Gard | Il est condamné à 7 ans de prison en comparution immediate
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 11/02/2026
- 09:54
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Le 29 janvier, l’homme à bord de son véhicule aborde un jeune de 14 ans qui se rend à son stage, à Cendras. Il lui propose de venir le chercher à midi pour le ramener chez lui. À l’heure dite, l’homme est de retour. Il voudrait de l’aide, contre rétribution, pour déménager.
Des faits reconnus à l’audience
En chemin, Zitouni propose 50€ au jeune pour lui toucher les testicules. L’homme tente de le toucher mais le jeune parvient à s’enfuir et à donner l’alerte. Les gendarmes identifient rapidement le conducteur du véhicule Citroën repéré sur les vidéos.
Il est interpellé à la Grand Combe.
En procédure, le suspect reconnaît les faits. Au cours des investigations, les gendarmes effectuent des recoupements et découvrent une affaire similaire pour des faits commis de 2018 à 2020. Un jeune, aujourd’hui âgé de 24 ans, aurait été victime d’attouchements dans le véhicule.
Le mode opératoire est identique : on cherche de l’aide pour déménager. Une fois encore, l’homme reconnaît les faits.
L’avocate de la partie civile, Me Julie Gras aurait apprécié l’ouverture d’une information judiciaire :
“On aurait pu aller plus loin dans les investigations. Nous avons des déclarations qui précisent que d’autres jeunes auraient aidé le condamné à déménager.”
Actualisation du 22 février 2026
Après la condamnation, le 5 février dernier, de Zitouni B., un habitant de Cendras, à 7 ans de prison dont deux avec sursis probatoire, pour corruption de mineur et agressions sexuelles, l’avocate alésienne Julie Gras et ses confrères de Montpellier, Jean-Marc Darrigade, Florent de Saint-Julien sont dans l’expectative.
“Dans cette affaire, il y a un vrai débat sur l’opportunité des poursuites.
Au regard de la procédure on ne peut être qu’étonné de ne pas avoir été cherché plus loin.”
Les avocats qui défendaient deux victimes sont persuadés que d’autres jeunes ont pu croiser le chemin de ce véritable prédateur sexuel qui écumait le nord du Gard avec un mode opératoire bien défini.
“On sait qu’il repérait ces cibles lorsqu’elles marchaient au bord des routes.
À chaque fois il demande à déposer les jeunes sur le lieu de leur stage, de leur lycée… il revient les chercher pour les ramener à leur domicile.
Il leur propose ensuite de l’argent pour l’aider à déménager.
Tout est pensé, réfléchi.
Ce n’est qu’après, une fois les jeunes en confiance, qu’il passe à l’acte.”
Les avocats réclament l’ouverture d’une information judiciaire pour pousser les investigations plus loin
“Il faut rechercher d’autres victimes potentielles, assurent les avocats.
Les investigations en cours, notamment l’analyse du téléphone, ont été interrompues pour organiser le procès en comparution immédiate.
On aurait peut-être pu trouver des numéros de téléphone de jeunes.”
Dans ce dossier, une première victime s’est manifestée pour une série de faits commis entre 2019 et 2022.
L’autre affaire concerne un jeune agressé à Cendras en 2026.
“Et entre les deux ?
Il ne s’est rien passé ?
En a-t-on la certitude ?
Non. On peut passer à côté d’autres cas.”
Dans ses réquisitions, lors du procès, le procureur de la République n’a pas fermé la porte à de possibles suites.
“Si de nouveaux faits venaient à m’être communiqués, une nouvelle enquête pourrait être ordonnée.”
Maintenant loin d’Alès, l’une des victimes de Zitouni confie :
“Il utilisait deux téléphones, se servait de deux ou trois voitures.
Une Renault Laguna noire, une Renault Mégane verte et une Opel vert délavé qui appartenait à sa sœur.
Il avait des garages.
Il a un mode opératoire très précis.
Son schéma de fonctionnement est très répétitif.
Il réclame de l’aide pour déménager.
Il est prêt à payer pour ça, mais c’est pour maquiller ses forfaits.
Il m’a dit “Trouve moi quelqu’un d’autre” en plus de moi.
Je me doute qu’il a croisé d’autres jeunes garçons dans son parcours.”
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