Conflans-en-Jarnisy | Un homme écope de 6 mois de sursis pour prostitution de mineure

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Un chef d’entreprise avait des relations tarifées avec sa femme de ménage, une lycéenne mineure
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Un chef d’entreprise du Jarnisy a payé sa jeune femme de ménage pour des actes sexuels. Elle était adolescente.

Elle était là mais elle est partie, de peur de tomber sur lui

démarre l’avocat de la jeune femme. Mais le prévenu non plus n’est pas là.

Ce chef d’entreprise retraité est jugé pour recours à la prostitution d’un mineur, un délit plutôt rare dans le ressort du tribunal judiciaire de Briey. Le dirigeant de société demandait à jeune femme de faire davantage que le ménage chez lui ou dans les locaux de sa SARL.

Au début, elle a refusé. Et, contrainte par un besoin d’argent, a fini par accepter. Sauf que la jeune femme était… une adolescente. La période de prévention démarre en janvier 2017 pour s’achever au printemps 2019, dans le Jarnisy.

Les prestations tarifées se résumaient surtout à des fellations. Une fois le patron et son employée ont couché ensemble. Il est arrivé aussi que le sexagénaire se masturbe devant elle.

Il lui demandait également de s’habiller en mini-jupe et de mettre un décolleté. Au total, il lui aurait payé entre 700 et 1 000 € pour une dizaine d’actes sexuels.

« Un notable ayant une emprise sur elle »

L’homme a reconnu les faits lors de l’enquête. Mais a toujours pensé que sa jeune femme de ménage était majeure. Elle lui aurait pourtant dit ne pas avoir 18 ans. Toujours selon les dires du principal concerné, elle faisait plus que son âge. Me Genoux balaie cet argument :

« Il n’y avait aucun doute sur son âge. Il suffisait d’aller sur le Net pour voir son profil »,

avance l’avocat de celle qui était lycéenne à l’époque, et faisait partie d’un club sportif.

Me Genoux appuie :

« Ce notable, impliqué dans la vie associative du secteur, avait un ascendant psychologique sur elle. Cela a eu des répercussions sur son état de santé. Elle a redoublé, changé d’établissement, cessé toute vie sociale… »

La représentante du parquet ne dit pas mieux et requiert 2 mois de prison avec sursis.

Le tribunal tape plus sévèrement : 6 mois avec sursis, interdiction pour le prévenu d’exercer durant 5 ans une activité avec des mineurs, inscription au Fijais. L’ex-entrepreneur devra verser aussi 1 000 € d’indemnité provisionnelle à sa victime.

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