Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Tours | Quinze mois avec sursis pour caresses incestueuses

Le tribunal correctionnel a condamné lundi à quinze mois de prison avec sursis un grand-père auteur d’agression sexuelle sur sa petite-fille.

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C’est le genre de cadavres qui dormaient silencieusement autrefois dans les placards de nombreuses familles et qui, heureusement, sortent désormais au grand jour des audiences correctionnelles : des affaires de « touche-pipi » par ascendant sur enfants ou petits-enfants.

Claude, un septuagénaire qui comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel pour agressions sexuelles sur mineur, a eu la main baladeuse sur sa petite-fille en vacances chez lui, alors qu’elle était âgée de huit ans. Puis une deuxième fois deux ans après.

La première fois, la fillette a raconté à sa famille ce qui s’était passé, mais on ne l’a pas crue. « Pas possible qu’il ait pu faire ça… » Comment soupçonner un gentil papy ?La deuxième fois, on a porté crédit à ses dires mais on décida de laver le linge sale en famille : une association d’aide aux victimes aurait dissuadé les parents de porter plainte…

“ Vous parlez d’une enfant de 8 ans ! ”

Heureusement, la psychologue qui suivait la petite fille et à qui cette dernière s’était confiée a signalé les faits au Parquet. Et Claude a dû rendre compte à la justice. On ne peut pas dire que les remords l’étouffent, comme on a pu s’en rendre compte à la barre. Ce qui a eu le don d’énerver la présidente. Elle a « charcuté » le prévenu pendant de longues minutes pour lui faire mettre le doigt sur la gravité de ce qu’on lui reprochait. En vain…

« C’était un geste d’affection, un geste d’amour envers ma préférée », a-t-il tenté d’expliquer concernant ses mains baladeuses dans la culotte de la petite.

« Mais de qui parlez-vous ?, s’est emportée la présidente. Vous ne parlez pas d’une femme adulte mais d’une enfant de huit ans ! » Et d’une enfant de huit ans qui l’avait « provoqué en se tortillant ou en écartant les jambes ».

Tout juste a-t-il reconnu qu’il « n’aurait jamais dû faire ça ». Mais on a eu la très nette impression que ses regrets concernaient plus les conséquences judiciaires de son geste que le traumatisme de la victime. Un regret plus tourné vers lui-même que vers sa petite-fille.

Ce qui explique que le tribunal est allé au-delà des réquisitions (dix mois avec sursis). Cinq mois de plus dans la balance, histoire de bien rappeler l’interdit.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr