Thouars | 2 ans de sursis pour avoir agressé sexuellement sa fille adoptive de 5 ans
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oui
Pédocriminel En liberté
- 27/05/2026
- 17:04
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Il s’en vantait dans une discussion Telegram regroupant des pédophiles
Lundi 18 mai 2026, Pascal B., 56 ans, a été condamné pour l’agression sexuelle de sa fille adoptive alors âgée de « cinq à sept ans », presque trente ans après les faits commis à la fin des années 90 à Thouars. Il s’en vantait dans une discussion Telegram regroupant des pédocriminels.
Cette affaire d’agression sexuelle aggravée sur mineure aurait pu ne jamais se retrouver à la barre d’un tribunal.
Pendant presque trente ans, elle n’a d’ailleurs été qu’un destructeur secret de famille. L’un de ceux qui pourrissent des vies.
Les faits remontent à la fin des années 90. Ils ont pu être jugés, trois décennies plus tard. Une victime a pu être identifiée et reconnue, grâce aux investigations des magistrats et enquêteurs de la gendarmerie.
Le procès s’est tenu au palais de justice de Niort en toute fin d’après-midi ce lundi 18 mai 2026. Dans un faux huis clos. Sans personne pour s’intéresser à ce drame (ndlr : et qui n’intéressera qu’une poignée d’abonnés…) . Sans public. Sans victime. Sans prévenu ni avocat.
“Monsieur aimerait s’expliquer mais il ne peut pas se déplacer en raison de problèmes de santé. Il est presque aveugle”, avait fait remarquer le conseil du prévenu, Me Ambroise Garlopeau, avant de quitter le palais pour une garde à vue.
Il avait sollicité un renvoi. Le tribunal ne lui a pas accordé. Rien ne garantissant une amélioration prochaine de l’état de santé de Pascal B..
Surtout, l’homme de 56 ans ne s’était déjà pas présenté à son dernier procès.
Ce dossier fait suite à une première procédure pour détention et consultation d’images pédocriminelles. Monsieur Pascal B. avait été condamné, a précisé la procureure de la République de Niort.
Les magistrats et enquêteurs avaient saisi et étudié les documents et conversations numériques du prévenu, au cours de cette première enquête.
Ils étaient tombés sur une conversation en anglais réunissant des pédocriminels sur Telegram.
Le peintre décorateur en bâtiment y participait activement. Il se vantait même d’avoir sexuellement agressé sa fille adoptive lors de siestes, en 1998 et 1999 à Thouars, pendant les week-ends de garde.
“L’enfant née en 1991 était alors âgée de cinq à sept ans maximum. Elle avait été placée par un juge. Elle était en culotte et se collait à moi”, écrivait le prévenu dans son message Telegram du 17 avril 2023, trop cru pour être retranscrit dans nos colonnes.
Il y décrivait des baisers sur le sexe et des cunnilingus forcés.
Les enquêteurs ont tiré les ficelles. Ils sont parvenus à identifier et entendre la fille adoptive, aujourd’hui âgée de 35 ans.
“Je pense que j’avais entre cinq et sept ans. Je me trouvais sur le matelas. Il était au-dessus de moi, ses bras de chaque côté. Il me faisait plein de bisous et descendait de plus en plus bas”, a révélé la victime aux gendarmes.
Elle a déposé plainte mais ne s’est pas constituée partie civile.
Un examen médico-légal a constaté chez elle, 26 ans après les faits, un retentissement psychologique, une altération de la qualité de vie et un syndrome anxio-dépressif.
La trentenaire continue de souffrir. Elle s’était confiée à sa mère, à l’âge de 16 ans. Puis à des amies et à son actuel compagnon.
Les gendarmes les ont entendus. Tous ont confirmé être au courant. La mère de la victime, elle, s’est surtout illustrée par son absence d’empathie.
Pascal B. a été présenté au parquet le mardi 31 mars 2026, à l’issue de ces auditions et investigations.
Un juge des libertés et de la détention (JLD) du parquet de Niort l’avait placé sous contrôle judiciaire.
Le tribunal correctionnel l’a condamné à deux ans de prison avec sursis simple, ce lundi 18 mai 2026.
Il est inscrit au Fichier des Auteurs d’Infractions Sexuelles ou Violentes (Fijaisv).
Il a interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs, pendant dix ans.
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