Pluneret | Un moniteur d’auto-école condamné pour atteinte sexuelle

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Il avait une emprise sur son élève
Profitant de sa proximité avec une élève conductrice âgée de 16 ans, un moniteur d’auto-école a entretenu une relation intime avec elle pendant deux années. Il a été condamné pour atteinte sexuelle, par le tribunal de Lorient (Morbihan), à dix-huit mois de prison dont six ferme.

Il avait 42 ans, elle seulement 16.

Ils ont eu une relation longue de deux ans et, “moralement, je savais que ce n’était pas bien”, concède le prévenu devant le tribunal de Lorient.

Il comparaît ce mercredi 14 janvier 2026 pour atteinte sexuelle sur une mineure par une personne – en l’espèce un moniteur d’auto-école – abusant de l’autorité de sa fonction , notion contestée par son avocate.

Dans l’exercice de sa profession, au contact d’une population majoritairement très jeune, il faisait preuve dans l’habitacle du véhicule d’un humour dont il reconnaît qu’il était très porté sur le sexe.

Puis il va échanger des textos avec sa jeune élève, dont il loue l’intelligence.

Il admet ne pas avoir engagé la discussion , ni y avoir mis fin d’ailleurs.

« Je me retrouve à rêver de l’après »

Après les mots, les gestes.

A la barre, l’homme, qui était alors en couple, reconnaît trois relations sexuelles complètes , bien moins que les descriptions détaillées qu’a pu faire la jeune victime.

L’adulte n’est pas fier de ce qu’il a fait , regrette ses actes, enfin plus ou moins , se dit très triste pour elle.

Il ajoute qu’il a eu le tort de céder à ses avances.

“Je me suis senti piégé, j’étais à sa merci …”

La présidente du tribunal a une autre lecture des faits, parle d’emprise et de conditionnement.

L’expert avait préalablement relevé chez l’adolescente une authentique effraction physique et psychologique, conduisant à une atteinte sévère de son image de soi .

Après que la défense a plaidé la relaxe, le tribunal condamne l’habitant de Pluneret de 49 ans à dix-huit mois de prison dont six ferme.

Il lui interdit d’exercer toute activité en contact avec les mineurs pendant trois ans, ordonne une expertise médicale de la victime, à qui il doit verser 5 000 € à titre de provision.

Devenue une jeune femme de 24 ans, celle-ci indiquait au tribunal que, “même si c’est particulièrement éprouvant, ça me fait du bien d’être là. Je me retrouve à rêver de l’après”.

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