Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 55 | Réseau Utah

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Réseaux d’abus rituels autour de la capitale des mormons aux USA
USA : Un procureur de l’Utah dit qu’il n’a rien à voir avec les abus rituels dont la police n’a pas parlé.

L’unité spéciale des victimes de la police du comté de l’Utah est en train de réétudier un dossier de réseau pédocriminel pratiquant des abus de type rituels, qui avait déjà fait l’objet d’une enquête en 2010.

Ce réseau aurait été actif de 1990 à 2010, et probablement encore aujourd’hui.

Bizarrement, un procureur local pas mis en cause publiquement a jugé utile de faire une conférence de presse pour expliquer au monde qu’il n’a rien à voir dans l’histoire et que tout est faux.

Enquête de police de 1992

Enquête du procureur général de 1995

118 témoignages de victimes de 1990 à 1999

Mémo de Glenn Pace de 1990

 

Mise à jour du 03/07/2022: Plusieurs témoignages complets ont été publiés et montrent qu’il s’agit bien d’un réseau satanique planqué dans l’église mormone.

La police du comté d’Utah a organisé une conférence de presse le 31 mai pour annoncer l’existence de l’enquête depuis avril 2021 suite à des accusations d’”abus sexuels rituels de mineurs” et de trafic sexuel de mineurs.

Cette enquête a été ouverte après avoir découvert que d’autres accusations du même type avaient été faites dans les comtés d’Utah, de Juab et de Sanpete entre 1990 et 2010.

Effet Streisand

L’enquête semble sérieuse, la police d’Utah ayant demandé l’aide du gouvernement fédéral et de ses agences et appelé les victimes non connues à se manifester.

Nous sommes conscients que certaines personnes craignent pour leur sécurité et qui ont été menacés

a déclaré le représentant de l’unité des victimes.

Des poursuites criminelles devraient suivre selon des sources internes.

Plusieurs équipes de journalistes locaux notamment les chaînes locales Fox 13 et KU.TV travaillent depuis plusieurs mois sur le même réseau.

Ils disent avoir identifié plusieurs personnalités locales comme faisant partie de cette organisation.

L’une d’elles serait un thérapeute déjà poursuivi en 2012 pour des violences sexuelles contre des filles de sa famille.

Cet individu n’a pas été condamné malgré des aveux enregistrés, car les charges contre lui ont été abandonnées en 2014 avec toute l’affaire par manque de preuves [1].

Brett Bluth, survivant de violences sexuelles, a expliqué à avoir eu à faire à ce thérapeute par le biais des Mormons, pour le “soigner” de son homosexualité :

L’hypnose était une grande partie de mon traitement, il m’avait dit dès le début que c’était sa pratique principale“.

Il confirme qu’il s’agissait d’un groupe d’adultes organisés et qu’il y avait d’autres enfants.

Le 1er juin une conférence de presse était organisée par un politicien local, l’avocat général du comté d’Utah, David Leavitt, pour nier être impliqué dans un réseau d’abus rituels bien qu’un rapport de la police l’en accuse ainsi que sa femme, mentionnant carrément des faits de cannibalisme d’enfants.

Il a déclaré au beau milieu d’une campagne électorale avoir été lavé de tout soupçon et que l’accusatrice était folle (il a dit que son prédécesseur avait rejeté les charges car les accusations étaient “farfelues”).

Selon Leavitt, entre 15 et 20 agresseurs ont été cités par cette victime.

Pourtant, pendant la procédure de 2012-2014, personne n’a remis en cause le fond des accusations.

Lors de l’audience, aucun des deux avocats n’a fait part de ses inquiétudes quant au fait que les allégations étaient farfelues ou incroyables.

Au lieu de cela, ils ont souligné le retard de plusieurs années dans le signalement par la victime présumée et la difficulté pour obtenir des dossiers“, relève un média local.

Sa femme Chelom est diplômée en économie puis en droit [2] et enfin en famille et développement personnel, et s’occupe aujourd’hui de sexualité (ici une vidéo pour l’État de l’Utah sur la sexualité des couples qui fait 225 vues).

Son truc apparemment c’est d’être “Aware” pendant la sexualité.

Elle écrit dans des magazines, fait des conférences sur le sujet, et considère notamment que “les petits enfants sont des êtres sexuels”, discours qu’on connaît bien du lobby pédocriminel.

Elle a même co-écrit un livre au titre ambigu ou explicite c’est selon “Enseigner le sexe aux enfants”…

On sent que la maison d’édition a rajouter quelques mots avant le titre pour pas abuser “Une autre façon d’enseigner le sexe aux enfants”.

Le couple a vécu quelques mois en Ukraine en 2004 pour travailler à la cour suprême pour le compte du barreau US.

C’était juste avant la “révolution orange” de Soros, et ils sont repartis la même année.

