Maine-et-Loire | Un grand-père condamné après avoir agressé sexuellement sa belle-fille et sa petite-fille
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 19/02/2026
- 15:58
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L’enquête démarre en mai 2024, quand la belle-fille d’un sexagénaire résidant à Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire) décide de porter plainte.
La raison ? Les propos de sa fille, âgée de 8 ans, qui explique à sa maman avoir été victime d’agressions sexuelles. Ma fille m’a raconté que son grand-père lui aurait touché la “pépette”, sous la douche mais aussi sur le canapé. Plusieurs fois, livre-t-elle aux gendarmes.
Une mère de famille, qui reviendra dans les locaux quelques mois plus tard durant l’été, pour dénoncer à son tour, des faits dont elle aurait aussi été victime de la part de son beau-père. Ce dernier venait régulièrement effectuer des travaux dans une maison récemment achetée.
Cet ensemble de faits rapportés, confiés alors au fils du prévenu, qui a fait le choix de croire la mère de famille et sa fille. Ce qui a fait exploser la famille. Et bien au-delà, avec des faits dénoncés par d’autres femmes, à Argentonnay (Deux-Sèvres), aussi. Une amie de la maman affirme également avoir été victime.
La plus jeune des victimes, mineure, confiera aux forces de l’ordre :
“Il faisait que de me toucher les parties intimes. Un jour, je faisais les leçons et il me touchait sous les vêtements. Ça se produisait tout le temps je ne sais pas pourquoi. J’ai dit d’arrêter mais ça continuait quand mamie faisait la cuisine”,
lit la présidente du tribunal.
Avec à la clé, un retentissement psychologique acté par l’IML de Niort, pour celle qui ne voulait plus aller chez ses grands-parents : troubles du sommeil, comportement agressif…
« Je ne suis pas un pervers »
Invité à s’exprimer, le prévenu nie en bloc toutes les accusations.
“C’est faux, c’est un complot, ce sont des menteurs”, dit-il brièvement.
Avant de buter face à la présidente, sur la notion de consentement.
“Je ne suis pas un pervers, je n’ai jamais fait ça et surtout pas à mes petites-filles”,
tente de se justifier le prévenu.
Une version à laquelle ne croit pas une seule seconde Me Paul Hugot, pour la défense de la mère et de la jeune fille.
“Tout cela est totalement ahurissant, bien évidemment qu’il ment. Il y a des choses dans ce dossier qui ressurgissent de la trajectoire d’agresseur sexuel de monsieur qui a brisé une famille”, avance-t-il.
“Son comportement a laissé des traces”,
stipule à son tour le Parquet avant d’ajouter :
“Il mérite d’être incarcéré.”
Le prévenu a finalement écopé d’une peine de trois ans de prison, dont deux ans de sursis probatoire. La partie ferme s’effectuera sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Son nom est inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
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