mise en examen devrait être requalifiée par le juge d’instruction en «homicide volontaire», avec ou sans préméditation, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et sont passibles désormais de passer devant une cour d’assises.

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Déjà Condamné pour agressions sexuelles

D’après les premiers éléments de l’enquête de police, le 16 avril, peu avant 4H00 du matin, les deux hommes qui avaient un taux d’alcoolémie élevé, étaient venus frapper à la porte du nonagénaire pour lui demander des comptes au sujet d’abus sexuels présumés commis pendant de nombreuses années sur plusieurs membres de la famille (enfants, petits-enfants, petits-cousins).

Ils l’avaient passé à tabac, provoquant chez lui une série de traumatismes et de blessures, avant d’être interpellés sur place par la police, dans sa maison d’un quartier sud de Saint-Étienne.

A l’automne, ce pédophile de 92 ans  avait été condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne pour des faits d’agression sexuelle sur une de ses petites-filles, a précisé le parquet.

L’intéressé était par ailleurs suspecté d’agressions sexuelles et de viols, couverts par la prescription, sur d’autres jeunes membres de sa famille.

 

Source : http://mobile2.lematin.ch/

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