Sarthe | Un homme condamné pour inceste

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Encore un pédocriminel en liberté
Illustration | Cité Judiciaire du Mans
Un homme de 34 ans comparaissait ce lundi 23 mars 2026 devant le tribunal judiciaire du Mans pour des faits d’inceste. L’homme touchait et prenait en photo les enfants de sa compagne lorsqu’ils dormaient nus.

L’homme de 34 ans reste droit, s’exprime à voix basse devant le tribunal judiciaire du Mans , ce lundi 23 mars 2026.

Le mis en cause, routier de profession, comparaissait pour des faits d’agression sexuelle et d’inceste.

Au cours d’une enquête, les policiers avaient retrouvé 15 000 fichiers pédocriminels sur du matériel informatique saisi chez lui et identifié des photos d’enfants dénudés prises par le mis en cause.

Sa compagne, avertie par les forces de l’ordre, identifie sur les clichés ses deux enfants, une fille de treize ans et un garçon de neuf ans, et leurs chambres.

La fille confirme que l’homme lui a imposé des attouchements sexuels par-dessus ses vêtements pendant trois ans.

Sur l’une des images, on voit la main du trentenaire toucher la poitrine d’une adolescente.

« C’était pour rigoler »

Quand la juge interroge l’homme sur les raisons qui l’ont poussé à commettre ses actes, l’homme hausse les épaules :

“Je ne sais pas pourquoi, ce n’était pas de nature sexuelle pour moi, c’était un jeu pour rigoler”.

Sur ces mots, l’adolescente explose en sanglots et doit quitter la salle avec une proche.

“Pour faire rire qui ? Pour en faire quoi ? Pourquoi avoir gardé ces photos ?” reprend la juge.

“Rien de particulier, je n’ai pas l’habitude de supprimer mes photos, j’avais le cerveau embrouillé”, se défend-il à mi-voix.

Il explique également avoir subi des violences sexuelles entre ses trois et six ans, et qu’il a été initié aux images pédocriminelles par un ami d’enfance lorsqu’il avait douze ans.

« Pourquoi moi ? »

À la barre, la jeune fille s’interroge :

“Je ne comprends pas, pourquoi moi ? Je n’avais rien demandé”, sanglote-t-elle. “C’était quelqu’un que j’aimais énormément, il m’a détruite. Je ne dormais plus la nuit, à cause de lui je fais des cauchemars. Ce n’est pas quelqu’un de normal, il faut qu’il aille se faire soigner”.

Sa mère, elle, raconte que l’homme prétextait mettre le linge à laver le soir et attendait qu’elle dorme pour rentrer dans la chambre de ses enfants.

« Un vrai pédophile »

De son côté, l’avocate des parties civiles fustige le mis en cause, notamment au regard des preuves, avec une planche photographique quasiment de 10×10 sur une feuille A4 :

“Monsieur est un vrai pédophile, il utilisait [la victime] comme jouet sexuel”.

Le procureur affirme, l’intention et la dissimulation des faits, approuvées par un expert psychiatre.

Il a été condamné à deux ans de prison, dont un an de sursis, avec aménagement de peine sous bracelet électronique pour la partie ferme.

Il doit également respecter un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec obligation de soins.

Il risque deux ans de prison en cas violation de suivi.

Il par ailleurs interdiction de travailler avec des mineurs et ne pourra plus entrer en contact avec ses enfants et paraître à leur domicile pendant trois ans.

En plus d’une peine d’inéligibilité de cinq ans, il se voit inscrit au Fijais.

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