St-Denis | Sursis pour le pédocriminel qui consommait de la pédopornographie

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Pédocriminel En liberté

L’homme procédait à des échanges d’images sur twitter
(photo d'illustration : D.R)
Une dizaine de vidéos de pénétration, sur des nourrissons et des adolescents de 16 à 18 ans, ont également été retrouvées.

Le comptable d’un collège avait des photos pédopornographiques sur son ordinateur

Un homme de 47 ans, a été condamné, jeudi 4 mars 2021, à deux ans de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour détention d’images pédopornographiques.

Selon les mots du procureur :

Des dizaines d’images qui « donnent la nausée »

A la barre, replié sur lui-même, un homme de 47 ans, soupçonné de détenir et d’échanger des photos et vidéos pédopornographiques. Il était jugé, jeudi 4 mars 2021, devant la 14ème chambre du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Le 27 août 2020, les policiers ont découvert suite à une perquisition à son domicile dans la commune de Drancy des fichiers pédopornographiques stockés sur des ordinateurs et des clés USB. Il avait été identifié grâce à son adresse IP, suite à des échanges d’images sur Twitter.

Sur l’ordinateur, des photos à caractère sexuel de mineurs « âgés de la naissance à l’adolescence ».

La présidente de la 14ème chambre insiste :

« Il est quand même rare de voir des enfants si jeunes dans ce genre d’affaires. Ces photos ont été prises avec des bébés ».

Une dizaine de vidéos de pénétration, sur des nourrissons et des adolescents de 16 à 18 ans, ont également été retrouvées.

En garde à vue, le prévenu a rapidement reconnu les faits, après les avoir niés dans un premier temps.

L’accusé justifie faiblement :

« C’était une période un peu compliquée dans mon couple, j’avais un sentiment d’isolement. On n’avait plus beaucoup de rapports. Je me suis réfugié dans ma bulle, dans la nostalgie de mon adolescence et de mes premières expériences sexuelles ».

Un magistrat rétorque :

« Les problèmes de couple ça existe partout et tous ne se retrouvent pas à télécharger des images pédopornographiques ».

Selon le procureur, la majorité des images concernent :

« De jeunes adolescents prépubères et de jeunes enfants ».

Il affirme pourtant qu’il recherchait plutôt « des adolescents âgés de 16-18 ans ».

Il ajoute :

« Les images de bébés, elles étaient dans le lien ».

une magistrate pour qui « on ne tombe pas par hasard sur de la pédopornographie », réfute :

« C’est une réponse qu’ils donnent tous et qu’on ne peut pas croire ».

Comptable dans un collège privé à l’époque des faits, il a depuis quitté l’établissement.

La présidente précise :

« Le collège a dit qu’ils étaient satisfaits de son travail et qu’il exerçait à un étage où il n’avait pas de contact avec les élèves ».

A la suite de l’intervention policière, une rupture conventionnelle a été établie.

Depuis, il est suivi par un psychologue une fois par mois.

Lors du procès, la présidente interroge :

« Est-ce que depuis vous avez compris pourquoi c’était mal ? »

Le prévenu, après avoir longuement cherché ses mots, murmure :

« Parce que ce sont des enfants ».

Seul à la barre, il n’est pas représenté par un avocat.

Une réponse qui est loin de convaincre le magistrat ou le procureur.

Le magistrat explique :

« Pour que vous puissiez les avoir, ces images ont été prises. Sans demande d’image, il n’y a pas de prise d’image donc de viols sur des mineurs ».

Quand on souffre de cette addiction et que l’on a un suivi psychologique, l’objectif est que l’on arrive à la nommer et porter un jugement. Ici, rien de tout ça. Il formule des réponses lénifiantes, évacue le problème et ne reconnait pas son addiction.

« Particulièrement inquiet », le procureur requiert deux ans de prison dont 18 mois avec sursis assortis d’une interdiction de contact professionnel avec des mineurs.

Le prévenu, avant que le siège se retire pour délibérer, lâche :

« Le fait d’avoir été surpris par la police, c’était une libération ».

Il est finalement condamné à deux ans de prison, intégralement assortis de sursis probatoire pendant trois ans. La peine est assortie d’une obligation de soins psychologiques et psychiatrique ainsi qu’une interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs pendant une durée de 10 ans.

L’homme, jamais condamné auparavant, sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

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