Grand-Couronne | Un récidiviste condamné à du sursis pour agression sexuelle sur un enfant

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Pédocriminel En liberté

Les choses vont prendre un autre tour quand on découvre le passé judiciaire du prévenu…
Accusé d’attouchements sur un garçon alors âgé de 7 ans, le prévenu, habitant Grand-Bourgtheroulde, a été condamné mardi 18 janvier 2022 par le tribunal d’Évreux.

Pour avoir procédé à des attouchements en décembre 2015 sur un jeune garçon âgé alors de 7 ans, un habitant de Grand-Bourgtheroulde, âgé de 36 ans, vient d’être condamné, mardi 18 janvier 2022, à la peine de dix-huit mois de prison entièrement assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve par le tribunal judiciaire d’Évreux devant lequel il était convoqué.

 Alcool et cannabis

Que s’est-il passé ce soir-là dans la tête du prévenu ?

Lui-même ne peut apporter de réponse.

Toujours est-il que dans la soirée du 15 décembre 2015, à Grand-Couronne, dans l’appartement de la mère de la petite victime, l’alcool a circulé, tout comme le cannabis.

Et comme la maîtresse de maison n’a plus toute sa tête, elle demande à son compagnon de s’assurer que son fils prend bien sa douche.

Là, le prévenu va déraper et passer ses mains sur les fesses puis sur le sexe de la petite victime.

Le président Bertrand Brusset l’interroge:

« Vous étiez sous l’effet de l’alcool et du cannabis ? »

Il fait savoir par signes, assisté d’une traductrice en LSF (Langue des signes français) qui va faire le lien entre les différents intervenants:

« C’est un peu vrai »

Quant à la victime, âgée aujourd’hui de 14 ans, également mal entendante et appareillée, les faits sont loin dans sa mémoire.

Il se souvient de ces caresses furtives sur ses fesses et son sexe.

Les choses vont prendre un autre tour quand on découvre le passé judiciaire du prévenu, condamné le 17 avril 2014 à la peine de dix ans de réclusion pour agression sexuelle sur un mineur de quinze ans.

 Pas d’exception de nullité

L’association d’aide aux victimes Avede va demander 5 000  € de dédommagement, tout comme la maman qui souhaite 1 € symbolique.

Quant au ministère public, il requiert une peine de dix-huit mois de prison, dont 10 ferme.

L’avocate de la défense Me Saliha Blalouz tentera bien de déstabiliser le tribunal en soulevant une exception de nullité, rejetée.

Le tribunal, qui a également rejeté l’idée de prison ferme, impose au prévenu une interdiction de contact avec la victime ainsi que de payer 3 000 € à l’Avede et 1 € à la mère.

L’Eurois va être inscrit au fichier des délinquants sexuels.

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