États-Unis | 60 ans de prison pour l’ex-médecin des gymnastes US, plus de 37 000 fichiers pédopornographiques et au moins 125 athlètes mineures agressées sexuellement

Larry Nassar, le médecin des plus grands gymnastes olympiques américain, a été condamné ce jeudi à 60 ans de prison pour détention de documents pédopornographiques. Plus de 37 000 images et vidéos avaient été retrouvées sur ses ordinateurs.

Le docteur attend encore le jugement pour plusieurs plaintes d’agressions sexuelles.

Il risque la prison à perpétuité.

Larry Nassar, le médecin emblématique des gymnastes américains, a été condamné jeudi à 60 ans de prison pour détention de matériel pédopornographiques.

Il a été condamné à 20 ans de réclusion, la peine maximale, sur chacun des trois chefs d’inculpation pour lesquels il avait plaidé coupable.

Plus de 37 000 images et vidéos pédopornographiques avaient été retrouvées dans les disques durs de ses ordinateurs, selon les enquêteurs.

« Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il a des remords », a réagi devant la presse l’une de ses avocats à la sortie du tribunal, refusant de commenter la sentence.

125 athlètes mineures agressées sexuellement

Larry Nassar doit encore connaître les décisions attendues en janvier de deux autres cours américaines dans le volet principal de l’affaire qui concerne des accusations d’agressions sexuelles sur au moins 125 athlètes, dont des membres de l’équipe féminine olympique médaillée aux Jeux de Londres (2012).

Il a plaidé coupable pour dix chefs d’inculpation et risque la prison à perpétuité.

Ses victimes avaient moins de 15 ans lors des faits qui se sont déroulés de 1998 à 2015.

Le médecin se livrait à des attouchements sur les jeunes filles en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.

Aly Raisman, McKayla Maroney et Gabby Douglas, toutes trois médaillées d’or olympique, figurent sur la longue liste des victimes du Dr. Nassar.

« Je ne suis pas une victime, je suis une survivante », écrit Aly Raisman dans un texte publié jeudi, réclamant des changements « dans les systèmes qui ont encouragé les agresseurs sexuels ».

Elle s’en est prise à la Fédération américaine, au comité national olympique et à l’Université du Michigan où il était médecin.

« Ceux qui ont détourné le regard doivent aussi rendre des comptes », a affirmé la gymnaste aux six médailles olympiques.

John Manly, l’un des avocats des victimes, a lui aussi dénoncé « un système qui a abandonné ses jeunes femmes pendant 20 ans », lors d’une conférence de presse.

Une autre accusatrice, Rachael Denhollander, a qualifié le médecin de « plus grand pédophile américain de ces 210 dernières années ».

Le scandale, révélé fin 2016, a entraîné la démission en mars du président de la Fédération, USA Gymnastics, Steve Penny.

Il était accusé d’avoir alerté les autorités trop tardivement au sujet de ces accusations.

La fédération a affirmé avoir, depuis, adopté une nouvelle « politique sportive sûre » qui requiert de « rapporter obligatoirement » tout soupçon d’abus sexuel.

Source : Ouest France

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