On trouve même une photo de lui avec Yushchenko qui était alors président.

Ils sont rentrés et ont fait des conférences sur ladite “révolution”.

En 2005 après leur retour, les deux sont créé le Leavitt Institute for International Development

“dédié à répandre la démocratie, l’éthique et les règles de droit dans les pays en développement”

et qui opère aujourd’hui dans “plusieurs villes en Europe de l’est” (surtout en Ukraine d’ailleurs)

afin d’ “enseigner et façonner l’esprit de la prochaine génération de leaders”.

Au moins c’est clair.

Mais vu le CV du couple on s’interroge sur les enseignements en question.

Les membres du conseil d’administration dudit Institut sont des juges, ou des personnes issues du monde de la finance.

Lors de son inopinée conférence de presse, Leavitt qui a déjà récemment tenté de démanteler l’unité des victimes du comté de l’Utah, a demandé l’éjection du shériff Mike Smith qui a eu l’idée saugrenue d’ouvrir cette enquête [3].

Ce à quoi le shériff a répondu dans une autre conférence de presse le même 1er juin qu’il ne va pas démissionner et ne se laissera “pas intimider”.

Il a précisé qu’il y a plusieurs accusations, que l’affaire ne se limite pas à Leavitt et à sa femme et qu’il s’agit d’une enquête non pour cannibalisme ou meurtre mais pour des violences sexuelles contre des enfants.

Selon lui, Leavitt a délibérément compromis l’enquête avec ses déclarations publiques.

Il a ajouté plus tard que de nouvelles victimes de ce même réseau qui a fait l’objet d’une enquête en 2012-2014 se sont fait connaître récemment.

Le thérapeute pédo accusé à l’époque s’est vu refuser sa demande de radiation de son dossier pénal au motif qu’il était sous le coup d’une

enquête pénale en cours par quatre organismes chargés de l’application des lois sur le même comportement qui était à la base de l’arrestation de 1999“.

Leavitt, militant de la fameuse “justice restauratrice” qui permet d’éviter des procès quand ça arrange (principalement pour les violences sexuelles), a un comportement dictatorial et impose un fonctionnement très critiqué: 24 procureurs du comté sont partis en claquant la porte.

Certains ont dénoncé les changements d’équipe dans le traitement des dossiers, avec les plus expérimentés remplacés par des procureurs qui classaient à tour de bras les dossiers de violences sexuelles contre les mineurs même quand il y avait des preuves.

Les procédures actuelles sont si dysfonctionnelles que ça prend généralement des mois pour décider si des poursuites doivent être menées ou non“, expliquait une ancienne collaboratrice en janvier 2022.

En janvier 2022 Leavitt été accusé de s’occuper lui-même des affaires d’un ami et donateur, pour mieux classer les poursuites contre lui.

Du coup, en février une association de policiers du comté d’Utah a signé une première déclaration de non-confiance contre Leavitt pour diverses raisons parmi lesquelles la suppression du groupe de procureurs spécialisé dans les victimes ou qu’il traite la pédopornographie en ligne comme un banal délit informatique.

Celle-ci a été suivie en mars 2022 d’une déclaration de non confiance a été signée par plusieurs procureurs sous les ordres de Leavitt.

Bref, cette affaire sent très mauvais et la sortie du bois de Leavitt n’est pas sans rappeler celle de Baudis débarqué sur le plateau de TF1 pour dire au JT de 20h qu’il n’avait rien à voir dans l’affaire Alegre.

 

Interrogations autour d’un réseau

En 1990 dans l’État de l’Utah, au moment de la grande vague des accusations d’abus sexuels et rituels, une commission spéciale regroupant des citoyens, des psys, des acteurs de la protection de l’enfance et de la justice ainsi que quelques ecclésiastiques a été mise en place par la commission des familles du gouvernement de l’État.

L’existence des abus rituels n’était pas du tout niée, et l’objectif affiché était de voir comment améliorer leur prise en compte dans les procédures judiciaires.

Mais son rapport était très vague sur ce qu’il se passait précisément en Utah.

Et de fait, aucune procédure judiciaire n’a finalement admis l’existence de réseaux pédosataniques ou assimilés, même l’affaire de la maternelle McMartin, au bout de 30 ans environ, a fini en eau de boudin.

Objectifs : réunir des informations sur l’existence d’abus rituels dans l’État, soutenir une “éducation raisonnable du public” et “l’éducation des professionnels”, et enfin suggérer des programmes appropriés aux autorités.

Mais ça n’a rien donné faute de preuves, ont expliqué les autorités.

Selon d’autres, l’enquête a été étouffée.

