Les Réseaux Pédocriminels n’existent pas | Round 4 | Les écoles maternelles satanistes

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Abus sexuels rituels : le cas de la maternelle McMartin aux Etats-Unis (et d’autres)
Aux États-Unis, par contre, on en parle. Au moins, quelques voix, et pas des moindres, se font entendre malgré une propagande très efficace destinée à endormir la population. Regardons de plus près un cas d’école, c’est le moins qu’on puisse dire, en matière d’abus sexuels rituels contre les enfants

Le podcast complet de cet article est téléchargeable ci-dessous (clic-droit puis “enregistrer la cible du lien sous”) ou à retrouver sur notre chaine Youtube.

Podcast – Réseau Mc Martin Partie 1 (45′)

Podcast – Réseau Mc Martin Partie 2 (45′)

 

Ça se passe à l’école maternelle Mc Martin, à Manhattan Beach dans la banlieue de Los Angeles, et c’est devenu l’exemple type du « syndrome des faux souvenirs », une invention des pédos.

L’affaire débute en aout 1983, quand Judy Johnson, une mère de famille appelle la police.

Elle pense que son fils de trois ans a été violé dans son école maternelle, la McMartin preschool.

Une enquête démarre.

Et bizarrement, si 90% de la population locale était convaincue de la réalité des abus sexuels sur les enfants de cette maternelle (et d’autres), les médias, à 90% au moins, défendaient la thèse inverse.

On va commencer par la version officielle.

 

Version officielle : RAS

La version officielle veut que Judy Johnson soit mentalement dérangée, alcoolique et suicidaire.

Ça tombe bien : Judy Johnson est décédée prématurément, à cause de l’alcool auquel elle était allergique, alors que le procès était toujours en cours.

Quoi qu’il en soit, le fils de Judy Jonhson a expliqué qu’il avait été abusé dans des tunnels sous l’école McMartin, notamment par Ray Buckey, le fils de la directrice et petit-fils de la fondatrice de l’école [1], qui travaillait là à mi-temps en tant qu’aide scolaire.

Des examens médico-légaux le confirment. C’est d’ailleurs parce qu’il est rentré de l’école avec l’anus enflammé que Judy Johnson a réagi.

La thèse officielle dira qu’elle « est devenue obsédée par l’anus de Matthew », qu’elle l’a poussé à parler de choses qu’il n’avait pas vécu, bref qu’elle exagéré.

Johnson emmène son fils consulter des spécialistes du Children’s Institute International (CII) à l’université de Californie. Pas de chance, selon la version officielle, le médecin qui reçoit l’enfant manque d’expérience, si bien qu’il conclut que le fils de Judy Johnson a bien subi des abus sexuels, dont des actes de sodomie.

Heureusement, une seconde expertise conclut que les allégations de Matthew et de sa mère sont des inepties.

Et le pauvre Ray, un garçon si gentil, se demandait pourquoi on l’accusait de choses aussi horribles.

C’est à se demander pourquoi une enquête a été ouverte à ce sujet, pourquoi la police a réuni les parents d’élèves pour leur demander de voir si leurs enfants auraient pu être victimes, et pourquoi une dizaine d’écoles du coin ont été perquisitionnées dans la foulée, et quatre fermées.

A ce moment, les parents ont commencé à se parler de ces viols qui n’existaient pas, ce qui s’est transformé en délire collectif et en « chasse aux sorcières », comme l’ont dit et répété les médias US.

La police ne trouve rien qui confirme les abus, toujours selon la version officielle.

 

Pourtant, les parents, qui ont emmené à leur tour leurs enfants voir les spécialistes de l’université de Californie (notamment en matière d’abus rituels), ont appris que lesdits spécialistes avaient estimés fiables les témoignages de leurs enfants.

Mais, on a dit que les spécialistes avaient induit les réponses.

D’ailleurs, à l’époque, n’importe quelle allégation de touche pipi se transformait en abus sexuels, voir rituels, nous disait-on doctement.

Et en premier lieu, Kee MacFarlane, directrice du CII et membre du Preschool-Age Molested Children’s Professional Group, qui a pris pour argent comptant la parole des enfants, et les aurait même poussés à raconter des choses qu’ils n’avaient pas subies [2].

MacFarlane avait été mandatée par le bureau du procureur en octobre 1983 et a reçu 400 gamins (y compris d’anciens élèves), pour estimer que 80% d’entre eux avaient bien subi des abus sexuels.

Sur ces 360 enfants, seulement 11 ont été entendus lors du procès.

Sept personnes sont arrêtées en février 1984. Parmi elles, Peggy Buckey la directrice, sa mère et son fils Ray, ainsi que d’autres enseignants de cette école huppée.

A partir de là, on se lance dans la procédure la plus longue et la plus couteuse à l’époque devant un tribunal criminel US [3].

Un peu comme Outreau, pour n’aboutir à rien en fin de compte.

Normal : le procès, on ne sait comment ni pourquoi, reposait uniquement sur la parole des enfants, qui savaient à peine parler à l’époque.

On a donc fait intervenir d’éminent spécialistes, tels que Richard Gardner de l’université de Columbia, chantre du Syndrome des Faux Souvenirs et du Syndrome d’Aliénation Parentale qui ont ce point commun de ne pas être reconnus dans le DSM, la bible des maladies mentales (qui a pourtant une furieuse tendance à s’étoffer tous les quatre ans).

Et qui a dit que les psys qui avaient interrogé les enfants leur avaient induits des souvenirs, d’ailleurs ce qu’ils racontent est tellement impossible que c’est impossible.

Je reviendrai plus tard sur ces « spécialistes » qui ont largement décrédibilisé la parole de tous les enfants dans cette affaire, à grands renforts de campagnes médiatiques.

Parmi les chantres de la version officielle, on a Debbie Nathan, une journaliste d’El Paso au Texas pour qui les abus rituels ne peuvent pas exister, et toute cette affaire n’est qu’une « hystérie collective ».

Elle s’est fait connaitre dans tout le pays avec l’affaire McMartin, en écrivant dans divers grands journaux des articles tels que « The ritual sex abuse hoax » (le canular des abus sexuels rituels).

Son mérite a été récompensé puisqu’elle a reçu un prix de la Free Press Association et d’un prix d’une faculté de journalisme.

Elle a écrit que la plupart des actes de pédophilie

« consistent à caresser et attoucher.

Pour la plupart des enfants cette expérience apparaît au mieux déroutante, au pire traumatique.

Mais les autres semblent participer volontiers »,

avant de se demander si

« comparé aux abus du mouvement de protection des enfants devenu fou, est-ce que l’inceste serait bien pire ? ».

Quant aux propos des enfants selon lesquels on leur aurait fait subir sodomies et autres rituels glauques dans des tunnels sous l’école, Debbie Nathan explique qu’on n’en a jamais retrouvé la trace, ce qui est faux et elle le savait très bien au moment où elle publiait.

Mais, on va en reparler.

Depuis l’affaire McMartin, Debbie Nathan a fait son fonds de commerce de la négation des abus sexuels rituels.

Bref, « l’hystérie » a été si importante qu’on a fermé plusieurs de ces maternelles en Californie et ailleurs [4].

Aujourd’hui, on trouve même à ce sujet un article intitulé « day care sex abuse hysteria » (l’hystérie des abus dans les garderies) sur Wikipedia.

Et comme pour Outreau, cette affaire est devenue un cas d’école de la dérive qui survient quand on cautionne la parole des enfants.

En mars 1984, pour le « pré procès », pas moins de 208 chefs d’accusation d’abus d’enfants impliquant une quarantaine d’enfants ont été portés contre 7 adultes: les deux propriétaires de l’école, Ray Buckey et 4 enseignants [5].

Après 20 mois d’audiences préliminaires, au cours desquelles seulement 41 enfants sur les 360 chez lesquels MacFarlane a décelé des signes d’abus (souvent confirmés par un examen médico-légal), on décide qu’il y a suffisamment d’éléments pour aller au procès.

