Albi | 18 mois de prison pour l’ancien professeur des écoles récidiviste
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 03/09/2026
- 09:42
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Repéré par les gendarmes sur Internet, l’individu a tenté de mettre fin à ses jours lorsque les gendarmes ont procédé à son interpellation.
“J’ai souvent essayé d’arrêter”, martèle le quinquagénaire.
Pourtant, le tribunal ne peut que le constater : l’individu n’arrive pas à maîtriser ses pulsions.
Au début du mois de juin dernier, une enquêtrice de la section de recherche de Toulouse émet un signalement pour le moins inquiétant à ses homologues albigeois.
Ses investigations lui ont permis de remonter jusqu’à une adresse IP bornant dans la commune de l’ouest du Tarn, en lien avec plusieurs téléchargements de contenus pédocriminels
Très vite, son propriétaire est identifié et interpellé à son domicile.
Lors de l’arrivée des gendarmes, ce dernier prétexte une envie pressante pour se rendre dans la salle de bain où il s’infligera un coup de couteau dans la gorge.
“J’ai voulu m’infliger la peine de mort car l’univers carcéral m’infligera cette peine”, expliquera-t-il, une fois pris en charge par les secours.
Les perquisitions menées à son domicile permettent aux gendarmes de mettre la main sur sept disques durs comprenant environ 12 000 fichiers pédocriminels.
Des photos et des vidéos mettant en scène de jeunes adolescentes, parfois même des jeunes filles âgées de 7 ans. Certains de ces fichiers étaient rangés méthodiquement dans plusieurs dossiers.
Le quinquagénaire se délectait de suivre l’évolution de certaines des jeunes filles abusées dans les vidéos.
“J’aimais un studio en particulier car ça fonctionnait comme une série”, tente-t-il de développer à la barre.
Une place de prévenu que le quinquagénaire connaît bien. En 2021, ce même tribunal correctionnel l’avait déjà condamné à 18 mois de prison pour détention, acquisition et diffusion d’images pédocriminelles.
Une déviance que l’individu a découverte il y a plus de 30 ans, en 1995.
Dix ans plus tard, ce dernier est engagé en tant qu’instituteur dans une école. En parallèle, il s’équipe et commence à télécharger frénétiquement.
Lors de sa première interpellation, près de 100 000 photos et vidéos sont découvertes dans son ordinateur.
“Mon premier combat ça a été de ne jamais nuire à un enfant oralement et physiquement”, se défend l’individu.
De l’expertise psychiatrique, ressort le profil d’un homme “pessimiste, perturbé par sa découverte de ce penchant, resté dans le fantasme de la séduction”. Le médecin le considère comme “pas curable mais réadaptable”.
“J’ai lutté pour ne pas retomber dans cette addiction”, répète-t-il.
Mais le procureur de la République d’Albi, François Fournié, relève “un manque de prise de conscience” du quinquagénaire.
“Derrière ces images , il y a des victimes et des réseaux de proxénétisme et de traite d’êtres humains”. “Il sait pourquoi il est là”, souligne maître Arnaud Fitte, dans l’intérêt du prévenu.
Tandis que le ministère public requérait une peine de 3 ans de prison, les juges vont finalement condamner l’individu à une peine de 4 ans de prison et ordonner son maintien en détention.
À sa sortie, il devra s’astreindre à un suivi socio-judiciaire pendant 5 ans avec interdiction d’entrer en contact avec des mineurs et une interdiction, à vie, d’exercer une activité en lien avec des enfants.
L’homme est également inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.
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