L’évêque mormon Glenn L. Pace avait par exemple expliqué dans un mémorandum de 12 pages adressé à la commission qu’il avait personnellement rencontré une soixantaine de victimes d’abus de type rituels (dont 53 femmes) mais que beaucoup plus encore se sont fait connaître par la suite.

Un peu plus de la moitié lui a décrit des faits qui se sont déroulés en Utah et 45 ont dit avoir participé à des sacrifices humains.

Tous étaient des mormons.

Sur les violences rituelles Pace a expliqué en 1990 à la commission sur les abus rituels :

L’objectif principal est prémédité pour systématiquement et méthodiquement torturer et terroriser les enfants jusqu’à ce qu’ils soient forcés de se dissocier.

La torture n’est pas issue d’une perte de contrôle, mais l’exécution d’un rituel bien planifié et bien pensés souvent réalisés par des proches”.

Les enfants développent alors de nouvelles personnalités qu’ils gardent parfois toute leur vie et oublient ce qu’ils ont vécu.

Il explique que quand les souvenirs reviennent, c’est par couches, avec d’abord les souvenirs les moins traumatisants.

Ces souvenirs décrivent le phénomène d’endoctrinement dans le satanisme, l’utilisation de drogues et d’hypnose, les menaces de mort permanentes.

Concernant les agresseurs, il explique qu’il y a de nombreux membres de l’Église mormone, à tous les niveaux hiérarchiques

Une unité avec deux spécialistes des violences sexuelles et des abus rituels a été mise en place au bureau du procureur de l’Utah dans les années 2000, mais rien n’a changé : les affaires de satanisme et dérivés ont continué à remonter sans aller plus loin, et les “coven” (réunions de satanistes) ont continué à se dérouler…

Les dossiers ont continué à être classés comme celui de Rachel Hopkins (de son vrai nom Anne Johnson Davis) qui a été classée par le bureau du procureur au début des années 2000 malgré les aveux écrits de ses parents qui l’ont mise dans le réseau et participaient aux violences, et les témoignages de son frère et de sa sœur [4].

D’ailleurs, selon un média local, The Desert,

Elle a rencontré à plusieurs reprises les enquêteurs Matt Jacobson et Mike King du bureau du procureur général [de l’unité des victimes supprimée par Leavitt],

qui ont déclaré que son cas était “une preuve absolue et concrète” d’abus rituels sataniques.

Ils lui ont même demandé la permission de citer spécifiquement son cas dans le rapport et lui ont demandé de parler aux médias de son expérience“.

Chez les Mormons où les cas d’abus sexuels organisés se sont multipliés ces dernières années, aucune procédure arrivée à terme n’a évoqué d’abus rituels.

Pourtant dans les années 90 il était clair que les satanistes avaient complètement infiltré l’église mormone.

Certains observateurs de cette affaire font le lien avec un autre pédo du secteur, David Hamblin, poursuivi pour de nombreuses agressions de mineurs commises entre 1991 et 1998, avant que les charges ne soient abandonnées en 2014.

Ledit David Hamblin qui se présentait comme thérapeute dans l’Utah, était notamment suspecté d’être une sorte de gourou, qui aurait embrigadé dans la pédocriminalité diverses personnes dont le cofondateur du festival du film de Sundance, accusé de viols de mineurs lui aussi.

Ledit Sterling Van Wagenen a pris plusieurs années de prison (au moins 6) en 2019 pour avoir agressé une fillette.

Mais il avait approché un autre enfant, s’en était expliqué avec les parents et ceux-ci auraient décidé de ne pas poursuivre.

Sa femme était au courant aussi apparemment.

David Hamblin avait aussi menacé de mort la victime qui avait porté plainte ainsi que toute sa famille.

En 2000, Hamblin a été poursuivi pour possession d’une substance stupéfiante contrôlée, à savoir du Peyotl, un cactus hallucinogène, en vue de la distribuer.

L’affaire a été classée au motif que le peyotl est utilisé dans les cérémonies indiennes et qu’on ne devait pas limiter son usage aux “indiens”.

Il était poursuivi en même temps qu’un indien d’une tribu locale faisant office de médecin-chaman.

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Affaire à suivre car le terreau local est fertile en groupuscules complètement hallucinés.

Il serait tout de même étonnant que cette affaire puisse avancer, car les pressions sont déjà très importantes, et beaucoup ont intérêt à ce qu’on ne parle plus jamais d’abus rituels; que certains tentent de faire passer pour des légendes urbaines.

Mise à jour du 03/07/2022 :

Leavitt a perdu la campagne pour sa réélection et s’est retiré face à son concurrent républicain.

Par ailleurs, les témoignages de 7 autres victimes de la procédure de 2012 ont été diffusés, et cette fois il est bien question dans quatre d’entre eux d’abus rituels, de meurtres d’enfants, d’orgies pédocriminelles, de culte à Satan.