En janvier 1986, le nouveau procureur élu, Ira Reiner, abandonne l’ensemble des accusations contre cinq inculpés.

Il restait alors 52 chefs d’accusation contre Ray Buckey et vingt contre sa mère, qui a finalement été acquittée.

Finalement en 1990, seuls 13 chefs d’accusation contre Ray Buckey ont été examinés par le tribunal.

Sauf que de nombreux éléments laissent penser que les enfants ne racontaient pas des histoires, même s’ils pouvaient en avoir l’air.

La version des abus rituels

  1. Décès suspects

On aimerait croire à la version officielle sans se poser de questions.

Pas de chance, de nombreux éléments amènent à relativiser la « vérité judiciaire », et comme par hasard on a soigneusement évité d’en faire état dans les médias et au cours du procès.

Par exemple, le meurtre de Karen Klaas, qui avait tant fait jaser à l’époque.

Car, l’affaire est bien étrange.

En janvier 1976, Karen Klaas est violentée chez elle à Hermosa Beach en Californie, par un inconnu qu’on n’a jamais retrouvé.

Elle avait divorcé du chanteur Bill Medley du groupe The Righteous Brothers.

On l’a retrouvée chez elle, inconsciente mais encore vivante, puis elle décède quatre jours plus tard des suites de ses blessures.

Les voisins avaient bien aperçu dans l’immeuble un homme étrange qui semblait épier ou attendre Karen Klaas juste devant sa porte, mais la police piétine.

L’homme était déjà venu plusieurs fois la semaine de l’agression.

Pourtant, la police n’avance pas, et a d’ailleurs rouvert l’enquête en 2006, afin d’examiner des éléments d’ADN.

Certains s’interrogent en effet sur ce meurtre, car Karen Klaas est décédée une heure après avoir déposé son fils à l’école McMartin.

L’enquêteur qui a travaillé sur cette affaire, Paul Bynum, a été viré pour d’étranges raisons en 1979, après avoir résolu une série de meurtres d’adolescentes, crimes qui l’auraient fortement marqué selon sa hiérarchie.

Puis il a travaillé comme détective privé et a été recruté par les avocats des parents de victimes de l’affaire McMartin.

Et il en est arrivé à la conclusion que des enfants avaient bien été abusés dans cette école.

C’est ainsi qu’on l’a convoqué pour témoigner lors du procès de l’école McMartin dans les années 80 au sujet des ossements d’animaux qu’il avait retrouvés dans les tunnels sous l’école.

Mais pas de chance : il s’est tiré une balle dans la tête juste avant de témoigner devant le jury, à 39 ans, un an après le décès de Judy Johnson.

Heureusement, Bynum avait déjà témoigné deux jours plus tôt devant les magistrats, au sujet de ces restes d’animaux qu’il avait trouvés.

Du moins, c’est la version du Los Angeles Times.

On a dit qu’il était marqué par ses investigations et suicidaire, ce que son entourage a fermement nié.

Mais, la Justice n’est pas arrêtée à ces détails, et on a conclu au suicide.

Enfin, Judy Johnson, la mère par qui le scandale McMartin est arrivé, a été retrouvé morte et nue chez elle.

On a dit qu’elle était alcoolique chronique et schizophrène, mais ses proches ne lui ont jamais connu de problème d’alcool ni de trouble mental avant d’apprendre ce qui était arrivé à son fils.

Mais elle a probablement été aidée à partir en vrille, via des menaces récurrentes, des filatures, bref une pression psychologique permanente.

Un autre mort dont va parler plus loin est Robert Winkler, reconnu par plusieurs enfants mais jamais inquiété pour l’affaire McMartin.

Il a été retrouvé mort à la veille de son procès quelques années plus tard : il s’était fait pincer pour avoir créé un réseau pédophile à partir du service de baby-sitting qu’il avait ouvert.

  1. Ceux qui sont passés entre les mailles du filet

Tout le monde ou presque, lors de ce procès, était d’accord pour dire que les enfants avaient bien été victimes d’abus.

Mais, comme pour Outreau, si on a bien des victimes, on n’a pas de coupables. Si peu à Outreau (4 coupables pour 12 victimes), et zéro pour McMartin.

D’aucuns expliquent que

« la McMartin preschool, en lien avec au moins deux autres écoles maternelles de Manhattan Beach et avec un service de baby-sitting, était le centre d’un très grand réseau de prostitution enfantine et de pornographie enfantine, dont les activités semblent avoir été protégées et couvertes par un certain nombre de fonctionnaires locaux, provinciaux et fédéraux ».

D’après un courrier officiel du sergent Beth Dickerson du département du shérif du comté de Los Angeles à l’agent Kenneth Lanning du FBI en août 1983, les 350 enfants interrogés qui ont montré des signes d’abus sexuels, ont désigné les sept personnes qui ont comparu, mais ils ont aussi évoqué une « trentaine d’autres personnes » qui n’étaient à l’époque soumises à aucune charge, « ainsi que de nombreux étrangers non identifiés ».

Cela fait donc un bon paquet de gens.

Et pourquoi les trente personnes identifiées et désignées par les enfants n’ont-elles pas été impliquées ?

Mystère.

Parmi les lieux désignés par les enfants, il y a certes l’école McMartin, mais aussi dans d’autres écoles, dans un marché du coin, dans des églises, une morgue, diverses habitations, une ferme, le bureau d’un médecin, des crèches et autres endroits comme des entreprises.

Souvent, des photos et des films étaient réalisés au cours des séances de viols collectifs.

Certains enfants ont dit avoir été forcés de participer au sacrifice d’animaux, mais aussi de bébés et d’autres enfants.

Ils ont dit avoir été obligés de boire leur sang, de poignarder des bébés ou d’assister à leur décapitation, de manger la chair de cadavres.

Certains ont été mis dans des cercueils avec les cadavres mutilés.

On les a soumis à des pratiques nécrophiles, scatologiques, zoophiles.

Ces éléments ressemblent d’ailleurs beaucoup à ce qu’ont décrit d’autres enfants dans le pays (accusés eux aussi d’avoir de « faux souvenirs « ), mais aussi d’autres enfants en Europe et en France, comme les frères et sœur de l’affaire du Var, à Cogolin : ils ont eux aussi du tuer des enfants, manger la chair des cadavres, assister à des cérémonies bizarres etc.

Alors oui, le complot des psys qui insufflent les faux souvenirs doit être au moins mondial.

La plupart des enfants disent avoir été photographiés nus, avoir dû boire un liquide rouge ou rose que les faisait dormir, avoir assisté à des meurtres d’animaux (lapins, poneys, tortues, chien…), y compris dans les églises.

Des témoignages parlent même de transports des enfants en avion ou en voiture, pour être prostitués à l’extérieur.

Ils parlent de viols et sodomies avec des bâtons, ainsi que d’épisodes scatologiques.

Parfois, les adultes étaient habillés de robes noires, et chantaient en cercle autour d’eux.

En mai 1984, une nouvelle enquête démarre dans une maternelle du coin, après qu’une victime de McMartin ait identifié la maternelle Manhattan Ranch comme un lieu où on a abusé.

Une soixantaine d’enfants a alors parlé, désignant au moins six coupables.

Ils expliquent que des adultes viennent à l’école, les emmènent et abusent d’eux hors de l’école.

Là aussi, des animaux sont tués, les enfants sont photographiés, et les mêmes actes scatologiques sont décrits.

On met donc en place un groupe de travail de 21 personnes dédié à l’enquête en novembre 1984.

Ce groupe travaille sur les cas McMartin et Manhattan Ranch, ainsi que sur deux autres écoles maternelles dont la maternelle Learning Game de Manhattan Beach, liée à la McMartin.

Là, c’est un enfant de McMartin âgé de trois ans qui a identifié l’école comme un lieu où des adultes ont abusé de lui plusieurs fois.

L’école été fermée, ainsi que la Children’s Path preschool à Hermosa Beach et la Peninsula Montessori preschool à Rolling Hills Estates.

