La Réunion | Deux ans avec sursis pour des agressions sexuelles sur une fillette

Tribunal correctionnel. Un homme de 49 ans originaire de Salazie, comparaissait hier pour des attouchements sur mineur de moins de quinze ans.

Les faits remontent à juillet 2008, et c’est en l’occurrence la fille de sa compagne de l’époque, alors âgée de huit ans, qui a fait les frais des terribles gestes.

Il lui aura d’ailleurs fallu attendre plusieurs années, pour se confier à des amis et à un professeur de son collège.

” Elle explique que vous rentriez dans sa chambre, et que vous lui caressiez le sexe et les seins “, donne lecture le président du tribunal.

Reconnaissant les faits à mi-mot et plaidant un oubli partiel en raison des vapeurs de l’alcool, le prévenu fait face à des accusations graves.

Entendu à plusieurs reprises par les gendarmes en janvier de cette année, les déclarations se révèlent pourtant précises.

Mais à la barre, la confusion reprend ses droits, et les explications restent sinueuses.

“J’étais déprimé après mon divorce”.

“Je buvais et je ne me souviens plus”.

“Je l’ai confondu avec sa mère quand elle venait dormir dans la chambre”, n’hésite-t-il pas à lancer.

Avocat de la victime et ministère public tomberont d’accord sur un point.

Le traumatisme causé est d’envergure pour la jeune fille, et malgré l’ancienneté des faits, les blessures perdurent dans le temps.

“Autrefois elle était très vivante, mais aujourd’hui elle est renfermée et déprimée”, témoigne sa mère à la barre.

Laissant entendre peut-être un moment d’égarement, l’avocat du prévenu rappelle qu’aucun fait similaire ne s’est produit depuis neuf ans pour cet inconnu des services de justice.

Lui-même père de quatre enfants, l’homme sera finalement condamné à deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Il devra soigner son addiction à l’alcool, et indemniser la victime à hauteur de 3000€ pour le préjudice moral subi.

Il lui est également interdit d’exercer une activité professionnelle en relation avec des mineurs, et son nom a été porté au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.

Source : Clicanoo

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