L’église de Satan infiltrée chez les Mormons

La victime n°3 par exemple, une nièce d’Hamblin qu’il prostituait, explique que les déviances sexuelles dans sa famille ont commencé au moins deux générations plus tôt et c’était un sujet dont tout le monde parlait ouvertement.

Dans un document de 151 pages qui fait partie du dossier, elle ne relate qu’une partie de ce qu’elle a subi entre les mains d’un réseau pédosataniste.

Document à télécharger ici.

Elle explique avoir été conditionnée pour aimer Satan, et explique :

Une des principales doctrines et objectifs des groupes avec lesquels j’ai eu des expériences était de détruire la foi des gens en Jésus et de détruire la vie des autres en général.

On m’a appris depuis le plus jeune âge que Satan nous aime, et parce que nous étions nées dans des familles de “haut rang” dans l’église de Satan, nous étions supérieures à la plupart des gens“.

On disait aux enfants que les autres veulent prendre leur place et qu’il faut la défendre, et l’éducation se faisait à coups de violences sexuelles quotidiennes pour leur montrer comment s’y prendre avec les cibles.

Le but de leurs vies devait être de satisfaire Lucifer:

On m’a dit quand j’étais enfant et qu’ils me forçaient à participer à des meurtres, que ce n’était pas un meurtre mais un sacrifice pour “des buts bien plus grands”“.

Les parents, la famille, des amis de la famille et d’autres encore participaient, les enfants pouvant aussi être “loués” pour une nuit ou plusieurs jours

pour des abus sexuels et rituels, des films et photos pornographiques, et pour obtenir des informations, des faveurs sociales, ou n’importe quoi d’autre“.

On leur demandait de tenir un journal intime avec les détails de tous les rituels.

Mais il trouvaient ça “super” (disons plutôt valorisant au sein du groupe) parce que le journal était lu par le groupe dans un des nombreux “conseils disciplinaires” organisés pour fédérer le groupe.

Il y avait aussi diverses drogues: pour dormir, pour oublier, pour être docile, pour rester éveillé, des drogues hallucinogènes notamment du Peyotl…

On donnait aussi des tas d’antibiotiques aux enfants pour éviter les infections qui ne pouvaient pas manquer face aux violences infligées, pratiques scatophiles comprises.

Apparemment, ce groupe était une branche quasi autonome de l’Église de Satan créée par Anton LaVey en 1966, lui-même proche de la CIA.

Il  était déjà actif au milieu des années 80 selon la 2e victime, avait son “Haut Conseil”, son tribunal et d’autres structures pour gérer les affaires, mis en place par Hamblin et ses proches.

Ceux qui ont un doctorat peuvent porter une robe spéciale et sont supérieurs aux autres.

C’est de la branche de la région de Spring City dont il est question dans ce témoignage.

L’objectif des membres était de ramener autant d’ “âmes” -vivantes et mortes – que possible vers Lucifer.

Le culte était structuré sur un mode pyramidal, avec un Haut Conseil qui est le tribunal du culte, et avec différentes régions administratives.

Les membres du conseil étaient appelés “les Anciens” (« Elders », comme dans l’église mormone “normale”).

L’organisation avait aussi placé des “amis” dans les structures institutionnelles (justice, éducation, services sociaux…), surtout dans l’Utah, pour s’assurer l’impunité.

Des cérémonies étaient organisées quasiment toutes les semaines, et parfois des bébés ou des garçons jusqu’à 18 ou 19 ans, rarement des filles, étaient sacrifiés.

Ils étaient nés à domicile, allaient rarement à l’école et n’avaient pas d’existence légale, selon le témoin.

Les corps étaient ensuite préparés pour des “repas” pour les membres du culte.

Je n’aimais pas manger de la viande quand j’étais enfant car on savait rarement d’où elle venait“, écrit le témoin dans sa déposition.

Des adultes pouvaient aussi être massacrés, comme des auto-stoppeurs.

Hamblin chapeautait le groupe local.

Il était psychologue clinicien et avait une autorisation pour exercer à New York et dans l’Utah, jusqu’en 1999 quand il a été forcé à admettre des relations “intimes” avec plusieurs patients.

On notera qu’il tentait aussi d’implanter sous hypnose de faux souvenirs d’abus rituels chez certaines victimes, à cette époque où les dénonciations à ce sujet se multipliaient et où la Fondation des Faux souvenirs, pilotée par la CIA pour étouffer ces affaires, déclarait systématiquement les témoins avaient été manipulés par leur thérapeute.

D’ailleurs Hamblin a obtenu son diplôme au Cornell Medical Center rattaché à l’hôpital de New York (où des expérimentations MK Ultra ont eu lieu dans les années 50-70, notamment via le programme “Ecologie Humaine”).

Après 1999 il s’est mis à la “médecine” parallèle.