La Manhattan Beach et la Children Path preschool appartenaient à Jill B Schwarz.

La seconde a été fermée car sept enfants, dont un de Manhattan Beach et six de Children’s Path, ont dit y avoir été molestés entre janvier 1982 et octobre 1984.

On a ensuite appris que huit autres enfants de Manhattan Beach disaient la même chose, mais l’enquête n’a rien donné bien que trois femmes et un homme aient été mis en cause.

Une campagne pour la réouverture de Children’s Path a rapidement été organisée par certains parents, qui défendaient Schwartz.

Et ça a marché : l’administration a fini par lever la fermeture, qui n’était que temporaire.

Selon Michael Newton, qui a travaillé sur cette affaire, 460 enfants auraient déclaré avoir été abusés dans trois écoles de Manhattan Beach, et que le Children’s International Institute avait repéré que 80% d’entre eux montraient des signes flagrants d’abus, tels que des cicatrices liées à des viols vaginaux et anaux, des saignements anaux, une perte des réflexes du sphincter…

Apparemment, ces examens médico-légaux représentaient un camion entier de documents.

Tous les témoignages étaient étrangement similaires quant aux types d’abus décrits, au déroulement des faits, aux lieux, aux auteurs.

Parmi ces témoignages, il y avait aussi ceux d’anciens élèves, plus âgés, parfois adolescents et jusqu’à une vingtaine d’années, qui savaient donc très bien de quoi ils parlaient.

Hélas, on n’a pas laissé ces témoins plus âgés s’exprimer lors du procès car le délai de prescription était dépassé pour ce qui les concernait.

Mais, on aurait pu les entendre comme témoins, ce qui n’a pas été fait.

Quant aux petits, beaucoup étaient incapables de témoigner, notamment en raison du traumatisme qu’ils avaient subi.

Depuis, un ou deux se sont rétractés, mais la quasi-totalité maintient avoir bien été violé dans ces écoles.

Parmi la trentaine de personnes identifiées et qui n’ont pas été inculpées, il y avait un certain Robert Winkler, arrêté pas loin de là pour avoir géré un réseau d’abus sexuels à partir d’un service de baby-sitting.

Pour les enfants, Winkler s’appelait « the wolfman » et venait souvent à l’école.

Il fournissait les médicaments qui étaient utilisés dans les rituels d’abus, dans des églises, un cimetière, un crématorium.

Pas de chance, Winkler a été retrouvé mort d’une overdose à la veille de son procès.

 

  1. Les tunnels

Les enfants ont donc parlé de tunnels sous l’école, où il y avait une chambre secrète dans laquelle ont les violait, et qui permettaient de sortir de l’école sans être vus de l’extérieur.

Le premier à creuser a été Paul Bynum, le détective suicidé la veille de son témoignage au procès.

Puis, le procureur en charge du dossier a mené des investigations au sujet de ces tunnels, mais cela n’a rien donné.

Il faut préciser que le magistrat n’a ordonné des fouilles superficielles que parce que des parents avaient commencé à creuser eux-mêmes dans l’école.

Et l’instruction était de ne chercher que là où les familles avaient déjà cherché.

Alors, les parents ont saisi l’occasion quand l’école a été revendue en avril 1990, et ont embauché une équipe de scientifiques, dont l’archéologique réputé Gary E. Stickel, qui a donc utilisé des méthodes reconnues pour cette mission.

On a notamment utilisé un radar, et on a sondé le sol, ce qui a permis de constater des remblais ou des tassements de terre anormaux.

L’équipe a donc trouvé sous la terre exactement ce que les enfants avaient décrit.

L’ex chef du FBI à Los Angeles, Ted Gunderson, était présent lors de ces recherches sur les tunnels.

Et il et a déclaré avoir trouvé des tunnels remblayés. Gunderson a ensuite travaillé sur l’étouffement de l’affaire Franklin [6], dont on parlera une autre fois.

Cependant, Jackie McGauley, l’un des parents d’élèves à l’initiative des fouilles, a expliqué que Gunderson était probablement là uniquement pour connaitre l’avancement des recherches, et qu’il lui a volé 30.000$.

Deux tunnels ont été repérés, dans lesquelles un homme adulte pouvait circuler, ainsi que diverses structures qui n’ont rien à faire là.

Ils avaient été remblayés, si bien qu’il a été facile d’identifier les différents types de terre.

Les enfants avaient parlé d’un tunnel donnant un accès caché vers un bâtiment adjacent situé à l’est.

Un second accès donnait sous le mur ouest du bâtiment, et menait vers ce qui ressemblait à la pièce secrète décrite par les enfants.

Les tunnels avaient manifestement été creusés à la main sous la dalle de béton, après la fin de la construction de l’école.

Pourtant, on n’a jamais parlé de ces investigations-là durant le procès, qui n’était pas encore terminé à ce moment.

Mais, admettre qu’il y avait bien des tunnels sous cette école, c’était admettre que les enfants disaient la vérité sur l’un des points les plus « incroyables » de l’affaire.

Dans les remblais de ces tunnels, les archéologues ont retrouvé une boîte à sandwichs Disney fabriquée en 1983, des boites de conserve, des conteneurs, et des ossements d’animaux.

Les abus rituels, une banalité aux États-Unis ?

En février 1985, nombre de policiers savaient que les abus rituels étaient une réalité.

L’un d’eux, l’officier Sandi Gallant, de la police de San Francisco, a réalisé un rapport sur le sujet en recensant de nombreux cas à travers les Etats Unis et au Canada, où le phénomène semblait se développer aussi.

Voici ce qu’elle a écrit aux parents des victimes:

« Au cours des dernières années, les policiers ont été confrontés des investigations qui impliquent un changement de vocabulaire. Ce vocabulaire correspond à des crimes désormais identifiés comme des cas de « l’abus sexuels rituels » ou « abus rituels contre les enfants ». Il décrit les cas impliquant une série systématique de violations sexuelles, physiques, et / ou émotionnelles visant à instiller la peur et réalisés en ayant à l’esprit des objectifs spécifiques. Cela comprend les cas dans lesquels les abus sont commis sur une base spirituelle.

Jusqu’à récemment, les lois étaient appliquées dans ces cas de la même manière que pour la maltraitance habituelle des enfants. Cela n’a pas été fait pour nier l’existence des abus rituels, mais parce que ces cas n’ont jamais été catégorisés avant. En d’autres termes, ces cas ont été traités de la façon dont tous les dossiers ont été traités parce que personne ne savait qu’ils correspondaient à un scénario de crimes alors en développement dans le pays. Toutefois, cela a posé des problèmes en termes de réussite des enquêtes.

Les cas d’abus rituels impliquent généralement plusieurs agresseurs et des victimes multiples. La violence se produit à plusieurs reprises, plutôt que de façon isolée. Les allégations concernent des types d’abus aussi insupportables qu’incroyables. Les enquêteurs croient les victimes, mais ils sont incapables de trouver des preuves qui puissent les conduise vers des poursuites judiciaires.

Dans le dédale des problèmes qui ont surgi, les enquêteurs se sont retrouvés, dans de nombreux cas, face à des affaires qu’ils ont été incapables de prouver. Les parents des victimes, désormais totalement frustrés par ces échecs du système, ont besoin de réponses et, en fait, ont le droit d’avoir des réponses et de savoir pourquoi leurs enfants qui ont été abusés n’ont pas le droit à la justice.

C’est pour cette raison que cet article a été écrit. Vous, les parents, êtes dignes de voir les lois appliquées. Dans le même temps, nous avons besoin de vous pour comprendre la situation.

Pourquoi les lois sont-elles ainsi? En tant qu’enquêteur sur les crimes rituels ces dernières années, je peux honnêtement vous dire que nous faisons des progrès et que ce domaine des crimes est reconnu comme spécifique et réel. Je dis cela parce que pas un jour ne passe sans que je ne sois en contact avec d’autres services de police à travers les États-Unis et au Canada, qui cherchent à obtenir des informations concernant le modus operandi et la manière dont se passent les abus rituels. À cet égard, nous faisons des progrès. Là où auparavant les agents n’étaient pas au courant de ce qu’ils voyaient, ils sont maintenant en mesure d’identifier les choses plus facilement. Alors qu’auparavant les enquêteurs n’avaient pas de formation sur la façon de l’identifier ces crimes quand ils y font face, ils reçoivent maintenant une formation.

