Octeville | Pédocriminel Multi-récidiviste, viols incestueux, sodomie, aiguille à tricoter dans le vagin, menaces…

 A 7 ans, son père lui demande une fellation en présentant son sexe comme une “glace”

Un père de 7 enfants est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur une de ses filles. Des faits qui se seraient déroulés durant une quinzaine d’années.

D’abord refoulés, les souvenirs de la victime ont refait surface après des entretiens avec un psychologue. La cour d’assises de la Manche doit rendre son verdict ce vendredi 8 juin 2018.

L’homme de 62 ans dans le box des accusés devant la cour d’assises de la Manche, au tribunal de Coutances, comparaît depuis jeudi 7 juin, et jusqu’à ce vendredi 8, pour des viols et agressions sexuelles sur une de ses filles, aujourd’hui âgée de 32 ans. Des faits qui auraient débuté en 1993 et auraient duré jusqu’au départ de la victime du domicile familiale, en 2008.

S’il reconnaît les attouchements et agressions sexuelles, l’accusé nie en bloc tout acte de pénétration.

« On dirait que vous connaissez très bien la frontière entre l’agression sexuelle et viol, s’étonne Jean-François Villette, président de la cour d’assises. Et pour l’un, c’est 10 ans de prison, pour l’autre, 20 ans. »

En février 2015, l’accusé a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur deux de ses autres filles et a écopé de 4 ans de prison. À l’époque, la victime avait été interrogée mais affirmait que son père ne l’avait pas touchée, malgré les dires de ses sœurs.

Elle expliquait même voir son père « comme un modèle, un père idéal » .

Torture et manipulation mentale

Aux enquêteurs, la victime décrit des scènes précises d’agressions sexuelles et de viols. Dès qu’elle a eu 7 ans, son père lui avait déjà demandé une fellation en présentant son sexe comme une “glace”.

Elle confirme des pénétrations vaginales dès ses 10 ans et anales, plus tard. Elle expose des viols jusqu’à ses 21 ans, juste avant qu’elle quitte le domicile parental pour se marier.

Son père aura été jusqu’à lui introduire une aiguille à tricoter dans le vagin lors d’un retard de règles de 15 jours, pour “percer”, en cas de grossesse.

Libération de la parole par le sevrage

Quelques semaines plus tard, en mars 2015, alors que la victime suit une cure d’amaigrissement à Caen, les souvenirs jaillissent lors d’entretiens avec un psychologue. Et avec précision, sans jamais changer de version. Les premières agressions dès l’âge de 7 ans, puis les viols, à partir des 10 ans.

A la barre, la victime confirme et déclare :

“J’ai testé toutes les pièces de la maison, même le garage. Cela se produisait même lors de balades en famille à l’extérieur. Même lorsque je disais ‘non’, mon père continuait. Lorsque j’ai été plus âgée et que j’opposais des réticences, il me donnait de l’argent.”

« Dès que ma mère était partie, il mettait mes 6 frères et sœurs devant les dessins animés ou dans leurs chambres et restait seul avec moi. Ou lors de balades en forêt, il nous isolait des autres. »

Elle le présente comme un père autoritaire, qui lui ordonnait de garder le secret pour conserver l’unité de la famille.

« Son corps communiquait une douleur, complète Anthony Narayanassamy, qui suivait la victime lors de sa cure. Sa parole s’est libérée par le sevrage de sucre. »

Après que psychiatre et psychologue ont dressé le profil de l’agresseur, qu’ils qualifient de « paranoïaque » , « égocentrique » , ayant vécu « une histoire familiale complexe » , le président de la cour d’assises suspend l’audience : l’accusé, blanc et immobile sur son banc, semble comme paralysé.

Après une vingtaine de minutes d’interruption, il revient et campe sur ses positions :

« Je reconnais les attouchements mais je ne m’accuserai pas de choses que je n’ai pas faites ! »

Ce qui ne convainc pas le président :

« C’est une réponse de voyou » , lui dit-il, avant de l’inviter « à faire face à ses responsabilités » .

Les versions de trois de ses frères et sœurs viendront ensuite corroborer les dires de la victime. Ils se souviennent tous avoir vu des attouchements et caresses à caractère sexuel de leur père sur la victime.

« On savait que ce n’était pas normal, mais on ne savait pas quoi faire. Il disait que si on parlait, ça briserait notre famille. » Un message qu’il avait également fait passer à la victime, qui devait « garder le secret » .

« Tu nous as fait grandir dans la terreur ! On avait peur de toi » , lance une de ses filles, victime et partie civile dans l’affaire de 2015.

Face à ces accusations, l’accusé finit par s’emporter :

« Je préfère ne pas être présent demain. De toute façon je sais comment ça va se finir : je vais mettre fin à mes jours. Je veux que ça se termine. Mais avant, il y aura des comptes à régler. »

Une menace à l’encontre des témoins bien prise en compte par les avocates de la partie civile.

Cette première journée se termine par les auditions des sœurs de la victime, dont une seule aura été épargnée. Alors qu’elle était âgée de 15 ans, elle a menacé son père ‘entreprenant’ de le dénoncer s’il persistait.

Source : ouest-france / lamanchelibre

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