Bourges | Correctionnalisation de viol sur mineure, laxisme judiciaire pour le pédocriminel

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Pédocriminel En liberté

L’homme a « une tendance à la pédophilie occasionnelle »
(Photo d’illustration Adobe Stock)
Un homme d’une trentaine d’années a été condamné, mercredi, par le tribunal correctionnel de Bourges, à quarante-deux mois de prison, dont douze assortis d’un sursis probatoire pour deux ans, pour agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans.

Outre une obligation de soins, une interdiction d’entrer en contact avec sa victime et ses parents et une interdiction, définitive, d’exercer toute activité impliquant des contacts avec des mineurs, le tribunal a décerné un mandat d’arrêt contre le prévenu, absent à l’audience.

C’était presque exactement la peine qu’avait requise le substitut du procureur de la république de Bourges.

Les faits remontaient au mois d’août 2019, en Champagne berrichonne (*). De peur d’être grondée, la petite victime, alors âgée d’une dizaine d’années, ne les avait révélés à ses parents que six mois plus tard.

Elle avait raconté qu’à la faveur d’un trajet en voiture où ils se trouvaient côte à côte, le prévenu, un ami de ses parents, avait passé la main sous ses vêtements, puis :

« Entré ses doigts en lui faisant mal ».

Devant les gendarmes, le suspect avait d’abord minimisé les faits en invoquant « un jeu ».

Il avait prétendu, en traitant la fillette de « menteuse » :

« Ma main a, peut-être, touché sa cuisse, mais rien de plus ».

Il avait ensuite, avec réticence, reconnu les faits.

Six condamnations figurent à son casier, toutes pour usage de stupéfiants, sauf la dernière : conduite en état alcoolique et délit de fuite. Outre son « éthylisme chronique », une expertise psychologique versée à la procédure souligne :

« Une immaturité mentale et affective, une tendance au mensonge et à la dissimulation, une nature perverse et narcissique ».

Et, surtout, « une tendance à la pédophilie occasionnelle » qui l’aurait poussé à « se laisser aller en présence de l’enfant ».

Les parents de la victime, eux, étaient présents à l’audience au soutien de leur fille unique. Les mots du papa étaient clairs, précis, sans la moindre trace de haine lorsqu’il a évoqué la lente reconstruction de son enfant.

« Nous en sommes à dix-huit séances avec des psychologues, à raison d’une par mois. Notre fille est joyeuse, vive, épanouie, mais d’autres moments sont beaucoup plus difficiles à surmonter. Elle se libère peu à peu de tout ça, même si le chemin est encore long. »

Avant de requérir, le substitut du procureur a cité un psychologue.

Il avait diagnostiqué :

« Le prévenu constitue toujours un danger aujourd’hui ».

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