Tout cela est très bien, mais les parents ne voient toujours pas les résultats escomptés. Dans de nombreux cas, les suspects ne vont même pas jusqu’au procès, et encore moins sont reconnus coupables. Au moment d’écrire ces lignes, il n’y a eu que quelques poursuites réussies aux États-Unis (…)

Problèmes d’investigation

Un problème est que les parties intéressées, quand elles sont frustrées par la machine bureaucratique, décident « d’aider les enquêteurs» ou de «mener une enquête séparée ». C’est au point que tout un réseau se met en mouvement, et bien que cela aide les parents à se sentir mieux, cela ne fait pas avancer l’enquête. Malheureusement, il peut même faire obstacle à une affaire déjà difficile ».

 

Et dans le rapport à ses supérieurs Gallant a écrit ceci :

« Les informations contenues dans ce document est désagréable et étranges, à un tel degré que l’on pourrait choisir de les discréditer. Cependant, les recherches que j’ai faites dans ce domaine ont révélé que de nombreux cas de ce type [les abus rituels, ndla]  font leur apparition dans le pays et au Canada. Les similitudes dans les histoires de chaque enfant victime utilisé dans ces crimes ont tendance à donner une crédibilité à l’information révélée par d’autres. En outre, les psychiatres et thérapeutes qui ont suivi les victimes, affirment que la cohérence des histoires et les détails explicites révélés les amènent à croire que les enfants disent la vérité. Il y a aussi la croyance que chaque agent des services de police qui a soumis des informations pour ce rapport, que les victimes disent la vérité et que, en fait, les enfants seraient incapables d’élaborer de telles histoires.

Au cours de mes recherches, des similitudes ont commencé à faire surface, indiquant la forte probabilité qu’il existe un réseau de gens dans ce pays, impliqué dans les abus sexuels et de probables homicides de jeunes enfants. Ces cas semblent différer de cas isolés d’abus envers les enfants car les crimes mentionnés ici sont commis avec un objectif à l’esprit de mutiler et massacrer les enfants à des fins rituelles ou sacrificielles. Bon nombre des cas signalés révèlent également une pornographie juvénile au-delà du type normal de pornographie juvénile car les enfants sont photographiés au cours des rituels lors desquels certaines personnes portent des robes, des costumes et des bougies, des serpents, des épées, des autels et d’autres types de matériel rituel sont utilisés ».

Ce rapport n’a jamais été transmis au FBI, et le ministère de la Justice a également refusé de l’examiner.

En 1988, une étude intitulée « sexual abuse in day care : a national study » (abus sexuels dans les maternelles : une étude nationale).

Elle porte sur 270 cas d’abus sexuels dans des crèches et maternelles, concernant 1.639 victimes [7].

Et selon les spécialistes qui ont rédigé l’étude, les abus rituels sont évoqués dans 13% des cas.

Ils divisaient ces 13% entre les « vrai cultes rituels » et les « pseudos rituels » (similaires au cas du Var, par exemple), dans lesquels les rituels servent à intimider les enfants.

Entre parenthèses, les experts ont calculé que sur l’ensemble des cas d’abus sexuels sur les enfants connus par la police, seuls 23% des pédophiles potentiels sont condamnés à de la prison.

En Belgique, 23% des pédophiles condamnés font de la prison, mais passons…

Aujourd’hui aux États-Unis, de nombreux « survivants » des abus sexuels rituels se sont exprimés.

En créant des blogs, des sites web, en témoignant à la télé, dans les journaux, lors de conférences, en mettant en place des associations d’aide aux victimes de ces abus, qui souffrent souvent de divers problèmes tels que les personnalités multiples.

Souvent, ces victimes parlent des mêmes choses : des expérimentations « médicales » (certaines victimes en France parlent de cela aussi), des manipulations mentales, notamment via des chocs psychiques, d’actes de torture, de meurtres rituels.

Et très souvent, des personnalités politiques et locales sont mentionnées également.

Beaucoup de ces victimes disent avoir voyagé en avion pour se rendre dans les partouzes, y compris dans de hauts lieux du pouvoir, et beaucoup sont entrés dans le système parce que leur famille y était et les a fait grandir dedans.

Même les gangs type Mara Salvatrucha auraient leurs propres rituels sataniques avec meurtres de femmes et d’enfants, au Salvador et aux États-Unis probablement.

Les témoignages, en réalité, s’accumulent, et sont souvent très similaires.

Même la plupart des psys US, qui tentent aussi de communiquer sur le sujet et de faire évoluer la prise en charge des victimes, savent que les réseaux satanistes et pédophiles existent.

Il n’y a que les médias commerciaux et la Justice à l’ignorer.

A Londres, une unité spéciale de policiers travaille uniquement sur les abus sexuels rituels sur les enfants, en France ou en Belgique, on considère encore que cela n’existe pas, car c’est impossible (voilà en gros la teneur des débats chez nous).

Une étude menée par l’American Psychological Association a montré que 12% des membres avaient déjà eu à traiter des cas d’abus sexuels rituels.

De fait, il semble que très souvent, les victimes viennent consulter pour une dépression, par exemple, ou un problème quelconque.

Et au fil de la thérapie, les souvenirs d’abus sexuels sataniques reviennent à la mémoire « vive » des personnes.

Mais, on ne peut jamais rien prouver, surtout des années après les faits.

Surtout quand les victimes sont encore sous influence, ce qui ne semble pas rare du tout.

 

Le jeu trouble des « spécialistes »

La machine médiatique destinée à désamorcer la bombe que constitue cette affaire de la McMartin Preschool a recouru à moult « spécialistes » qui se trouvent souvent être des pédophiles revendicatifs, pour parler de la manipulation des enfants, des « faux souvenirs » etc.

Une association comme la False Memory Syndrome Foundation (reconnue d’utilité publique), dotée d’un service de communication bien rôdé, continue aujourd’hui ce travail.

Destinée à promouvoir la notion absolument pas scientifique de « Syndrome des faux souvenirs » [8] à grand renforts d’interventions médiatiques et dans les procès de pédophilie et/ou d’abus rituels, l’association continue encore son travail de sape.

Elle se présente comme une association scientifique mais ne fait que du lobbying pour les personnes accusées de pédophilie, en se basant sur de pseudo études.

Créée en 1992 par divers « spécialistes », dont Ralph Underwager, un an après une interview donnée avec sa femme à un journal pédophile, au cours de laquelle il a déclaré  que la pédophilie est un choix « responsable », et a développé :

« Les pédophiles peuvent affirmer avec audace et courage ce qu’ils choisissent. Ils peuvent dire que ce qu’ils veulent, c’est de trouver la meilleure façon d’aimer. Je suis aussi un théologien et un théologien, je crois que c’est la volonté de Dieu qu’il y ait de la proximité et de l’intimité, de l’unité de la chair, entre les gens. Un pédophile peut dire: « Cette proximité est possible pour moi dans les choix que j’ai fait ». Les pédophiles sont trop sur la défensive. Ils vont partout en disant, « Vous les gens là-bas disent que ce que je choisis est mauvais, qu’il n’est pas bon. Vous me mettez en prison, vous faites toutes ces choses terribles contre moi. Je dois définir mon amour comme étant d’une manière ou d’une autre illicite ».  Ce que je pense, c’est que les pédophiles peuvent affirmer qu’ils choisissent la poursuite de l’intimité et de l’amour. Avec audace, ils peuvent dire, « Je crois que c’est en fait une partie de la volonté de Dieu ». Ils ont le droit de faire ces déclarations pour eux-mêmes comme des choix personnels. Maintenant si oui ou non ils peuvent persuader d’autres personnes qu’ils ont raison est une autre question ».

