Limoux | Condamné à du sursis pour avoir agressé sexuellement une fillette de 6 ans

oui

Pédocriminel En liberté

Il envoi des textos à sa mère pour tenter de la dissuader de porter plainte
L’affaire remonte à 2016 et s’est déroulée dans l’Aude, à Limoux, ou se sont déroulés les faits. Lors d’un déménagement, une petite fille avait été agressée sexuellement par un employé de l’entreprise.

S.D., 28 ans , le déménageur coupable d’attouchements sexuels sur une enfant de 6 ans. Il est condamné à du sursis …

S.D. est un jeune père de famille de 28 ans qui s’avance à la barre, la tête baissée tandis que sur le banc des victimes s’installe une jeune fille accompagnée de sa mère.

Une affaire qui date de 2016 et qui a trop longtemps traîné entre les enquêteurs et magistrats de l’Aude ou se sont déroulés les faits et les Hautes-Pyrénées où le prévenu avait déménagé entre-temps.

À l’époque, l’homme était âgé d’une vingtaine d’années et sa victime de 6 ans à peine et c’est lors d’un déménagement de la famille de la victime que le déménageur mis en cause s’est livré à des attouchements sur cette petite fille, comme l’a relaté la présidente du tribunal correctionnel :

L’enfant s’est d’abord confiée à son frère et lui a dit que “le monsieur lui avait fait quelque chose de bizarre, qu’il l’avait portée, fait des mouvements va et vient et lui avait touché les fesses”

Une fois prévenue, la mère de famille a alerté l’entreprise de déménagement pour avoir l’identité du prévenu qui travaillait avec son beau-frère :

“Vous avez reconnu des comportements déplacés à l’égard de cette enfant mais vous avez envoyé des textos à sa mère pour lui demander pardon à plusieurs reprises et tenter de la dissuader de porter plainte”

Il a notamment écrit “votre fille dit la vérité, j’ai vraiment honte, j’implore votre pardon”

Comment vous expliquez cela ?

“Je ne sais pas, je me suis remis en question mais je ne sais pas, je sais que c’est très grave mais je ne sais pas ce qui m’a pris, je lui demande pardon” a simplement répondu l’intéressé.

L’avocate de la victime et de sa mère a donné lecture du témoignage de la petite fille, qui, avec ses mots, a expliqué les faits avec un réalisme terrifiant, avant de poursuivre :

“Ce sont des révélations inconcevables et je voudrais porter votre attention sur le traumatisme de cette famille qui est toujours très présent. Je défends l’intérêt d’une famille pleine de colère”.

L’avocate a sollicité une somme de 5 000€ pour le préjudice moral de la petite victime et 1 000 € pour sa mère ainsi qu’un préjudice matériel de 359,31€ pour les frais de déplacement de la famille à l’audience.

Le procureur a estimé que ce dossier n’aurait jamais “dû prendre autant de temps” mais aujourd’hui la justice est prête à passer et les faits ne souffrent aucune contestation, il les reconnaît presque intégralement.

la question qui se pose, c’est la peine car in ne peut pas traiter légèrement les violences sexuelles faites aux mineurs.

Des faits graves, sur son lieu de travail et sur une petite fille de 6 ans, cela ne peut qu’interpeller.

La question de suivi  n’est pas à exclure, je requiers deux ans de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans, l’inscription au fichier des délinquants sexuels et l’obligation d’indemniser les victimes”.

Me San Vincente assurait la défense de S.D.:

“À l’époque, il avait une vingtaine d’années, venait d’avoir son premier enfant. Il a joué avec la petite fille et il a dérapé et il indique s’être forcé à oublier son geste. Qu’est ce qui s’est passé, il vous le dit, il ne sait pas l’expliquer mais il sait qu’il doit être puni. Il n’est pas pédophile, c’était un geste isolé et aujourd’hui, il est totalement inséré dans la vie, c’est Monsieur “tout le monde”, il veut avancer”.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et condamné S.D. à 2 ans de prison assortis d’un sursis probatoire de 2 ans, une obligation de soins, une interdiction d’entrer en contact avec les victimes qu’il devra indemniser, 4000€ pour le jeune victime et 1000 € pour sa mère et il sera aussi inscrit au fichier des délinquants sexuels.

 

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