Mazan | le tribunal offre 2 ans de sursis à l’ex adjoint pédo

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Pédocriminel En liberté

“Ça a été un engrenage. J’ai essayé plusieurs fois de m’arrêter, j’ai recommencé comme un gros con.”
Dans le Vaucluse, deux ans de prison avec sursis pour l’ancien adjoint de Mazan poursuivi pour détention d’images pédopornographiques. Lors d’une perquisition menée le 1er juillet à son domicile et dans son véhicule, plus de 8 200 vidéos pornographiques et pédopornographiques ont été retrouvées.

Un ancien adjoint au maire de Mazan (Vaucluse) a été condamné jeudi 27 août par le tribunal de Carpentras à deux ans de prison avec sursis pour acquisition, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique, rapporte ICI Vaucluse(Nouvelle fenêtre).

Âgé de 67 ans, il s’est également vu imposer une obligation de soins et une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle ou sociale avec des mineurs.

L’affaire a débuté au printemps 2026 dans la Manche, où les gendarmes enquêtaient sur un homme soupçonné d’échanger des images pédopornographiques sur des messageries en ligne. Les investigations ont permis d’identifier ce résident de Mazan derrière le pseudonyme “touff2223”, présent dans des groupes où étaient échangés ces contenus.

Il évoque une addiction, un “engrenage”

Une perquisition menée le 1er juillet à son domicile et dans son véhicule a conduit à la saisie de quatre ordinateurs, ainsi que de plusieurs disques durs, clés USB, CD et DVD. Selon les éléments présentés devant le tribunal, 8 216 vidéos pornographiques et pédopornographiques ont été retrouvées sur ces différents supports.

Entendu par les gendarmes, l’ancien adjoint a reconnu utiliser le pseudonyme “touff2223”, visionner des images pédopornographiques et en échanger avec l’homme visé par l’enquête initiale. À la barre, il a expliqué que sa consommation de vidéos pornographiques avait commencé cinq ou six ans auparavant, avant son arrivée dans des groupes d’échange où circulaient des contenus pédopornographiques.

L’homme a évoqué une addiction :

“Ça a été un engrenage. J’ai essayé plusieurs fois de m’arrêter, puis j’ai recommencé comme un gros con.”

Le sexagénaire était encore adjoint au maire de Mazan avant l’été. Début juillet, après avoir appris son placement en garde à vue, le maire lui avait retiré sa délégation “à titre préventif”. La procureure de la République avait requis 30 mois d’emprisonnement, dont 18 mois avec sursis.

Le tribunal l’a finalement condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une obligation de soins, déjà engagée, et d’une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle ou sociale impliquant des mineurs.

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