Cette sortie, pourtant défendue par Pamela Freys [9], la nouvelle directrice de la fondation, l’oblige à démissionner du conseil consultatif de la False Memory Syndrome Foundation.

Qui serait, selon certains, une création de la CIA pour faire écran de fumée face à l’opinion publique dans les cas d’abus rituels et de réseaux pédophiles compromettants.

Si c’est le cas, ça a très bien marché.

Ainsi, plusieurs pions de la CIA qui ont travaillé dans le domaine de la manipulation mentale (un phénomène aujourd’hui prouvé par les archives, cf. affaires MONARCH, MK ULTRA ou Ewen Cameron, par exemple) seraient présents au conseil d’administration de la fondation.

De fait, la fondation a mis au point une technique infaillible pour que les victimes qui se sont rappelé d’abus rituels finissent par dire qu’elles ont simplement halluciné.

Pour faire cesser la polémique, le National Center for the Prosecution of Child Abuse a été créé en 1988, et a normalisé les auditions de mineurs en collaboration avec le National District Attorney’s Associations et le American Prosecutor’s Research Institute.

Du coup, les questions sont ouvertes et neutres, de manière à ne pas risquer d’influencer l’enfant, mais il faut savoir que les enfants parlent très rarement lors de la première audition, qui est souvent la seule.

Le problème, c’est que désormais, cette technique d’audition, qui fait passer à côté de la plupart des affaires, est en train de se répandre partout.

Et même avec ces auditions normalisées (au cours desquelles les enfants parlent très peu, voir pas du tout), qui se veulent neutres et non subjectives, les avocats de la défense se font une joie de dire que l’enfant a halluciné ou qu’il ment.

De l’avis d’une inspectrice de police belge chargée de ces auditions,

« les témoignages des enfants, même réalisés suivant cette méthode, ne sont pas des preuves.

Si nous allons au procès avec seulement le témoignage de l’enfant, sans preuves médico-légales qui sont très rares à obtenir surtout plusieurs jours après les fais, c’est du pain bénit pour les avocats des accusés ».

 

Bref.

Ralph Underwager est donc l’un de ces spécialistes largement cités par les médias à l’époque, et notamment par Debbie Nathan.

Doté d’un diplôme de théologie, ancien pasteur Luthérien et psychiatre, il a écrit avec sa femme Hollida Wakefield un bouquin intitulé « Accusations d’abus sexuels sur les enfants », vendu 70$.

Une formidable critique du Journal of the American Medical Association résumait parfaitement le degré de fiabilité des délires d’Underwager :

« Ce livre a peu de valeur pour ceux qui travaillent avec les enfants abusés à part qu’il peut être important de connaître tous les points de vue.

Le livre sera sans aucun doute très utile aux avocats qui défendent les personnes accusées d’abus sexuels sur les enfants.

Il semble avoir été écrit tout particulièrement pour ce public…

Les auteurs citent 700 références, mais ils n’ont pas réellement étudié cette littérature.

Lorsqu’une des références qu’ils citent ne correspond pas à leur point de vue, ils déforment simplement les conclusions ».

En 1974, Underwager a été nommé directeur de l’Institute for Psychological Therapies, dans le Minnesota, et s’est mis à courir les tribunaux à travers tout le pays pour y témoigner en faveur des présumés abuseurs d’enfants, jusqu’à y consacrer  60 à 70% de son temps de travail [10].

Et pour Underwager, tous les enfants mentent systématiquement lorsqu’ils parlent d’abus rituels.

D’après d’autres spécialistes, ce serait beaucoup plus rare que cela : David Chadwick du San Diego Children’s Hospital, estimait en 1989 que moins de 8% des allégations d’abus sexuels faites par les enfants sont fausses.

Jones et McGraw, qui en 1987 ont examiné 576 cas d’enfants abusés recensés par le Denver Department of Social Services, ont classifié les affaires suivant le degré de fiabilité.

Seulement 1% de ces enfants étaient considérés comme ayant probablement fait de fausses allégations.

En 2000, 551 cas similaires des mêmes services sociaux de Denver reçus en un an ont été étudiés, et 14 enfants, soit 2,5%, étaient susceptibles d’avoir menti.

Dans trois de ces 14 cas, un parent avait manipulé l’enfant, trois autres fois, un geste banal a été mal interprété par l’enfant, et les huit derniers cas étaient réellement de fausses allégations émanant de l’enfant.

En outre, des études montrent qu’environ la moitié des victimes d’abus sexuels dans l’enfance refoulent ou oublient ce qui leur est arrivé durant une période de leur vie, en raison par exemple de troubles dissociatifs qui, dans le cas des abus rituels sont fabriqués de toutes pièces par les abuseurs.

Pour résumer : en matière d’abus sexuels, on est bien dans la sous-estimation du phénomène, y compris et même surtout chez les victimes, et pas du tout dans la surestimation, comme ceux qui parlent d’ « hystérie des abus sexuels » aimeraient le faire croire.

Mais, revenons à ce cher Underwager. En 1984 il créé VOCAL, une association de défense des personnes accusées d’abus sexuels, avec des parents qu’il a contribué à faire acquitter.

Les militants n’hésitaient pas à manifester avec leurs pancartes devant les hôpitaux ou les tribunaux pour se faire entendre.

Cela a permis à Underwager de témoigner dans plus de 200 procès avant les années 90.

Au cours de ses sorties, il a par exemple expliqué que 60 % des femmes sexuellement maltraitées dans l’enfance disaient que l’expérience a été bonne pour elles.

Pour lui, les enquêtes liées à la protection de l’enfance sont une « attaque contre la famille en tant qu’institution », et il a aussi affirmé que 75% des mères alléguant des abus sexuels dans les procédures de garde liées aux divorces ont souffert d’un «trouble grave de la personnalité» qui les a incitées à fabriquer des fausses allégations.

En gros, on retrouve ces mêmes arguments dans quasiment tous les procès d’abus sur les mineurs.

Procédurier, Underwager n’hésitait pas à poursuivre ses détracteurs même parmi les spécialistes, comme Anna Salter pour qui Underwager n’était là que pour aider les pédophiles.

Heureusement, il a toujours perdu contre elle.

Douglas Besherov, qui fut directeur du National Center on Child Abuse and Neglect, tout en étant directeur du lobby patronal American Entreprise Institute.

Il faisait aussi partie des propagandistes liés à la CIA, qui avaient évidemment un accès facile aux médias.

Besherov expliquait doctement dans un bouquin publié par l’American Entreprise Institue, intitulé ‘Doing something about child Abuse : the need to narrow the grounds for state intervention’ (traduisible avec mon anglais médiocre comme Faire quelque chose au sujet des abus sexuels sur les enfants : la nécessité de réduire le champ d’intervention de l’Etat) que « statistiquement », la plupart des allégations d’bus sur les enfants sont des mensonges.

Il a évidemment été contredit dans ses « statistiques » par moult autres spécialistes qui eux, n’ont pas accès aux médias.

Et notamment par ceux qui ont publié les statistiques sur lesquelles il s’était basé.

Besherov était même dangereux, puisqu’outre le fait qu’il prenait la plupart des gamins pour des menteurs, selon lui-même ceux qui étaient bien victimes et pouvaient rester chez eux dans la plupart des cas, même si, précisons-le, c’est chez eux qu’ils ont été abusés.

Car, selon lui, ils ne sont pas face à un « danger immédiat ».

Et suite à son travail, on a vu fleurir des articles intitulés «’Fausses allégations d’abus sur les enfants : est-ce que cela peut vous arriver ?’ dans Woman’s Day en 1986, ou encore ‘L’invasion des défenseurs des enfants : personne n’est en sécurité dans la guerre contre les abus’, dans Progressive en 1985…

Au chapitre des médias, on peut évoquer Paul et Shirley Eberle, un couple de journalistes qui a publié en 1986 un bouquin dans la droite ligne des faux souvenirs etc., intitulé « The Politics of Child Abuse » dans lequel ils dénoncent les excès de « l’industrie des abus sur les enfants » (child abuse industry) et requièrent des poursuites contre les mères, les psychologues et autres travailleurs sociaux qui manipulent les enfants afin qu’ils fassent de fausses allégations, ce qui pour les auteurs est le cas presque 100% du temps.

