Lamballe | Un coach sportif condamné pour agression sexuelle sur un adolescent de 13 ans

Le père du jeune garçon invite le bourreau de son fils à la maison à son insu

Un homme de 51 ans a été condamné mardi 26 mai pour pour une agression sexuelle sur un jeune de 13 ans, dont il était l’éducateur sportif dans l’agglomération de Lamballe.

Un homme de 51 ans comparaissait lundi 26 mai 2020 devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour répondre d’une agression sexuelle sur un jeune adolescent de 13 ans, commis dans un contexte bien particulier.

Le prévenu, en effet, connaît bien la jeune victime ainsi que ses parents, puisque il s’occupe en tant que bénévole d’adolescents au sein d’un club sportif de la région de Lamballe.

A la fin d’un match, le père du jeune ado a invité le dirigeant dîner chez lui. Ils se connaissent depuis une vingtaine d’années…

Des attouchements pendant la nuit

En fin de soirée, il est décidé que le coach reste dormir sur place. Le père propose même à son fils de laisser sa chambre par hospitalité, et de se contenter du canapé du salon.

Mais pendant la nuit le garçon réveille ses parents, pour se plaindre de gestes déplacés de la part le coach sportif. Il n’y aura pas d’explication immédiate, l’invité d’un soir ayant préféré s’esquiver précipitamment….

L’enfant expliquera que ce n’est pas la première fois qu’il subit des attouchements de cet homme. Une plainte est alors déposée et l’agresseur est interpellé rapidement à son domicile, où une perquisition est organisée.

300 000 images effacées du disque dur

Le butin est édifiant puisque dans sa voiture on retrouvera tout un arsenal d’objets divers à connotation sexuelle, des clés USB, ordinateur, disque dur etc.

En épluchant la mémoire du PC, les gendarmes découvriront 2197 fichiers pédopornographiques, des dizaines de vidéos mettant en scène de jeunes enfants, et près de 300 000 images effacées du disque dur mais récupérées par les enquêteurs.

Devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, le prévenu fait profil bas, mais ne reconnaît pas pour autant ses responsabilités :

« Si les enfants se sont plaints, c’est que j’ai dû commettre des actes répréhensibles. Mais je ne m’en rappelle pas… »

Interdit à vie d’exercer auprès de mineurs

Le procureur n’apprécie guère ces dénégations.

« Votre lâcheté vous autorise à vous cacher derrière des : c’est possible, peut-être, je ne m’en souviens pas, c’est surement vrai. Sachez que 100% des victimes subissent des troubles psychosomatiques, alors que votre seule préoccupation est de savoir quand vous pourrez récupérer votre ordinateur »

Il requiert deux années d’emprisonnement assorties du sursis, une mise à l’épreuve de 3 ans, une inscription au fichier « S » des délinquants sexuels, et une obligation de soins.

Après délibération, le tribunal rejoindra le procureur sur les peines prononcées, en y ajoutant une interdiction à vie d’exercer des activités en relation avec des mineurs.

sources : actu

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