L’un des patients d’Hamblin explique dans une déposition:

J’ai appris par l’hypnose et les suggestions du Dr Hamblin que j’avais été programmé pour répondre à certains mots ou signaux donnés par l’Église.

Après avoir reçu le signal je quitte la maison la nuit pour aller à un endroit qui m’avait été communiqué auparavant ?

A ces endroits des cérémonies de violences et de tortures avaient lieu“.

Au bout de quelques mois, quand la victime était persuadée qu’elle avait bien subi des abus rituels dans l’enfance et que sa personnalité avait bien été fragmentée, Hamblin commençait les pratiques sexuelles, avant d’introduire la victime dans les “cérémonies” sataniques.

Ce témoin s’était fait connaître pour soutenir les victimes d’Hamblin.

David Hamblin et sa femme Rosie allaient assez longtemps en Europe pour participer et organiser des cérémonies.

Plusieurs noms d’agresseurs transparaissent, au moins une trentaine, tous mormons, tous libres et tous “en vue dans leur communauté”, comme ils disent là-bas.

Une bonne partie d’entre eux, des couples pour la quasi totalité, aujourd’hui âgés de 60 à plus de 80 ans, est passée par la Brigham Young University, l’université des mormons et beaucoup sont “artistes”, impliqués dans l’Église et/ ou avec des enfants, et tous sont d’après ce témoignage des pédocriminels au dernier degré.

Par exemple James Mossley, qui était l’espèce de chamane mormon arrêté en 2004 pour usage de Peyotl qui a fondé son église avec sa femme.

L’impunité à la Brigham Young University était réglementaire: jusqu’en 2019, ce sont les étudiants qui dénonçaient des violences sexuelles dont ils avaient été victimes qui passaient en conseil de discipline.

 

Un réseau structuré toujours impuni

Évidemment, en public tous appelaient Satan par le nom de “Jésus Christ”, “Dieu”, “le Sauveur”, “le fils de dieu” etc., y compris lors des cérémonies mormones “classiques”.

Parmi cette bande de pervers, il y avait notamment des réalisateurs ou metteurs en scène, qui filmaient certains scénarios de pédopornographie souvent en mode satanisme, et diffusaient les films.

Tous ces individus ont traumatisé les enfants avec tout un panel de tortures et de conditionnement.

Ils ont organisé des mises en scènes délirantes pour emballer les orgies, comme jouer aux “lapins”, reproduire la scène de la nativité à Noël ou jouer avec la double personnalité d’une des protagonistes, copulaient entre adultes, humiliaient et pervertissaient les enfants dans toutes leurs pratiques.

Et il n’y a aucune raison de penser qu’ils ont arrêté puisque la justice n’est jamais passée.

Les scènes décrites, qui avaient lieu quasiment quotidiennement, ne laissent aucun doute sur la perversité irrécupérable de ce groupe de psychopathes.

Beaucoup de ces tarés sont des figures connues de la communauté mormone, impliqués dans l’Église et la vie de la communauté.

Il y a par exemple le couple L. qui s’est spécialisé dans les thérapies conjugales et familiales et la publication de livres sur le sujet.

Ils ont voyagé dans tous les États-Unis pour des séminaires et autres interventions, ainsi qu’à l’ONU à New York et en Suisse “pour promouvoir les valeurs familiales“, selon un article de presse locale de 2008.

Leur vision du monde est assez apocalyptique, puisque “nous vivons les derniers jours“, comme ils le rappellent dans certains textes.

Ce couple était membre de ce culte de pédosatanistes et se montrait aussi sadique que les autres.

Un autre est un acteur spécialiste des pièces de théâtre de propagande mormone, d’autres sont peintres, évêques mormons, responsables de l’éducation des enfants selon les principes de l’Église…

Un des grands chefs du groupe est un certain G.B., publicitaire réputé mondialement, qui avait dans sa villa des chambres de torture avec différentes machines et des morceaux de corps humains, selon ce témoin.

La 2e victime a décrit les séances de tortures hallucinantes organisées par G.B dans sa villa, qui dépassent les pires films de tueurs en série.

Il avait semble-t-il une place importante dans le culte, avec la charge d’organiser les “punitions”.

Et David Leavitt est cité par deux victimes pour des faits remontant à la période 1993-1995.

Le témoin n°3 alors mineur explique qu’elle devait en faire un “client” du réseau et le faire revenir à d’autres soirées.

Rosie la femme d’Hamblin l’a présentée à Leavitt en lui disant qu’elle voulait le revoir pour “jouer avec lui seul”.

Pas effarouché, Leavitt aurait immédiatement embarqué la petite pour des actes sexuels.

Puis il est revenu aux orgies suivantes.

Leavitt aurait un rôle important dans ce culte, étant chargé d’attaquer toute personne qui représente une menace pour le groupe.

