Senouillac | Une perquisition pour stupéfiants permet la découverte de 700 000 images pédocriminelles
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 15/09/2026
- 08:00
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Les enquêteurs cherchaient des éléments en lien avec une affaire de stupéfiants, ils mettent la main sur plusieurs centaines de milliers de fichiers pédopornographiques.
En 2021, les gendarmes ont procédé à une première perquisition chez le prévenu, en lien avec un dossier de stupéfiants.
Parmi les saisies, les enquêteurs vont mettre la main sur un ordinateur où seront découvertes environ 700 000 images pédocriminelles.
En juin dernier, après le traitement complet de la machine, les forces de l’ordre procèdent à une nouvelle perquisition chez l’individu.
Dans un autre ordinateur portable, 257 images et 157 vidéos à caractère pédocriminel sont une nouvelle fois découverts.
“Les titres étaient parfois évocateurs de crimes”
Des fichiers, que le trentenaire téléchargeait via un logiciel de partage de fichiers très prisé au début des années 2000 pour le transfert de films et de chansons.
Des documents, “dont les titres étaient parfois évocateurs de crimes” que le prévenu se procurait en tapant des mots-clés spécifiques et tentant de masquer ses traces à l’aide d’un VPN.
Après son interpellation en 2021, les téléchargements avaient cessé, avant de reprendre en janvier dernier.
Des fichiers, que le Sénouillacois consultait depuis l’âge de 16 ans.
“Sans le vouloir, je suis tombé sur ça”, explique-t-il.
Devant les enquêteurs, il assure ne pas être attiré par les enfants sexuellement et ne pas éprouver de plaisir à consulter ces vidéos.
“C’était comme une forme de drogue. La sensation était drôle, comme si j’étais ébahi et dégoûté”.
Son profil interroge.
En couple depuis l’âge de 24 ans, inséré dans le monde du travail, comment l’individu a-t-il fini par sombrer ?
“La seule question à laquelle je ne peux pas répondre, c’est pourquoi”, murmure-t-il pendant l’audience.
L’expert psychiatre qui l’a interrogé dans le cadre de l’enquête développe plusieurs pistes.
Une anxiété dont le prévenu avait besoin de se libérer, une désorganisation de ses repères ou un lien avec des faits d’agression sexuelle dont lui-même a été victime dans son enfance.
“C’est un petit peu des trois”, reconnaît l’homme qui, depuis quelques mois, avait entamé un suivi auprès d’un psychologue.
“Le chemin est encore long”, estime la procureure de la République, Lucile Clinet, qui pointe notamment “la longue période de prévention” des faits – de 2021 à 2026 – ainsi qu’une “absence de prise de conscience de l’individu”.
“Il n’a pas essayé de se cacher derrière son petit doigt”, souligne Maître Guillaume Gosset, son conseil.
Le tribunal condamnera finalement le trentenaire à 2 ans de prison dont un an avec sursis simple, la partie ferme étant aménagée sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique.
Le trentenaire a également été condamné à 3 ans de suivi socio-judiciaire avec une injonction de soin, une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en lien avec les mineurs et s’est vu inscrire sur le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).
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