Indre-et-Loire | Un père incestueux condamné pour viols aggravés sur sa propre fille

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Le père incestueux condamné à 10 ans de prison
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Accusé de faits de viols aggravés sur sa fille, alors mineure entre 1987 et 1994, un homme de 62 ans a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’Indre-et-Loire, hier.

La cour d’assises d’Indre-et-Loire a condamné Xavier D. à 10 ans de réclusion criminelle, hier, pour les faits de viols aggravés commis sur sa fille, alors mineure, entre 1987 et 1994.

Interrogé pendant plus d’une heure par la cour, l’homme de 62 ans a essayé en vain de mettre des mots sur ses actes, butant à plusieurs reprises sur des incohérences chronologiques.

« Si selon vous, cela ne commence que vers ses 11 ou 12 ans, pourquoi a-t-elle tenté de se suicider dès ses 10 ans ? le questionne Aude Cristau, la présidente de la cour. On vous sent très évolutif sur la période des faits. »

« Ce ne sont pas des bêtises, mais des faits criminels »

Le sexagénaire maintient n’avoir commis sa « première grosse bêtise » qu’un ou deux ans avant le divorce avec sa femme en 1993.

« Ce ne sont pas des bêtises, mais des faits criminels »,

le reprend alors Cécile Collomb, l’avocate générale.

Finalement, après plusieurs questions, il reconnaît une première caresse sur les fesses de sa fille dès 1987, après leur déménagement à Saint-Pierre-des-Corps. La présidente de la cour énumère un par un tous les faits reprochés, de plus en plus graves au fil des ans. À chaque fois, Xavier D. admet les avoir commis, mais peine à reconnaître la notion de viol ou de contrainte.

« C’était une petite fille, et vous étiez son père. Vous comprenez ce qu’est la contrainte morale ? »,

insiste la présidente de la cour.

Lors de ses réquisitions, l’avocate générale décide de l’éclairer :

« Quand un parent dit, l’enfant fait. Vous étiez sa seule figure d’autorité. »

En dehors du témoignage « criant de vérité » de la victime, elle a rappelé les « éléments objectifs » qui donnent « du crédit » aux dires de cette femme désormais âgée de 41 ans : les redoublements scolaires en primaire, les infections urinaires à 9 ans, la tentative de suicide à 10 ans, les troubles du langage…

Elle requiert 12 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Xavier D. en raison de

« la répétition et de la gravité des faits, l’âge de la victime et les retentissements inéluctables sur son avenir et celui de ses proches ».

Les 2 avocats de la défense remettent en cause les réquisitions du ministère public :

« En 1994, il aurait été logique de demander douze ans, mais pas vingt-six ans après »,

estiment Me Rémi Audebert et Me Cyrille Charpentier, avant de mettre en avant l’utilité de la peine visée, et le choix à faire entre « soigner ou détruire ».
À travers la voix de son avocate, Me Hélène Delhommais, la victime s’est adressée à son père :

« Aujourd’hui, je me tiens droite et debout face à toi. Je n’ai plus peur de toi. Tu n’es plus mon père. Pendant trente ans, j’étais prisonnière, et tu étais libre. Maintenant, c’est ton tour. »

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