Beaucamps-le-Vieux | Un Père ivre agresse sexuellement sa fille

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À Beaucamps-le-Vieux, le père Noël était ivre et incestueux
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Un père de famille de 46 ans a été condamné ce jeudi à 18 mois de prison ferme pour avoir agressé sexuellement sa fille de 7 ans malgré ses dénégations.

La nuit de Noël 2014 a été cauchemardesque dans cette famille à Beaucamps-le-Vieux (Somme). La faute au père, 40 ans à l’époque.

L’homme s’est alcoolisé toute la journée, et le soir, il était dans un sale état. Il s’est emporté quand la petite dernière, qui avait faim, a voulu prendre un yaourt.

Le père complètement ivre avait privé sa femme et ses enfants d’un joyeux réveillon, il avait exigé que tout le monde aille se coucher. Le pire était à venir.

Le Samarien répondait d’agression sexuelle sur sa fille, qui avait 7 ans.

À la barre, il ne cesse de hausser les sourcils, de marquer son désaccord à tout ce qui est dit par la petite, l’un de ses fils, et son ex-compagne présents à l’audience.

La fillette avait raconté que cette nuit-là, son père, qui ne portait qu’un unique tee-shirt, était venu la réveiller dans sa chambre. Il l’avait emmenée dans le salon où il l’avait agressée, puis dans la salle de bain pour être plus à l’abri des regards.

La piste du viol a été écartée, un expert gynécologue concluant que cela était incompatible avec les constatations.

« C’est des inventions, y’a rien du tout ! »,

s’emporte le prévenu à la barre. Pour lui, sa fille est « manipulée » depuis qu’il est parti avec une autre femme.

« Quand je suis bourré, je dors »

Problème : ses fils l’ont bien vu dans la salle de bain, et ils l’ont entendu ordonner à sa fille de « ne rien dire », comme la petite victime le raconte. Toute la famille l’a vu sexe à l’air, et tous se souviennent qu’il a uriné sur le palier de la maison ce soir-là, attestant de son état. Et puis, il y a cette connaissance à qui le père de famille se serait confié en 2015 :

« J’ai fait une connerie, je vais me foutre en l’air, je vais me pendre ».

Le quadragénaire « ne s’en souvient pas ». Et il maintient sa ligne de défense : « Quand je suis bourré, je dors ! », dit celui qui comparait aussi pour des coups de poing portés sur l’un de ses fils, « des baffes » à portée éducative, assure-t-il.

Si Me Martine Belardinelli assure que les enfants et la mère

« n’attendent pas de cette procédure la vengeance, mais la justice »,

Me Zineb Abdellatif est persuadée que « les enfants sont victimes de la relation pathogène » entre les parents. Elle met en avant « de nombreuses contradictions » dans le dossier, qui avait été initialement classé sans suite en 2015.

Son client est très connu de la justice, lui qui a été condamné à 26 reprises depuis 1992, notamment pour des violences conjugales. Mais aucun délit à caractère sexuel ne lui avait été reproché jusqu’à maintenant.

C’est désormais chose faite puisque le quadragénaire, dont nous ne révélons pas l’identité pour protéger les victimes, est condamné à 2 ans de prison dont 6 mois avec sursis.

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