Monchy-Saint-Éloi | Relaxe pour le grand-père accusé d’agressions sexuelles incestueuses

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Pédocriminel En liberté

Deux sœurs du prévenu ont pourtant témoigné avoir été victime de leur frère pendant leur enfance
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Des faits qu’aurait reproduits le retraité à l’encontre de sa petite-fille en 2009 puis en 2014 alors que cette dernière se trouvait à son domicile, à Monchy-Saint-Éloi.

Effondrée, l’adolescente est restée de longues secondes scotchée sur le banc des parties-civiles, la tête entre les mains.

Il a fallu l’intervention de ses parents pour l’extirper de la salle d’audience après la relaxe prononcée au bénéfice de son grand-père, jugé pour des agressions sexuelles incestueuses.

Une triple peine pour la jeune fille qui attendait beaucoup de ce procès. D’autant plus qu’une précédente procédure pour des faits similaires s’était déjà conclue par un non-lieu prononcé par le parquet en 2011.

Le ministère public, avant de requérir trois ans de prison avec sursis assorti d’un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, jugeait :

«  À l’époque, le procureur de la République n’avait pas tous ses éléments. Aujourd’hui, c’est différent  ».

Et ce, malgré :

« Des déclarations précises et constantes de la victime depuis l’âge de 4 ans  ».

Témoignage qui a été confortées par des propres sœurs du prévenu…

Deux d’entre-elles ont ainsi confié aux enquêteurs avoir été abusées sexuellement par leur frère durant leur enfance.

Des faits qu’aurait reproduits le retraité à l’encontre de sa petite-fille en 2009 puis en 2014 alors que cette dernière se trouvait à son domicile, à Monchy-Saint-Éloi.

Mais la parole de la jeune fille a tardé à se faire entendre. La faute à des parents qui, sous couvert de protéger la famille, ont refusé de déposer plainte.

L’avocate de la partie-civile déplorait :

«  Sa mère a été dans l’incapacité d’assurer le rôle de protection qui était le sien  ».

Un sentiment partagé par le procureur de la République.

«  Ce procès c’est celui du prévenu mais c’est aussi celui de la parole de l’enfant contre celle de l’adulte  ».

Une voix inaudible pour le tribunal correctionnel de Beauvais en l’absence d’éléments matériels pour caractériser les faits.

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