A chaque fois qu’on ramenait un client, Rosie prenait des notes sur ce qu’il s’était passé et la méthode qui avait été utilisée.

Elle conservait un dossier sur chaque personne“, écrit cette victime.

Quand les clients nous violaient, X leur donnait des noms de code pour nous appeler,

leur disant qu’une “partie” (alter) de nous était vraiment excellente pour le sexe oral, ou pour ça ou ça, et de nous appeler comme ça.

Ils leur disaient aussi qu’ils pouvaient appeler différentes “parties”

et que s’ils utilisaient certains noms on ne se rappellerait pas des des clients, de leurs noms ou de ce qu’ils nous ont fait”.

En parallèle, on leur faisait des cadeaux s’ils se comportaient comme attendu dans les orgies et dans le culte, on leur promettait une belle voiture à 16 ans, un compte en banque bien garni à 18 ans…

Cadeaux qui servaient aussi à acheter le silence des victimes et à les faire culpabiliser davantage.

Beaucoup de gens dans ce groupe voulaient savoir comment mieux manipuler leurs enfants” et les “contrôler”, explique le témoin,

et Hamblin et d’autres prodiguaient conseils et entraînements.

C’est-à-dire qu’ils leur montraient comment violer, torturer et soumettre leurs enfants (d’ailleurs souvent adoptés), par exemple en les obligeant à tuer un animal et en commettant diverses violences sexuelles en groupe.

Ce sont ses nièces qui sevraient généralement de cobayes pour les premiers “exercices”.

Le couple Leavitt était aussi, d’après ce témoignage, adapte de ces enseignements.

Tous ces adultes si propres sur eux, ces “bons mormons”, ont commis des actes complètement pervers et dépravés dans le cadre de leur culte qui adore Lucifer et Satan, tout en affichant leur orthodoxie religieuse en public.

David Hamblin était donc expert en conditionnement des enfants.

Il utilisait aussi l’hypnose, et s’amusait à implanter aux enfants de nouvelles personnalités avec des profils et capacités spécifiques lors des viols.

En lisant les centaines de pages de témoignages détaillés, on ne comprend pas comment l’affaire a pu être classée.

 

[1] Mais l’affaire n’est pas complètement close et le dossier pourrait être rouverte.

[2] Elle a notamment enseigné le droit en Europe de l’est, en Ukraine apparemment, et y est « retournée » en 2010 – 2011 pour enseigner les relations familiales à la faculté de psychologie d’une université de Kiev et a ensuite obtenu son diplôme de « mariage, famille et développement personnel ».

[3] Cette enquête a été refusée le 9 juin par la commission du comté d’Utah.

[4] Elle a décrit des rituels, avec ses parents et des connaissances qui se mettaient des robes noires pour violer et torturer des enfants.

Elle décrit des formes de conditionnement comme tuer des animaux, croire qu’elle devait tuer un bébé, être baignée dans le sang et obligée de se regarder dans un miroir, être attachée, étouffées, suspendue, électrocutée « au point parfois d’être paralysée ».

 

Le 19 juillet 1990, Elder Glenn Pace, alors évêque Mormon,

a envoyé une note interne à son Église pour dénoncer les abus rituels.

En effet, Glenn Pace avait mené une enquête sur les abus rituels sataniques au sein même de l’Église des saints des derniers jours (Mormons) afin de dénoncer la prolifération systématique et largement répandue du contrôle mental.

Il avait ainsi recueilli une soixantaine de témoignages concernant des rituels traumatiques et des sacrifices humains.

À l’époque, ce mémorandum a fait beaucoup de bruit au point qu’une enquête gouvernementale sur les abus rituels en Utah a été lancée l’année suivante (“Ritual Crime in the State of Utah”).

 

Voici la traduction du mémorandum de cet évêque qui a eu le courage de dénoncer ces horreurs :

Conformément à la demande du Comité, je vous écris cette note pour vous transmettre ce que j’ai appris à propos de la maltraitance ritualisée des enfants.

En espérant que cela ait une certaine valeur et vous permette de continuer à surveiller ce problème.

Vous avez déjà reçu le rapport ‘LDS Social Services’ sur le satanisme daté du 24 mai 1989, un rapport de Brent Ward, ainsi qu’un mémorandum venant de moi-même daté du 20 octobre 1989 en réponse au rapport du Frère Ward.

Par conséquent, je vais limiter cette lettre en vous transmettant uniquement les informations qui ne figuraient pas dans ces documents.

J’ai rencontré soixante victimes.

Ce nombre pourrait être à multiplier par deux ou par trois si je ne me cantonais pas à une seule séance par semaine.

Au départ je ne souhaitais pas m’impliquer sur cette question qui pouvait devenir un handicap pour mon poste à responsabilité.

