Comminges | Neuf ans de prison pour le viol de la fille d’un ami âgée de 12 ans

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Alors que tout le monde dort, l’invité se lève et va violer une des filles d’un autre couple invité
Arnaud E. père de deux enfants a été condamné ce vendredi par la cour criminelle de Haute-Garonne à neuf ans de prison pour le viol de la fille d’une connaissance âgée de 12 ans en mai 2021 dans le Comminges.

Pendant deux jours, l’atmosphère régnant au sein de la cour criminelle de Haute-Garonne était pesante voire électrique.

Les cinq magistrats professionnels devaient juger un sordide dossier de viol sur un mineur de moins de 15 ans.

“L’horreur” comme a qualifié l’avocat général s’est déroulée dans le huis clos d’une soirée familiale réunissant également des proches le 9 mai 2021.

Ce soir-là Arnaud E. alors âgé de 33 ans est invité à une soirée dans une maison située sur les hauteurs du Comminges, à quelques kilomètres de Saint-Gaudens.

Cet employé dans les travaux publics va se coucher vers 00 h.

À l’étage, sa compagne et ses enfants dorment dans une chambre.

Sur le palier se trouvent deux filles appartenant à un couple.

Alors que tout le monde dort, ce trentenaire se lève et va violer une des filles âgée de 12 ans.

Sous le choc, cette fillette descend rejoindre sa grand-mère à qui elle raconte l’impensable.

Dès le lendemain, les gendarmes de Saint-Gaudens sont avertis.

Le pyjama et les sous-vêtements de la collégienne sont saisis pour analyses.

Arnaud est lui placé en garde à vue.

“Lors de cette première audition, vous niez, vous dites que ce n’est pas vous“, lance le président de l’audience.

“Je ne peux pas avoir fait cela.

C’est impensable et ignoble.

Je n’ai jamais été attiré par un enfant”,

rétorque l’accusé à la carrure d’un militaire, le crâne rasé, défendu par Me Jean-Louis Dureau.

Un ADN qui confond l’accusé

Pourtant au retour des analyses du laboratoire, quelques jours plus tard, un ADN autre que celui de la petite fille est identifié.

Il s’agit de celui d’Arnaud E..

“Face à l’évidence, vous allez à demi-mot reconnaître les faits”, lui adresse l’avocat général.

“C’est moi parce que vous dites que c’est moi, mais je ne me vois pas le faire”, martèle depuis le box, l’accusé.

Sur le banc de la partie civile, la victime s’effondre en comprenant que son agresseur ne va pas reconnaître l’enfer qui lui a fait vivre.

“Je ne souhaite à personne ce qui m’est arrivé.

Je voudrais enfin fermer la parenthèse”, témoigne courageusement la victime désormais adolescente.

“Il s’agit d’actes ignobles qui ne peuvent pas être excusés par une potentielle amnésie ou maladie mentale.

C’est une stratégie de défense qui consiste à éviter de dire ce qui s’est passé“, affirme l’avocat général.

Les divers experts qui ont rencontré cet homme n’évoquent aucune maladie mentale et une pleine possession de ses moyens au moment des faits.

Ce père de deux enfants a finalement été condamné à neuf ans de prison et cinq ans de suivi-sociojudiciaire et une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des enfants.

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