Aurillac | Pas de prison pour le papy qui agressait ses petites-filles la nuit

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Pédocriminel En liberté

« C’était peut-être une façon de prendre le minimum de plaisir que je ne prenais pas ailleurs »
Illustration - ©Pixabay
Un septuagénaire a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aurillac : ses petites-filles avaient dénoncé des caresses, dans leurs chambres, alors qu’elles faisaient semblant de dormir.

Elles décrivent toutes le même comportement de leur grand-père, lorsqu’adolescentes, de 2017 à 2021, elles dormaient dans la maison cantalienne de leurs grands-parents.

Vingt minutes après le coucher, le septuagénaire vient et, alors qu’elles font semblant de dormir, les caresses par-dessus le pyjama sur les fesses ou le sexe. La scène est silencieuse, dure deux minutes, puis il s’en va.

Les faits ont été révélés par une jeune fille de 11 ans.

Une plainte est déposée, le grand-père prend les devants : il se rend chez les gendarmes et écrit une lettre à son épouse, qui a divorcé depuis.

Quatre autres petites-filles du prévenu disent avoir subi les mêmes agressions. Elles parlent « pour qu’il se soigne » et pour protéger leurs cousines.

À la barre, l’homme, âgé de 74 ans, reste immobile. Spontanément, il a entamé une thérapie. Comment cet ancien cadre dans de grandes entreprises, conscient de l’interdit, s’est-il mis à caresser ses petites-filles, s’interroge le tribunal correctionnel d’Aurillac ?

Il avance des difficultés de couple :

« C’était peut-être une façon de prendre le minimum de plaisir que je ne prenais pas ailleurs », tente-t-il.

Il assure n’avoir jamais voulu aller plus loin, aucune ne dénonce des faits de viol.

« Une fois que j’avais accompli ces gestes, j’étais satisfait », décrit-il encore.

L’expert psychiatre évoque la possibilité qu’il ait développé, par frustration, une pratique proche du « frotteurisme », retirant une forme de jouissance en caressant quelqu’un qui n’est pas consentant.

Le tribunal a condamné le septuagénaire à vingt-quatre mois de prison, dont seize avec sursis probatoire. La partie ferme sera aménagée sous bracelet électronique. Il a aussi obligation de se soigner, interdiction d’avoir des activités en lien avec des mineurs et de rentrer en contact avec ses petites-filles.

« Je n’ai plus de nouvelles depuis, a-t-il indiqué au tribunal. Je pense que c’est bien normal. »

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