Mais par la suite, j’ai ressenti qu’il fallait en payer le prix afin d’obtenir une conviction intellectuelle et spirituelle face à la gravité de ce problème au sein de l’Église.

Sur la soixantaine de victimes que j’ai rencontré, il y a cinquante trois femmes et sept hommes, huit d’entre-elles sont encore des enfants.

Ces violences ont eu lieu dans les endroits suivants : Utah (37), Idaho (3), Californie (5), Mexique (2), ainsi que d’autres lieux (14).

Cinquante-trois victimes ont déclaré qu’elles avaient assisté ou participé à des sacrifices humains.

La majorité ont été maltraitées par des proches, souvent par leurs propres parents.

Tous ont développé des problèmes psychologiques et la plupart ont été diagnostiqués avec un trouble de la personnalité multiple ou d’autres formes de troubles dissociatifs.

Cette maltraitance ritualisée des enfants est la plus ignoble de tous les abus perpétré sur des enfants.

L’objectif fondamental et prémédité est de torturer et de terroriser ces enfants jusqu’à ce qu’ils soient obligés de se dissocier systématiquement et méthodiquement.

Ces tortures ne sont pas une conséquence d’une “colère”, il s’agit de l’exécution de rituels parfaitement pensés et bien planifiés, souvent effectués par des parents proches.

La seule issue pour ces enfants est de se dissocier.

Ils vont alors développer une nouvelle personnalité pour leur permettre de supporter les diverses formes d’abus.

Lorsque l’épisode traumatique est terminé, la personnalité de base reprend le contrôle de l’individu qui n’a pas conscience de ce qui vient de lui arriver.

La dissociation sert également pour occulter toutes ces choses là, au fil du temps les enfants ne se souviennent plus de ces atrocités.

Ils arrivent à l’adolescence et à l’âge adulte sans avoir aucune mémoire active de ce qu’il se passe (ou de ce qu’il s’est passé).

Généralement, ils continuent à être impliqués dans les rituels tout au long de leur adolescence et au début de l’âge adulte, sans être pleinement conscient de leur participation à ces activités occultes.

Beaucoup de personnes avec qui je me suis entretenu ont été utilisées pour certaines missions et ce n’est que beaucoup plus tard qu’ils ont commencé à s’en souvenir.

Un individu peut avoir des mémoires concernant sa participation à des rituels, tout en servant toujours à plein temps le culte.

Les victimes mènent une vie relativement normale, les souvenirs sont enfermés et compartimentés dans leur esprit.

Elles ne savent pas comment faire face à certaines de leurs émotions car elles n’arrivent pas à en trouver la source.

Lorsqu’elles deviennent adultes et qu’elles se retrouvent dans un autre environnement, certaines choses peuvent alors déclencher des souvenirs et des flashbacks ou des cauchemars peuvent aussi se produire.

Ces personnes vont vivre une vie tout à fait normale, et du jour au lendemain elles se retrouveront hospitalisées dans un hôpital psychiatrique en position fœtale.

Les mémoires de leur enfance remontent d’une manière tellement détaillée que les victimes ressentent de nouveau la douleur qui a provoqué cette dissociation initiale.

Il y a deux raisons pour lesquelles les adultes peuvent se souvenir de tels événements dans les moindres détails à propos de leur passé : d’abord la terreur qu’ils ont vécu était si intense que cela a été marqué d’une manière indélébile dans leur esprit.

Deuxièmement, la mémoire a été compartimentée de manière à ce qu’une partie de l’esprit ne soit pas soumis au trauma.

Lorsque ces mémoires refont surface, elles sont aussi fraîches que si cela s’était produit hier.

Les souvenirs semblent remonter par couches. Par exemple, la première mémoire peut concerner l’inceste, puis ressurgissent des mémoires de robes et de bougies.

Ensuite, les victimes se rendent compte que leur père ou leur mère (ou les deux) étaient présents lors des abus.

Une autre couche contiendra le souvenir d’avoir vu d’autres personnes torturées et même tuées, y compris des bébés, pour enfin se rendre compte que la personne a elle-même participé à des sacrifices.

Une des mémoires les plus douloureuses est parfois le fait qu’ils ont dû sacrifier eux-mêmes leur propre bébé.

Avec chaque couche de mémoire remonte de nouveaux problèmes auxquels les victimes doivent faire face.

Certaines personnes affirment que les témoins dénonçant ce type de traitement ne peuvent pas être fiables en raison de l’état instable de la victime et parce que la quasi-totalité  d’entre eux souffrent de troubles dissociatifs.

En fait ces histoires sont tellement bizarres qu’elles soulèvent en effet la question de la crédibilité.

L’ironie est que l’un des objectifs de ces sectes est de justement créer des personnalités multiples chez ces enfants, afin de garder les “secrets”.

