La Roche-sur-Yon | Une maman se bat pour récupérer ses enfants bloqués en Amérique latine

oui

Pédocriminel En liberté

Trois signalements sont effectués par la maîtresse et par des animateurs du centre de loisirs
La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers a condamné SFR ce jeudi. — GUILLAUME SOUVANT / AFP
Une Yonnaise, maman de deux enfants nés en Amérique latine, se bat pour les récupérer et les ramener en France, après avoir déposé plainte pour des faits d’inceste contre son mari.

Annabelle* vit un cauchemar.

Cette Yonnaise de 40 ans est musicienne.

Pianiste de talent formée au Conservatoire de La Roche-sur-Yon, elle a poursuivi ses études en Allemagne où elle rencontre celui qui deviendra son mari.

Après son cursus, Annabelle décide d’aller vivre en Amérique latine, dans le pays d’origine de son mari.

Le couple s’y installe.

La Yonnaise poursuit sa carrière de pianiste, elle se produit et enseigne.

Deux enfants naissent de cette union, un petit garçon âgé de 6 ans aujourd’hui, et une petite fille de 3 ans.

Un retour précipité à La Roche

Début 2020, la vie d’Annabelle bascule quand elle s’aperçoit du comportement de plus en plus agité de ses enfants.

Petit à petit, le doute grandit chez la mère jusqu’au jour, où, convaincue que ses enfants ont subi des agressions sexuelles, elle décide de quitter l’Amérique latine pour revenir en France.

Elle prend l’avion avec ses deux enfants le 8 février 2020 et s’installe chez ses parents à La Roche-sur-Yon.

Elle va y rester huit mois, ponctués d’un feuilleton judiciaire invraisemblable. 

Le 28 février 2020, la mère porte plainte en France pour agressions sexuelles contre le père, sur ses enfants.

Une plainte requalifiée en viol après que son aîné se soit confié.

Une enquête est ouverte.

Trois signalements

Trois signalements sont effectués par la maîtresse du petit garçon, qui est alors scolarisé, et par des animateurs de centre de loisirs.

Car l’enfant raconte, à plusieurs reprises, ce qu’il a subi : des viols à répétition de la part de son père.

C’est du moins ce que relatent des rapports des enseignants, animateurs et de l’Areams, versés au dossier.

Le comité de soutien de la mère souligne:

« A ce jour, nous ne parvenons pas à savoir quel sort va être réservé à cette plainte »

Plainte contre plainte

En parallèle, le 18 mars 2020, le père dépose plainte de son côté pour enlèvement d’enfants.

Le 27 octobre 2020, le juge aux affaires familiales de Poitiers rend un jugement reconnaissant dans un premier temps l’enlèvement des enfants, mais dans un deuxième temps, l’existence d’un risque grave physique et psychique si les enfants retournaient en Amérique latine.

La demande du père de voir ses enfants revenir dans son pays est rejetée.

Le père fait appel.

Le 28 avril 2021, la Cour d’appel de Poitiers infirme le jugement de première instance et ordonne le retour des enfants sous dix jours au domicile du père.

La mère forme un pourvoi en cassation contre cet arrêt, l’audience est fixée au 28 septembre 2021, à Paris.

En attendant cet ultime recours, le jugement en appel a été exécuté : le père a pu récupérer ses enfants le 10 août 2021 et les a ramenés de l’autre côté de l’Atlantique.

Les enfants remis à la mère en attendant le procès

Aujourd’hui, la mère des enfants est retournée en Amérique latine pour engager une procédure pénale sur place.

Elle a déposé plainte contre son mari.

Un juge des mineurs a retiré la garde au père par mesure de précaution, pour les confier dans un premier temps à la grand-mère paternelle, avant de les remettre à la maman, forcée de rester sur place, en attendant un jugement.

 

* Le prénom a été changé.

Source(s):

Share on facebook
Share on twitter
Share on telegram
Share on whatsapp