Tourlaville | Un pédocriminel condamné à 15 ans de prison pour inceste

Après deux jours de procès, un Tourlavillais a été condamné à 15 ans de réclusion pour viols et d’agressions sexuelles sur la première de ses filles.

L’homme a désormais dix jours pour faire appel de la décision. (©Image d’illustration)

Au second jour de son procès, un Tourlavillais de 62 ans, a été reconnu vendredi 8 juin 2018 coupable de viols et d’agressions sexuelles sur la première de ses filles, depuis son âge de 7 ans jusqu’à ses 21 ans, en 2007. Les jurés ont décidé d’une peine de 15 années de réclusion.

Le premier jour, il avait juré que jamais il n’aurait franchi les limites qui conduisent au viol. Toucher, oui, pénétrer, non. Et pourtant, lui ont rappelé le président et les avocates de la victime et de la mère, il a bien fallu qu’il reconnaisse, lors de son procès de 2015, des pénétrations contre deux de ses filles, faits qui lui ont valu 4 années de prison.

En réponse, il s’est muré. Jusqu’à l’insupportable pour lui à entendre les accusations, les plaintes, les souffrances pleuvoir sur lui. Deux fois, il a fait un malaise. Deux fois, il est revenu, calmé, pour réaffirmer qu’il ne reconnaîtrait rien.

Un prédateur pervers

L’homme s’est d’ailleurs retrouvé au centre de son procès, quand on a montré comment cet homme a enfermé toute sa famille entre les murs de la maison par la volonté de sa toute-puissance, et, en prédateur pervers, comment il s’est organisé et comment il a choisi ses victimes. Ce que l’avocat général a repris, en phrases dures, terribles, soulignant l’organisation familiale incestueuse, les enfants devant grandir dans un huis clos pervers, 25 ans de souffrances et des enfances qui n’en sont pas.

À la douleur des filles répondait la douleur de la mère. À la barre, elle a dit que, pour elle, tout avait commencé le 26 juillet 2014, avec un petit papier que son mari lui avait laissé dans la cuisine sur lequel il disait avoir fait « une grosse bêtise ».

Elle a pensé à des prostituées. C’était pire. Touché une de ses filles ? Pire. C’est de là qu’entre juillet 2014 et mars 2015, trois de ses filles ont osé dire qu’elles avaient été victimes de leur père. « Nos bébés ! », a-t-elle crié devant les jurés, indignée, en rage.

Dans son réquisitoire, l’avocat général, se fondant sur les récits de la victime, et les descriptions qu’elle a faites des lieux de ses souffrances, a requis une peine de 18 années de réclusion criminelle suivie de 10 années de suivi socio-judiciaire.

Dix jours pour faire appel

Pour la défense, le fait que l’accusation repose uniquement sur les déclarations de la victime introduit une faille dans le dossier. Les charges que comportent les récits de la victime sont-elles suffisantes pour reconnaître que l’accusé est coupable ?

Au bout de deux heures et demie de délibérations, l’intime conviction des jurés s’est faite autrement : une peine de 15 années de réclusion. A présent, l’homme a dix jours pour faire appel de la décision.

Source : normandie

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