Ils vivent ainsi dans la société sans que celle-ci ait la moindre idée que quelque chose cloche puisque ces enfants et ces adolescents ne réalisent même pas eux-mêmes qu’ils ont une autre vie dans l’ombre et dans le secret.

Toutefois, lorsque soixante victimes viennent témoigner du même type de tortures et de sacrifices, il devient personnellement impossible pour moi de ne pas les croire (…)

La doctrine spirituelle qui est liée à ces violences physiques est particulièrement difficile à surmonter.

En plus de la douleur et de la terreur, les enfants sont également instruits dans la doctrine satanique.

Tout est complètement inversé : le blanc est le noir, le noir devient le blanc, le bien devient le mal et le mal devient le bien, etc…

Les enfants sont mis dans des situations ont ils croient réellement qu’ils vont mourir, comme d’être enterrés vivant ou immergés dans l’eau par exemple.

Avant de faire cela, le bourreau dit à l’enfant de prier Jésus-Christ pour voir si il va venir le sauver.

Imaginez une petite fille de sept ans, à qui l’on a dit qu’elle allait mourir et qu’elle devait prier Jésus…

et que pour elle, rien ne viens la sauver jusqu’au dernier moment où elle est finalement secourue par une personne se disant être un représentant de Satan.

Elle devient une enfant de Satan et risque fort de devenir fidèle à lui.

Juste avant ou peu après leur baptême dans l’Église, les enfants sont baptisés par le sang dans l’ordre satanique qui est destiné à annuler leur baptême dans l’Église (…)

Toutes ces choses se font avec la personnalité qui a vu le jour afin de supporter la douleur physique, mentale et spirituelle.

Par conséquent, il se développe au sein de ces personnes une sorte de “guerre civile”.

Lorsque les souvenirs commencent à refaire surface, il y a des personnalités qui se sentent elles-mêmes vouées à Satan, sans aucun espoir de pardon, tandis que la personnalité de base est un membre actif de L’Église.

Lorsque l’intégration (fusion des alter) a lieu, c’est là que la guerre civile commence.

Parfois, lors d’un entretien, la personnalité du côté obscur émerge, elle peut-être pétrifiée ou bien remplie de haine envers moi et ce que je représente.

Ces personnalités doivent être traitées autant spirituellement que psychologiquement.

La plupart des victimes sont suicidaires.

Elles ont été endoctrinées à l’aide de drogues, d’hypnose et autre moyens techniques visant à les rendre suicidaires dès qu’elles commencent à révéler les secrets.

La victime est menacée de mort, on menace également ses proches, etc.

La victime a toute les raisons de croire ces menaces car elle a déjà vu des gens se faire tuer (…)

Le but de ce mémorandum est d’insister sur la complexité de la thérapie psychologique et spirituelle pour ces personnes.

Nos prêtres, lorsqu’ils sont confrontés à de tels cas, se retrouvent naturellement démunis, ne sachant pas comment y répondre.

La magistrature est totalement inefficace.

Par exemple certaines victimes affirment parfois que toutes ces choses font parti du passé et qu’elles doivent les mettre de côté en se concentrant sur leur vie présente.

Cela est tout simplement impossible.

Une partie de la thérapie spirituelle consiste à convertir les personnalités qui ont été endoctrinées dans le satanisme.

Les victimes doivent intégrer toutes leurs personnalités afin qu’elles puissent fonctionner dans un ensemble cohérent qui leur permette ainsi de faire face aux problèmes pour ensuite se consacrer pleinement à leur vie (…)

Les auteurs vivent une double vie, beaucoup sont des membres reconnus du temple, c’est la raison pour laquelle l’Église a besoin de considérer la gravité de ce problème (…)

J’ai refusé aux victimes de me donner les noms des agresseurs.

Je leur ai dit que ma responsabilité était de les aider dans leur guérison spirituelle et que les noms des auteurs devaient être confiés à des thérapeutes et à des fonctionnaires de police (…)

Je ne prétends pas affirmer que ce problème est répandu, tout ce que je sais, c’est que j’ai rencontré soixante victimes.

Lorsque soixante victimes témoignent des mêmes types de tortures et de meurtres, personnellement il  me devient impossible de ne pas les croire (…)

Évidemment, je n’ai rencontré que ceux qui cherchaient de l’aide.

Pour la plupart ils étaient dans le vingtaine ou la trentaine.

Je peux seulement supposer, et j’en suis horrifié, le nombre d’enfants et d’adolescents actuellement impliqués dans ces pratiques occultes (…)

 

http://mk-polis2.eklablog.com/temoignage-d-un-pasteur-mormon-a-propos-des-abus-rituels-et-du-control-a117932954

Mémorandum de Glenn Pace à télécharger

 

 

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