Lisieux | Bracelet et liberté pour un pédo septuagénaire
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 06/02/2026
- 19:12
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Les chiens ne font pas des chats !
Avait lâché une ado de 13 ans en déposant plainte, en 2017, contre le père de l’homme qui l’avait violée et qui avait été condamné à huit ans de réclusion.
Son premier agresseur, le fils qui avait été le compagnon de sa mère, avait abusé d’elle pendant trois ans et avait reconnu les faits.
L’adolescente avait voulu enfouir l’agression du père, pensant que la condamnation du fils mettrait un terme à son calvaire.
Mais elle avait fini, de peur qu’il récidive, par le dénoncer, précisant que les agressions sexuelles qu’il lui avait fait subir, avaient démarré dès l’âge de 4 ans, bien avant l’agression sexuelle que son fils a perpétrée.
Les faits ont duré neuf ans, entre 2008 et 2017, dans deux communes du pays d’Auge et lors de vacances au Portugal.
Jugé mardi 3 février 2026 pour ces faits, le prévenu nie absolument tout, comme il l’avait depuis sa première audition.
« Jamais au grand jamais je ne suis resté seul avec elle ! »
Il l’accuse de mensonges, de vengeance pour des questions d’argent, sa mère réclamant 14 000 € au fils depuis leur séparation.
Il dit qu’elle « mélange tout, confond avec son fils qui lui a fait du mal ».
Le tribunal, le parquet et la partie civile lui font remarquer qu’elle décrit bien deux agressions distinctes.
Pour l’homme de 71 ans qui avait quand même lâché
« J’aurais dû être en prison à la place de mon fils », la victime « est une grande menteuse, manipulée par sa mère ».
Pour l’avocate de la jeune fille, aujourd’hui âgée de 21 ans,
« c’est une gamine brisée. Elle attendait que, comme le fils, il reconnaisse les faits, pour se reconstruire ». Elle décrit « une importante blessure narcissique, une vie sexuelle impactée et la peur des hommes » de sa cliente.
Pour la procureure, le prévenu « se prend les pieds dans ses propres mensonges ».
Pour elle, avec sa femme, « ils sont dans le déni. Contester les faits n’est pas une preuve d’innocence ! »
Elle balaie l’accusation de vengeance ou d’un enfant aguicheuse. « Elle avait 10 ans ! On essaye de la discréditer. »
Le septuagénaire a un casier vierge. L’expert psychiatre parle de
« Posture patriarcale, d’immaturité psychoaffective, d’absence d’autocritique et d’empathie et de déviance paraphilique incestueuse ».
L’avocate de la défense souligne les « deux versions antinomiques ». Et insiste sur la présomption d’innocence, accusant : « La plaignante ment ! » Soulignant : « Il n’y a pas d’élément matériel. Mon client est cohérent. »
Le tribunal l’a condamné à trois ans de prison dont dix-huit mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligation de soins. La partie ferme sera exécutée sous bracelet électronique. Il devra verser 5 000 € de préjudice moral à la jeune fille, 1 € symbolique à la mère plus 1 000 € de frais d’avocat.
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