Saint Nazaire | Un père incestueux récidiviste condamné à 10 ans de prison pour viols

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L’ex-Casque bleu qui violait sa fille cadette pense qu’on lui a implanté “une puce”
ado éplorée
La cour criminelle de Loire-Atlantique a condamné le 28 mai un ex-Casque bleu en Yougoslavie à 10 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur sa fille cadette à Saint-Nazaire et Pornichet.

Un ancien Casque bleu en Yougoslavie a été condamné vendredi 28 mai 2021 à 10 ans de prison par la cour criminelle de Loire-Atlantique, pour avoir violé et agressé sa fille cadette pendant son enfance et son adolescence, entre 2005 et 2011, à Saint-Nazaire et Pornichet.

Cet homme de 47 ans sera aussi astreint à 7 ans de suivi socio-judiciaire à sa sortie de détention. Il avait en fait fait l’objet d’un signalement de l’infirmière scolaire du collège où était sa fille.

Circonstance aggravante, il était en récidive : il avait déjà été condamné une première fois en 2005 pour des « agressions sexuelles » commises pendant des années sur sa fille aînée. Il avait alors écopé de 6 mois de prison ferme, qu’il avait purgés en bénéficiant d’un bracelet électronique, et 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

« Une puce » et « des voix »

La collégienne avait expliqué aux enquêteurs que son père lui imposait des fellations, dont elle n’avait perçu l’anormalité qu’à l’adolescence. Des « caresses » et des « masturbations » avaient également été évoquées.

Devant la cour criminelle, l’avocat de l’accusé, Me Morgan Loret, a mis en avant une certaine « altération » du discernement de son client : celui-ci est convaincu qu’on lui a implanté « une puce » dans le corps, « dans le cerveau » ou « la gencive ». Il a aussi dit, au cours de la procédure, se faire dicter son comportement par « des voix » incontrôlables.

Le quadragénaire nazairien a d’ailleurs « trouvé sur internet » le nom de la maladie dont il pense souffrir : la « psychotronique » est une forme de « harcèlement électromagnétique », selon certains sites complotistes.

« On savait bien qu’il allait faire passer cela sur le compte de la maladie, mais c’est trop facile »,

a balayé la fille aînée de l’accusé au cours des deux jours de débats.

« L’expert a dit qu’il croyait en partie à cette vérité partielle mais qu’il la sur-utilisait. »

Me Matthieu Herla, avocat des parties civiles

L’accusé a aussi assuré, lors de son procès, qu’il était venu se dénoncer lui-même au commissariat de Saint-Nazaire « un samedi » mais qu’on lui avait demandé de « repasser lundi » faute d’effectifs… ce qu’il n’a pas fait. Et il n’avait toutefois jamais fait état de cette démarche au cours de l’enquête, a relevé la présidente.

Pour sa défense, son avocat a aussi mis en avant les traumatismes que son client a vécu en Yougoslavie quand il était Casque bleu : selon un autre militaire qui l’accompagnait à l’époque, cet homme alors « poli », « aimable » et « respectueux des femmes » avait notamment vu « du jus de cadavre » s’échapper de leur véhicule militaire. Ils étaient aussi la cible de « lance-roquettes » et de « tirs de kalachnikov » par « des enfants » yougoslaves, selon lui.

Pressions familiales sur la victime

« Il fait partie des 5 % de gens condamnés une première fois pour des faits incestueux et qui récidivent »,

a toutefois recadré l’avocate générale, qui a requis 12 ans de réclusion criminelle et un suivi socio-judiciaire de 5 ans.

La fille cadette, actuellement élève en terminale, a aussi expliqué qu’elle faisait toujours l’objet à ce jour de pressions familiales « importantes » sur les réseaux sociaux : sa tante et sa grand-mère paternelles ont promis à cette « menteuse » de lui « mettre des gens sur le dos » et de « l’éclater » si son père était lourdement condamné.

Le montant des dommages et intérêts que l’accusé devra verser à sa fille sera fixé ultérieurement, lors d’une audience sur intérêts civils.

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