Les auteurs récidivent en 1993, avec « The Abuse of Innocence », qui portait essentiellement sur l’affaire McMartin.

Accessoirement, dans les années 70 le couple était très impliqué dans la pédopornographie à Los Angeles, et ont publié un magazine dépravé appelé Finger, dans lequel on trouvait par exemple des scènes sado-maso ou scatologiques impliquant des enfants y compris, semble-t-il, les leurs [11].

On pouvait aussi y trouver des articles tels que « baby fucking »…

Mais, comme Cohn Bendit chez nous, on a estimé que les Eberle étaient simplement dans la vague de libération sexuelle des années 60 et 70, et qu’il n’y avait rien de méchant derrière tout ça.

 

On ne pourrait pas terminer ce chapitre sur les « experts » qui s’acharnent à nier la réalité des abus sexuels et à relativiser leur impact sur les victimes, sans aborder le cas très préoccupant de l’inventeur du « syndrome d’aliénation parentale » (SAP) en 1985, Richard Gardner.

Qui a lui aussi parlé « d’une grande vague d’hystérie » pour décrire l’affaire McMartin.

Il revendique sur ses CV d’avoir enseigné à l’université de Columbia, ce qui n’est pas certain du tout.

L’individu a même réclamé lui aussi des sanctions contre les personnes qui signalent des abus sexuels (même avérés).

Comme ses études étaient complètement bidons et que les revues scientifiques à peu près sérieuses n’en voulaient pas, Gardner a créé sa propre maison d’éditions, Creative Therapeutics, Inc, où la plupart des 250 bouquins, vidéos et articles de Gardner ont été publiés, dont ses premiers articles sur le SAP.

Le bouquin « Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited » (Hystérie des abus sexuels : le procès des sorcières de Salem revisité) a été publié dans sa propre maison d’éditions en 1991, de même que « The Parental Alienation Syndrome and the Differentiation Between Fabricated and Genuine Sex Abuse Allegations », un de ses premiers bouquins sur le SAP publié en 1987, ou son premier article sur le sujet « Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals », publié en 1986.

Rappelons qu’en principe, pour être reconnu, le travail d’un scientifique doit être publié dans des revues « sérieuses », avec un comité de lecture qui valide les recherches, ce qui n’a jamais été le cas pour Gardner.

Le SAP, j’en ai déjà parlé, mais en gros il s’agit de dire qu’un enfant qui évoque des abus sexuels dans le cadre d’un divorce ment.

Selon Gardner, l’enfant mentait d’abord dans 90% des cas, puis dans 30%, à la fin de sa carrière.

Pour Gardner, la pédophilie intra-familiale relève d’une tradition plus que d’une déviance, et la pédophilie devrait être intégrée dans la liste des comportements sexuels basiques, tels que l’homosexualité par exemple.

Mais, le sadisme sexuel, la nécrophilie, la zoophilie ou la scatologie devraient selon Gardner être considérées de la même manière.

Il reprend aussi la théorie des pédophiles, selon laquelle les enfants seraient à la recherche de sexualité avec les adultes, ce qui est particulièrement inquiétant pour un psy spécialisé dans les enfants. Il reprend aussi cet autre argument bien connu, selon lequel

«  les abus sexuels ne sont pas nécessairement traumatisants ; ce qui est déterminant dans l’aspect traumatique des abus sur les enfants, c’est l’attitude de la société envers la personne poursuivie » [12].

De fait, il n’y a pas un seul forum de pédos dans lequel on ne trouve pas cet argument absolument débile.

Comme les autres, d’ailleurs, mais c’est fatiguant de répéter pourquoi on a créé la notion de mineur en droit.

En ce qui concerne sa préoccupation pour le bien être des petites victimes, Gardner a écrit que

« On doit dire aux enfants qu’il n’y a pas de parent parfait.

« L’exploitation sexuelle doit être mise dans la liste des choses négatives,

mais les choses positives aussi doivent être appréciées ».

C’est ainsi que des assistantes sociales, dans l’affaire de Castres ou du Var, sont capables de dire aux enfants qu’il faut oublier les abus, que « papa ne l’a pas fait exprès »…

Selon Gardner, le parent pédophile ne doit pas être écarté du foyer où vit l’enfant, sauf si vraiment il reste complètement pédophile et que le rapprochement avec la famille a raté.

Alors qu’aujourd’hui, on cherche à mettre les enfants à l’abri le plus rapidement possible. Il faut également dire aux enfants

« que dans d’autres sociétés, ces comportements [pédophiles] étaient considérés comme normaux »,

et en outre « il faut aider les enfants à comprendre que nous avons dans nos sociétés une attitude exagérément punitive et moraliste concernant les accusés d’abus sexuels sur les enfants ».

Il n’y a pas besoin de faire un dessin pour comprendre que des types comme Gardner, encensés encore aujourd’hui par des « spécialistes » comme Bensussan en France, ont fait perdre des dizaines d’années dans la prise en charge des victimes d’abus sexuels, particulièrement quand il s‘agit d’enfants.

Je m’arrête là sur les théories fumeuses de Gardner, mais la liste est longue et on pourrait en faire une encyclopédie de la propagande pédophile.

Accessoirement, toutes ces théories ont été publiées par sa propre maison d’édition.

Gardner a été tellement critiqué qu’il a tenté de répondre à la plupart des reproches, souvent acerbes, faites par ses collègues (notamment les spécialistes US des abus sur les enfants qui n’ont pas reconnu le SAP) et par les associations de victimes.

Rappelons que le SAP n’est toujours pas inscrit dans le DSM, qui recense les troubles mentaux officielles, et qui a pourtant une furieuse à s’étoffer à chaque révision.

Si le SAP n’y est toujours pas malgré le lobbying intensif de Gardner, c’est qu’il n’a vraiment aucun fondement scientifique [13].

En France, pourtant, des psys comme Paul Bensussan, qui défend les accusés de pédophilie jusque dans nos médias, se basent uniquement sur le SAP pour décrédibiliser la parole des enfants.

Et des associations comme SOS Papa, qui défend tous les pères, y compris les pères accusés d’actes pédophiles, font leurs choux gras avec ledit SAP, brandi comme un bouclier par les pédos.

D’après les observateurs, « la théorie du SAP a eu un effet profond sur la manière dont les tribunaux de notre pays abordent les allégations d’abus sexuels, particulièrement lors de divorces ».

De fait, comme Underwager, il a en partie fait sa com ‘ en défendant les accusés de faits pédophiles jusque dans les tribunaux, et serait ainsi intervenu dans 400 affaires environ à travers 25 Etats.

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On n’aura jamais officiellement la vraie vérité dans l’affaire McMartin.

Ce qui est sûr, c’est que comme avec Outreau chez nous, et Dutroux en Belgique, dès qu’on parle d’abus rituels aux Etats-Unis, la pensée unique (autorités + médias commerciaux) brandissent l’affaire McMartin comme un avertissement « d’hystérie satanique ».

Depuis, la chape de plomb s’est refermée, et ceux qui osent dire que ce qu’ont dit les enfants était vrai sont immédiatement traités d’hurluberlus conspirationnistes ou de fanatiques des droits des enfants.

La règle dans ces enterrements judiciaires qu’on commence à trop bien connaitre, c’est de ne pas prendre en compte ce que disent les victimes, qui sont aussi les seuls témoins.

Et qui ont l’énorme désavantage de n’être que des enfants.

Si par malheur des psys cautionnent la parole des enfants, on fait intervenir d’autres spécialistes, comme Underwager aux Etats Unis ou Bensussan en France, qui se chargent de décrédibiliser les experts et les victimes.

Après, on met de côté les preuves médico légales –quand elles existent, et l’affaire est bouclée.

