Mont-de-Marsan | Un éducateur condamné pour agression sexuelle sur une mineure de 14 ans

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Pédocriminel mais libre d’exercer auprès des enfants
photo d'un homme de loi la main sur un épais dossier dans une salle d'audience
Un éducateur du Stade Montois tennis de table condamné pour agression sexuelle sur une mineure de 14 ans. Les dirigeants savaient et n’ont rien dit. L’homme a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis mais pourra continuer d’exercer son activité professionnelle auprès des mineurs.

Sa victime, une ancienne licenciée du club, dénonçait plusieurs attouchements, qu’elle disait avoir subis dans une chambre d’hôtel de Mulhouse, à l’occasion d’un déplacement en 2012.

Elle était alors âgée de 14 ans et lui de 24 ans.

À l’époque, elle avait immédiatement parlé de ces faits à une amie ainsi qu’à ses parents.

Pour condamner l’entraîneur, qui exerce encore au sein du Stade Montois, le tribunal s’est appuyé sur cette « révélation immédiate des faits », mais aussi sur les témoignages des anciens dirigeants du club – au courant, à l’époque, des accusations de la jeune fille – notant qu’ils « mentionnent tous des actes de nature sexuelle ».

Les juges n’ont pas manqué de pointer du doigt l’absence de signalement de leur part durant plus de dix ans.

S’il a été inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), l’homme ne s’est toutefois pas vu imposer d’interdiction de contact avec des mineurs, en dépit des réquisitions du procureur de la République.

Le tribunal a justifié cette décision par l’ancienneté des faits et par la proximité qui existait entre l’homme et sa victime, en dehors de l’activité du club.

« Vous avez abusé d’une relation de confiance », a ainsi justifié la cour.

S’il a été inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), l’homme ne s’est toutefois pas vu imposer d’interdiction de contact avec des mineurs, en dépit des réquisitions du procureur de la République.

Le tribunal a justifié cette décision par l’ancienneté des faits et par la proximité qui existait entre l’homme et sa victime, en dehors de l’activité du club.

 

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