Calvados | Un homme de 65 ans a été condamné à 4 mois de prison ferme

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C’est un profil dangereux. Il n’est pas cohérent
Déjà condamné pour agression sexuelle et pour exhibition un homme de 65 ans a été condamné à 4 mois de prison ferme par le tribunal de Lisieux ce vendredi 16 janvier 2026.

On lui reproche deux exhibitions sexuelles, chez lui à Dives-sur-Mer à la vue de ses voisines et notamment de deux adolescentes de 14 ans qui l’ont clairement vu, sur le pas de sa porte, le caleçon baissé, s’adonnant à des gestes de masturbation.

Le prévenu met les faits sur le compte de la folie.

« Je ne suis pas bien dans ma tête, je deviens fou ! »

il nie tout geste de masturbation

« Je n’ai pas fait attention. J’étais nu avec un tee-shirt. J’ai tiré sur le tee-shirt, j’avais uriné. »

Dans une autre version, il dit être allé chercher son courrier. Peu convaincant pour la présidente du tribunal qui rappelle les derniers faits marquants de son casier judiciaire.

« On voudrait comprendre pourquoi on vous retrouve pour la troisième fois cette année. Le 28 août 2025, vous être condamné à six mois probatoire pour l’agression de personnes âgées dans un Ehpad, le 30 septembre, ce sont 6 mois ferme pour une exhibition sexuelle devant vos voisins et on vous retrouve trois mois et demi plus tard. »

Elle rappelle que les deux jeunes filles ont été traumatisées.

« C’est un profil dangereux. Il n’est pas cohérent »

La maman de l’une des deux victimes exprime sa crainte de le croiser en sortant de chez elle. Elle se plaint d’avoir été menacée par la fille du prévenu si celui-ci était condamné.

Pour l’avocate de la partie civile,  c’est un profil dangereux. Il n’est pas cohérent. Il minimise pour ne pas être sanctionné. Il est capable de passer à l’acte. Ça fait deux ans qu’il exerce des violences sexuelles. C’est récurrent, dégradant, insupportable ! L’expertise psychiatrique ne déduit pas d’abolition du discernement avec un risque de réitération.”

Pour la procureure, la question est celle de la peine.

« Il est interpellé devant sa porte d’entrée. Le geste est franc… »

Elle évoque « un contexte malsain de voisinage. C’est encore plus perturbant et inquiétant pour des mineures. »

Elle requiert une peine de prison ferme avec un mandat de dépôt.

L’avocat de la défense ne peut que constater l’objectivité du dossier .Il évoque

« une séparation mal vécue il y a deux ans. Cela a créé quelque chose chez lui. La solution passe nécessairement par des soins. »

Son client a été condamné à dix mois de prison dont six assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins.

Il lui est interdit tout contact avec les victimes et de paraître à Dives-sur-Mer pendant deux ans et d’exercer pendant dix ans une activité en lien avec des mineurs. Il devra verser 500 € de préjudice moral aux deux mineures victimes, 400 € à la mère de l’une d’elles et 1 000 € de frais d’avocat.

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