Dans Outreau, on a cependant une exception : on a bien pris en compte les preuves médico légales, si bien que 12 enfants ont été reconnus finalement comme victimes.

Dans cette affaire, il manque juste la plupart des coupables.

Dans l’affaire McMartin, on a réussi le tour de force de considérer que près de 500 gamins racontaient des mensonges, qu’ils avaient tous été manipulés par les experts.

Quant aux examens médico légaux qui prouvaient les sévices, quant aux tunnels, on n’en a simplement pas parlé lors du procès.

La morale de tout cela ?

Je vous laisse le soin de la percevoir.

 

[1] Virginia McMartin, qui fut une célébrité dans les années 60 sur le créneau de la garde des enfants, et a voyagé en tant que consultante en Nouvelle Zélande, en Australie, au Danemark, en Suède, en Norvège et en Angleterre.

[2] MacFarlane craignait que les enfants en soient victimes d’un « syndrome » tout à fait différent des faux souvenirs : un syndrome d’habitude aux abus sexuels qui les amènerait à nier qu’ils ont pu être victimes (et elle n’a pas tort, puisque les enfants commencent presque toujours par nier avoir subi quoi que ce soit, surtout s’ils connaissent l’abuseur).

Elle a donc utilisé des techniques décrites par certains comme « extrêmement suggestives ».

[3] Le procès en lui-même s’est étalé entre 1987 et 1990, quand toutes les charges ont été levées, et aurait couté 15 millions de dollars.

La phase préliminaire a duré près de deux ans parce que les sept avocats de la défense ont été autorisés à interroger les enfants à de multiples reprises.

[4] Le California State Department of Public Social Services a en effet fermé une dizaine d’autres maternelles.

Ensuite, plusieurs affaires d’abus sexuels dans des maternelles ont éclaté en Californie et dans le pays après l’affaire McMartin : on a eu l’affaire de Country Walk en 1985, quand le propriétaire du Country Walk Babysitting Service (qui n’avait pas de licence et était installé dans leur maison de banlieue à 150.000$), Francisco Fuster, a été jugé coupable de 14 chefs d’inculpation d’abus sur des enfants.

En 1982, il avait déjà été jugé coupable d’attouchements sur une enfant de 9 ans.

Fuster était un pédophile, sataniste et pervers narcissique, amateur de scatologie.

Là encore, le pédo s’en est bien tiré parce que ses avocats ont dénoncé les spécialistes qui avaient validé les propos des enfants victimes, via d’autres « spécialistes » et de journalistes comme Debbie Nathan.

On a notamment dit que les enfants avaient été longuement interrogés par les psys, qui n’acceptaient pas les réponses négatives.

La femme de Fuster, Illeana (23 ans en 1985), menacée de devoir quitter les Etats-Unis, a fortement soutenu son mari dont elle subissait la perversité.

Elle a quand même été renvoyée au Honduras dès 1989.

Récemment, elle a expliqué avoir subi un véritable lavage de cerveau par les « spécialistes », pendant que le fils de Fuster revenait sur ses accusations contre son père.

Dans cette affaire, les enfants ont décrit des cérémonies satanistes, des meurtres d’animaux, des viols collectifs, de photos pédopornos, comme dans l’affaire McMartin.

Là en plus, ils devaient manger des excréments.

Comme d’habitude aussi, on menaçait de tuer leurs parents si les enfants parlaient.

On a aussi l’affaire McCuan et Kniffen, du nom de deux couples qui tenaient une crèche sons licence en Californie.

L’affaire implique aussi les parents de Déborah McCuan. Là aussi, on a parlé de « chasse aux sorcières » : ce sont des flics zélés qui auraient gonflé l’affaire pour rien.

Selon les victimes, les couplés s’échangeaient les enfants, y compris les leurs, pour des partouzes pédos.

Ils ont été condamnés en 1983 et ont pris ensemble plus de 1.000 ans de prison, puis en 1996 ils ont été libérés (en 1982 ils avaient déjà été jugés coupables de maltraitance sur leurs deux filles).

Là aussi, on a fortement décrédibilisé les personnes qui ont cru les enfants, en les faisant passer pour des psychotiques qui avaient manipulé les gamins.

En outre, les McCuan ont bénéficié d’une incroyable bienveillance des services sociaux.

En 1984, éclate aussi l’affaire du Fells Acres Day Care Center, dans le Massachusetts.

Un enfant de quatre ans s’est confié à sa famille (qu’on a aussi décrédibilisée), expliquant que le chauffeur du bus qui l’amène à l’école l’a touché.

Il dit aussi avoir été violé par un clown et un robot dans une chambre secrète.

La police réunit les parents des élèves, et interroge les enfants.

Au final, un enseignant, sa mère et sa femme ont été condamnés pour avoir abusé de neuf enfants.

Encore une fois, on a aussi décrédibilisé la parole des enfants (« syndrome des faux souvenirs » etc.) et les experts qui ont validé leurs propos, si bien qu’on a finalement décidé de ne pas en tenir compte.

En 2004, tous les coupables étaient sortis de prison.

Plusieurs autres abus ont eu lieu dans des crèches et maternelles du Bronx.

[5] Ray et Peggy Buckey, la mère de cette dernière Virginia McMartin, Peggy Ann Buckey (la sœur de Ray), Mary Ann Jackson, Betty Raidor et Babette Spitler étaient sur le banc des accusés.

[6] En gros, les enfants placés dans Boy Town, une ville pour enfants difficiles et/ou autistes.

Ils étaient alors envoyés dans des partouzes à travers le pays, certaines impliquant des personnages du plus haut niveau comme Reagan.

[7] A l’époque, il y avait 229.000 « day care » et 7 millions d’enfants à y être pris en charge aux Etats Unis.

Les experts ont donc compté qu’il y avait 5,5 cas d’abus sexuels avérés sur 10.000 enfants pris en charge, contre 9 sur 10.000 dans le cadre familial.

[8] Il n’y a pas eu d’étude basée sur des méthodes scientifiques.

Comme pour Gardner et son « syndrome d’aliénation parentale », leurs travaux sont simplement des escroqueries intellectuelles.

[9] Jennifer Freyd, professeur de psychologie et fille de Pamela et Peter Freyd, psychiatres co directeurs exécutifs de la Fondation, a dénoncé ses parents publiquement comme étant des pédophiles.

[10] Par exemple, il a été appelé à la rescousse par les avocats de Woody Allen, accusé par son ex-femme Mia Farrow d’avoir abusé de leur fille de sept ans.

[11] A ce sujet, la police a dit qu’ils avaient bien vu les photos d’enfants dans Finger, mais qu’ils n’avaient pas pu prouver qu’ils avaient moins que l’âge légal pour lesdites photos.

Au moment où l’enquête commençait à se préciser, le magazine a fait faillite, à la fin des années 70.

[12] Dans « True and False Accusations of Child Sex Abuse », publié en 1992 dans sa propre maison d’édition.

[13] Lors de la dernière révision du DSM en 1994, la moitié des membres de l’American Psychiatric Association, qui réalise la liste, avaient refusé que le SAP soit inscrit comme trouble mental et soit reconnu, un tiers avaient demandé qu’il le soit.

 

Abus sexuels rituels : quelques cas qui font débat aux États-Unis

Dans les années 80, beaucoup d’affaires d’abus sexuels commis dans des crèches et écoles maternelles, ou dans des foyers, ont fait surface aux États-Unis.

Systématiquement ou presque, elles ont été étouffées.

D’abord une certaine presse minimisait les faits de manière répétitive.

Ensuite, des “spécialistes” interviennent au tribunal, comme l’a fait Ralph Underwager, un pseudo expert qui a créé le “syndrome des faux souvenirs” dans le seul but de décrédibiliser les témoignages des enfants, qui apparaissaient par centaines.

Aujourd’hui en France, le “syndrome d’aliénation parentale“, créé par un autre pédophile, Richard Gardner, n’a pas d’autre but.

