Fécamp | Deux ans avec sursis pour des agressions sexuelles sur deux fillettes de cinq et dix ans

Correctionnelle. Le Fécampois a agressé sexuellement les deux enfants entre 2015 et 2016 alors qu’il se trouvait chez leurs parents. Il écope de deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Les parents des deux victimes préfèrent ne pas intervenir dans les débats.

Même quand la présidente du tribunal correctionnel du Havre les invite à s’exprimer.

Le silence vaut peut-être mieux.

La colère qui se lit sur le visage de certains d’entre eux en dit déjà long.

À la barre, Gaël, Fécampois de 28 ans, est accusé d’agressions sexuelles sur sa nièce et sur une petite voisine de 5 et 10 ans.

« Il m’a touchée là où il ne fallait pas », exprime aux policiers la première victime.

À Fécamp, de début juillet à fin août 2015, l’oncle décrit comme attentionné rejoint la gamine quand elle dort.

Il glisse sa main dans sa culotte et un doigt dans son sexe.

Lorsque la petite le prie d’arrêter, l’oncle s’arrête.

Aux juges, il concède être séparé de sa compagne : « Mais pas pour ça. »

La jeune voisine de Gaël décrit à son tour aux enquêteurs :

« On jouait au papa et à la maman.

Il faisait le père.

Moi, j’étais la mère. »

La main de celui accueilli au domicile par les parents glisse sous le pantalon de sa seconde victime.

Questionné à plusieurs reprises par la présidente, le Fécampois maintient que cela s’est déroulé « une seule fois ».

Le dossier semble dire le contraire, même si les poursuites se limitent à un épisode du 24 mars 2016.

Deux ans de prison pour moitié ferme sont requis par la procureure.

Mais pour la défense, la place de Gaël n’est pas en détention.

« Je me suis interrogée sur son discernement », ne cache pas l’avocate évoquant une « déficience mentale ».

Avant d’ajouter : « Cela n’est pas pour l’excuser ».

Elle plaide un suivi.

Deux ans de prison intégralement assortie d’un sursis et d’une mise à l’épreuve sont prononcés par les juges.

Le Fécampois au nom désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels aura à respecter des soins et à indemniser les victimes.

À côté, il a l’interdiction judiciaire de les approcher et celle définitive d’exercer n’importe quelle activité en lien avec des mineurs.

Matthias Chaventré

Source : Paris-Normandie

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