Pyrénées-Atlantiques | Grand-père condamné à 18 mois de prison avec sursis
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 04/02/2026
- 19:15
La bonhomie du personnage détonne avec les faits. Jacques-Antoine, retraité de 68 ans, lunettes et calvitie de bon aloi, s’exprime avec aisance à la barre du tribunal judiciaire de Bayonne, ce mardi 27 janvier.
Ancien brillant ingénieur informatique dans le secteur de l’aéronautique, passé par Alcatel et Matra, à Toulouse, créateur d’une florissante start-up, l’homme était une pointure dans son domaine.
À la barre, il ne manque pas de vocabulaire et de lucidité pour raconter des faits pourtant “graves et écœurants”, selon les mots du procureur de la République. L’accusé doit s’expliquer pour “consultation et détention d’images à caractère à caractère pédocriminel”.
Et les chiffres donnent le vertige ; près de 27 000 images ont été saisies dans l’ordinateur, dans des disques durs, des tablettes et des clés USB au domicile du prévenu, à Etcharry, près de Saint-Palais.
Lorsque les gendarmes déboulent chez lui en mai 2025, les preuves ont déjà été accumulées par les services spécialisés de la gendarmerie nationale.
Jouant les étonnés un instant, le retraité va rapidement passer aux aveux face aux traces informatiques qui désignent son adresse IP. Et malgré tout son savoir-faire pour masquer ses recherches par peer-to-peer, pour accéder au darknet. “Oui, j’allais chercher des photos de jeunes filles de 15 ans ou 16 ans qui me rappelaient ma femme jeune”, raconte Jacques-Antoine, né dans le 16ᵉ arrondissement de Paris.
“Je n’étais pas fier de ce que je faisais, mais il y avait un désir qui montait en moi. Je résistais, et puis je craquais”,
plaide le retraité, père de cinq enfants et grand-père à sept reprises.
Son épouse est d’ailleurs présente à l’audience.
“J’aime mon épouse”,
insiste le sexagénaire, qui avoue toutefois qu’ils n’ont plus de relations sexuelles depuis dix ans.
Le procureur de la République, Jean-François Dobeli, reconnaît la franchise du prévenu, mais souligne que les images en question sont celles “d’enfants brisés”.
Deux ans de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende sont requis.
Sobre, la plaidoirie de la défense va s’attacher à dresser le portrait d’un homme brillant, d’une “famille soudée et d’une dégringolade énorme”. Me Thierry Sagardoytho va parler “d’un substitut à une vie intime éteinte” afin d’expliquer la dérive de son client sur internet.
Le tribunal a condamné l’informaticien à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 10 000 euros.
Aujourd’hui, il le jure, les images dégradantes de jeunes filles, “c’est terminé”. Et de conclure :
“Je fais de la menuiserie et je me suis inscrit au club photo de mon village.”
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