Paris | Agressions sexuelles à l’école de danse de l’Opéra de Paris

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Alexis P., toujours disponible et serviable, avait su se rendre indispensable
Le parquet de Nanterre a confirmé lundi l’information exclusive que nous avions révélée dans notre édition internet il y a une semaine : la mise en examen d’un surveillant pour des attouchements sur mineurs. D’après nos sources l’accusé serait Alexis Pintiaux.

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Paris | Agressions sexuelles à l’école de danse de l’Opéra de Paris

Alexis P., toujours disponible et serviable, avait su se rendre indispensable
Le parquet de Nanterre a confirmé lundi l’information exclusive que nous avions révélée dans notre édition internet il y a une semaine : la mise en examen d’un surveillant pour des attouchements sur mineurs. D’après nos sources l’accusé serait Alexis Pintiaux.

L’affaire avait débuté le 17 mars dernier.

Deux adolescents prennent rendez-vous avec la directrice de l’école pour l’informer d’attouchements sexuels qu’ils auraient subis de la part d’un des membres de l’encadrement.

C’est en fait le hasard qui leur a permis de mettre des mots sur ce qu’ils ont vécu chacun de leur côté.

Au cours d’une conversation à bâtons rompus, les deux garçons finissent par se rendre compte que le surveillant, Alexis P., a abusé d’eux dans les mêmes conditions.

Une prise de conscience qui leur fait franchir les portes du bureau d’Elizabeth Platel, l’inamovible directrice depuis 2004.

Devant la gravité des faits, l’ancienne danseuse étoile ne tergiverse pas. Elle les envoie au commissariat de police pour déposer plainte.

Et pourtant, la démarche lui coûte. C’est elle qui avait embauché six ans plus tôt le jeune homme, lui-même fils d’un professeur d’histoire-géographie de l’école. Et jusqu’ici, cette femme au fort tempérament l’appréciait.

Alexis P., toujours disponible et serviable, avait su se rendre indispensable en tant qu’assistant d’éducation le jour et surveillant de nuit le dimanche soir… On comprend malheureusement mieux pourquoi aujourd’hui.

Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de s’approcher de l’établissement et de ses élèves, l’homme de 27 ans a été mis en examen des faits de corruption de mineurs, d’atteinte sexuelle sur mineur de plus de 15 ans commise par personne ayant autorité, et d’agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans.

L’enquête a été confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine dont des membres ne devraient pas tarder à descendre dans l’école de danse située à Nanterre pour entendre ses « petits rats » âgés de 8 à 17 ans.

Au cœur de leurs investigations : découvrir si le prédateur sexuel aurait pu faire d’autres victimes parmi les 150 internes de la prestigieuse institution.

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