Paris | Au procès de Reynald T., violeur d’enfants, des mères et une justice défaillantes
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 22/01/2026
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Le 3 août 2011, Isabelle D., 15 ans, se rend au commissariat de Saint-Cloud (92), accompagnée de sa mère.
Elle souhaite déposer plainte pour un viol dont elle a été victime le 1er juillet, dit-elle, de la part d’un garçon de 18-20 ans, un certain Baptiste, qu’elle connaissait depuis peu.
Alors qu’ils se promenaient dans le bois de Saint-Cucufa, situé dans la forêt de Saint-Cloud, le jeune homme lui aurait touché la poitrine « de façon sauvage » après lui avoir dit qu’il la trouvait jolie, lui aurait crocheté le pied pour la mettre à terre, puis se serait allongé sur elle pour la pénétrer.
Le policier est en train d’interroger Isabelle D. sur les circonstances de son viol, lorsque la mère arrive à son tour au commissariat.
Le policier suspend l’audition. Tout le monde sort de la pièce.
« Il arrive souvent que des jeunes filles viennent déposer plainte pour un viol, alors que c’est faux »
Muriel D. , 59 ans, informe la policière qui assistait son collègue qu’elle émet des doutes sur les déclarations de sa fille.
« Voyez-vous, dit-elle, mon mari, le père de mes deux filles, est gravement malade, je m’occupe tout le temps de lui et j’ai quelque peu délaissé mes enfants ».
La policière lui précise qu’elle aussi pense que sa fille ment ; elle l’invite à rentrer à leur domicile pour en discuter avec elle, puis décide finalement de reprendre immédiatement l’audition avec Isabelle D.
Elle s’assoit devant la jeune fille, plante ses yeux dans les siens et lui dit :
« Isabelle, je me suis entretenue avec votre maman. Elle pense qu’il ne s’est rien passé et moi aussi. Il arrive souvent que des jeunes filles viennent déposer plainte pour un viol, alors que c’est faux. Est-ce ton cas ? »
Isabelle assure que non, la policière insiste sur le caractère évasif de ses déclarations et lui dit qu’il serait préférable qu’elle dise la vérité.
Alors l’adolescente, en pleurs, admet qu’elle a menti.
Après avoir lu ces procès-verbaux, le 13 janvier 2025, la présidente de la cour criminelle de Versailles lève les yeux vers une femme de 30 ans qui vient de commencer sa déposition.
« Je vous le dis, Mme D., ces procès-verbaux sont un scandale ».
Elle s’interrompt, émue :
« C’est scandaleux d’interrompre une audition parce que la mère veut parler, puis d’enfourcher son point de vue et de retourner auprès de vous pour vous dire que vous avez menti. Lire des procès-verbaux comme ça, on n’en revient pas, c’est hallucinant. »
Puis, elle lui demande :
« Ce qui m’intéresse, c’est ce qui s’est dit avec votre mère. »
Le jour même, Isabelle et sa mère ont eu une discussion, après que cette dernière eut appris, par le biais de la mère d’une amie d’Isabelle, que celle-ci aurait confié à sa copine avoir été victime d’un viol.
Selon la jeune fille, Reynald T., un homme de 38 ans que Muriel D. fréquente depuis 2009, viole Isabelle depuis deux ans, principalement lorsqu’elle se rend chez lui, environ un week-end sur deux, pour (…)
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