Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Ille-et-Vilaine | Condamné à 18 ans de prison pour les viols en série dans son entourage

C’est un procès rempli d’émotion qui s’est déroulé à la cour d’assises de Rennes du 24 au 27 janvier

Un homme de 53 ans a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine pour de multiples viols commis dans des communes du pays de Saint-Malo.

Un habitant du pays de Saint-Malo y comparaissait pour des viols, qu’il a commis entre 1991 et 2011. Vingt ans durant lesquels il a agressé son propre fils, le frère d’un ami, un copain de son fils, des enfants d’amis, son filleul… à Dol-de-Bretagne, à Miniac-Morvan, mais aussi à Lancieux dans les Côtes d’Armor.

Des films pornographiques avec ses jeunes victimes

C’est son frère qui a permis de mettre un terme à ses agissements. En 2020, il s’est rendu à la gendarmerie pour dénoncer des viols, vieux de trente ans.

De fil en aiguille, les victimes ont été révélées, certaines ont confié leurs doutes quant à d’autres victimes…

La petite sœur par adoption de l’accusé a elle aussi porté plainte, pour des faits très anciens, alors qu’elle était âgée de 8 ans. Chaque fois, il regardait avec ses jeunes victimes des films pornographiques avant d’abuser d’elles.

« Structuration perverse »

L’homme, père de quatre enfants, veuf d’un premier mariage, divorcé d’un second, était connu pour « aimer les enfants ».

Il a reconnu avoir eu des « rapports consentis » avec la fille de sa deuxième femme. Si elle a admis avoir été consentante la première fois, elle ne l’était plus ensuite… En invalidité depuis dix ans, l’homme a été mécanicien, vendeur, propriétaire d’une librairie … De son box, il a reconnu les faits.

L’expert psychiatre a, quant à lui, évoqué une « structuration perverse » et une forte dangerosité criminologique avec un « risque élevé » de réitération des faits…

Une avalanche dans l’horreur, qui vaut à l’accusé d’écoper de 18 ans de réclusion criminelle. Précisément ce qu’avait requis l’avocat général. Son avocat Me Stichelbaut a tenté d’adoucir la peine… en vain.