France | Prostitution de mineures, un phénomène en constante augmentation

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Pédocriminel En liberté

La prostitution des mineurs concerne entre 7.000 et 10.000 enfants en France
Quasiment absente des débats, la prostitution des mineurs concernerait jusqu’à 10.000 enfants selon un dernier rapport. Le phénomène s’accentue depuis quelques années et bouleverse la vie de ces jeunes.

Une mini-série sur le sujet va être diffusée sur TF1 jeudi soir et un plan gouvernemental doit être présenté à la mi-octobre.

C’est un sujet douloureux auquel TF1 consacre jeudi soir une mini-série, intitulée Fugueuse.

Hormis les filières internationales de traite des enfants, la prostitution des mineures existe bien en France. Un rapport commandé par le gouvernement estime que 7.000 à 10.000 mineurs seraient concernés, et le chiffre augmente constamment depuis cinq ans.

Ce sont des jeunes qui souffrent souvent d’une grande difficulté affective. Europe 1 s’est rendu à Lille auprès de deux associations, Entr’Actes et Solfa, qui s’occupent de recueillir ces mineures.

“J’avais les yeux qui pleuraient, je n’étais vraiment pas à l’aise. Le client a dû le remarquer mais il s’en fichait.”

Ce témoignage fort est celui de Julie, 17 ans aujourd’hui. La jeune fille a eu un parcours de vie compliqué où elle fut ballotée de placements en famille d’accueil. Ses activités n’ont pas toujours lieu dans la rue : soirées, passes dans des Airbnb…

Les réseaux sociaux facilitent grandement la prostitution des mineurs, et le proxénète est souvent le petit copain.

Les deux associations accueillent ces mineures en semi-autonomie. Dans un premier temps, elles peuvent continuer leurs activités pour se reconstruire et en parler librement à la psychologue Céline Carissimo.

Elle souligne :

“Elles nous expliquent que plus elles sont jeunes, plus les tarifs sont élevés”.

Evidemment, la prostitution des mineures est pénalisée en France.

La psychologue remarque :

“Mais au niveau des clients, il y a un seuil à ne pas dépasser. 15 ans ça passe, en-dessous de 15 ans, elles ne le disent pas forcément”.

Cet âge de 15 ans a été fixé par la loi pour supposer le consentement sexuel. L’argent constitue le cercle vicieux pour ces mineures, comme Julie et Jessie, 12 ans.

La première explique :

“On se fait 200 euros par jour, ce qui fait 10.000 euros par mois”.

La seconde confie :

“Ce n’est pas de l’argent facile, c’est de l’argent rapide”, confie la seconde.

Ces sommes importantes servent notamment à acheter toutes sortes de drogues. Le ministre en charge de l’enfance, Adrien Taquet, doit présenter mi-octobre un plan pour lutter contre la prostitution des mineurs.

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