Il convenait d’étouffer ces affaires d’abus sexuels rituels commis sur des enfants, d’autant plus que de nombreuses victimes ont décrit des cérémonies à visée satanique.

Voici quelques affaires qui ont fait largement débat aux Etats-Unis.

Alors que chez nous, tout cela est censé ne pas exister…

Source principale : http://ra-info.org/faqs/ra-convictions/

 

ARKANSAS

Trois adolescents de 16 à 19 ans ont tué trois gamins de 8 ans en mai 1993 à Memphis.

Puis en juillet 2007, de nouvelles recherches sur les éléments du meurtre font apparaître qu’un ADN n’a pas été identifié : il n’appartient ni à la victime, ni aux trois ados incriminés.

En outre, des témoignages ont été manipulés par les flics.

Les trois ados ont finalement été libérés en 2011.

L’un des ados, Jessie Lloyd Misskelley, a dit aux flics que ces meurtres barbares avaient un caractère rituel et satanique, qui comprenait le viol et la mutilation des victimes.

Miskelley est ensuite passé pour un handicapé mental qui a parlé sous la contrainte.

La date du meurtre correspondrait au calendrier de la secte WICCA.

Différents objets sataniques ont été retrouvés chez les ados, dont l’un, Echols, fut longuement hospitalisé en HP en 1992, et était un grand lecteur du sataniste Anton laVey, disciple d’Aleister Crowley.

Quatre mois avant le drame, Echols avait déclaré qu’il obtenait ses pouvoirs en buvant le sang des autres, surtout s’il s’agissait de « partenaires sexuels ».

D’ailleurs, ces meurtres semblaient être liés à des pratiques sexuelles occultes.

Misskelley a expliqué qu’il avait rejoint un groupe sataniste trois mois avant les meurtres, et que tout le monde se retrouvait régulièrement dans la forêt pour des orgies sexuelles, où on tuait des chiens avant de les manger.

Le procès de Miskelley a été mené séparément des deux autres.

Certains jurys ont été menacés dans le procès des deux autres.

Lors du procès, Echols a décrit précisément comment les enfants avaient été tués, des détails qui n’avaient jamais été rendus publics.

En outre, il s’était vanté des meurtres auprès de connaissances.

 

 

CALIFORNIE

Alvina et Deborah McCaan, Scott et Brenda Kniffen, (deux couples avec deux enfants) et Rodney et Linda Phelps (parents de Deborah McCuan) sont poursuivis en 1982 pour avoir maltraité des enfants, dont les leurs.

Ils étaient échangés entre les familles et utilisés pour des partouzes.

Des enfants étaient également places illégalement dans une crèche tenue par ces gens.

Deux couples ont été en prison, et les Phelps ont pu s’enfuir après leur condamnation.

Dans cette affaire, les médias ont parlé de « chasse aux sorcières  » : ce sont des flics zélés qui auraient gonflé l’affaire pour rien.

Selon les victimes, les couplés s’échangeaient les enfants, y compris les leurs, pour des partouzes pédos.

Ils ont été condamnés en 1983 et ont pris ensemble plus de 1.000 ans de prison, puis en 1996 ils ont été libérés.

En 1982, ils avaient déjà été jugés coupables de maltraitance sur leurs deux filles, mais celles-ci ont ensuite déclaré qu’elles avaient été manipulées par les services sociaux.

Là aussi, on a fortement décrédibilisé les personnes qui ont cru les enfants, en les faisant passer pour des psychotiques qui avaient manipulé les gamins.

En outre, les McCaan ont bénéficié d’une incroyable bienveillance des services sociaux.

Les autorités ont volontairement négligé l’aspect rituel des abus, même si en 1985, les autorités ont passé quatre jours à rechercher les corps de 10 à 15 enfants tués et enterrés dans le cadre d’un culte satanique avec des ossements d’animaux.

Deux fillettes ont déclaré avoir vu des enfants et des bébés tués au cours de rituels sataniques, et trois lieux d’enterrement ont été désignés.

 

Au même moment, un second réseau pédophile intrafamilial est mis à jour à Bakersfield : cinq adultes ont été condamnés en 1985 (Richard Cox, Ruth Ann Taylor, Anthony Cox, George Cox, Theresa Cox).

Quatre enfants ont été placés.

Les victimes ont parlé de scènes de torture et de multiples viols, mais les examens médicaux n’auraient rien prouvé.

Puis ils ont été blanchis et ont même touché un dédommagement de l’État californien.

Là aussi, on a dit que les professionnels qui ont interrogé les victimes leur ont suggéré les réponses.

Sept autres personnes impliquées dans un réseau pédophile à Bakersfield ont été condamnés la même année, notamment pour production de pornographie enfantine.

Leroy George Stowe III, également de Bakersfield a quant à lui été condamné en mars 1985.

Peu après, des victimes ont décrit les rituels sataniques qu’il accomplissait, dont des meurtres d’enfants et des abus rituels.

Lui aussi est passé pour une victime de fausses allégations et a été blanchi en 1987.

D’ailleurs, 77 personnes qui avaient été accusées comme lui d’être impliquées dans un réseau pédophile ont été laissées tranquilles par la Justice.

Pourtant, les victimes (au début de l’enquête, on parlait d’une soixantaine d’enfants concernés) ont parlé de pas moins de 29 meurtres d’enfants et de bébés lors de sacrifices sexuels et sataniques dans la zone de Bakersfield.

C’était trop, alors on a dit que les enfants mentaient.

 

 

En 1987 à San Diego, Robert Wilkins et Lori Bartz sont condamnés pour avoir abusé et violé des enfants du voisinage (4 fillettes et un garçon de 10 à 15 ans), abus s’accompagnant de toute une imagerie satanique.

Les victimes ont encore décrit des rituels, et Bartz déclarait pouvoir communiquer avec Satan.

Entre le début et la fin de la procédure, on est  passé de 92 chefs d’accusation à 8 seulement.

Les enfants ont parlé d’abus commis également dans le sous-sol d’une école et à un skate park où Bartz traînait régulièrement.

 

A Santa Rosa en 1988, Darryl Ball et Charlotte Thrailkill sont condamnés pour maltraitances d’enfants âgés de 5 à 8 ans, dont les leurs.

Le procureur avait évoqué l’aspect rituel des abus, et des enfants victimes ont décrit  sur une bande vidéo des cérémonies sataniques qui comprenaient des meurtres d’enfants et d’adultes (mais aucun corps n’a été retrouvé évidemment).

Ils ont parlé d’autres adultes présents, faisant partie d’un groupe satanique.

Les enfants subissaient des injections avant les viols et étaient obligés de commettre des actes sexuels entre eux.

Des actes cannibales ont été décrits également.

Tous les enfants victimes étaient traumatisés, d’autant plus qu’ils avaient été menacés s’ils parlaient.

Thraikill a été considérée comme la femme agresseur sexuel la plus violente.

Les victimes ont été interrogées par la Criminal Investigative Division de l’armée.

Beaucoup de gens étaient impliqués dans ce réseau, mais bizarrement Thraikill et Ball ont été les seuls à passer devant un tribunal…

Les enfants ont aussi dit que tout était filmé, mais on n’a pas retrouvé les vidéos.

Les deux ont été condamnés parce qu’ils ont plaidé coupables.

 

A Mendocino County, depuis 1984 au moins, plusieurs enfants du Jubilation Day Care Center à Fort Bragg (un camp militaire [1]) ont dit avoir été abusés sexuellement, torturés, forcés à boire du sang et à manger des excréments.

Cela, dans la maternelle, mais aussi dans différents lieux extérieurs aux bases militaires, dont au moins deux églises.

Un certain Aquino, lieutenant colonel déjà cité dans l’affaire Franklin, était mentionné comme l’un des abuseurs, de même que sa femme.

 

 

Aquino, marié à une certaine Lilith, était le fondateur et le leader d’un groupe satanique, le Temple de Set [2], et serait un pro du contrôle mental (dans l’armée, il était chargé des opérations psychologiques).

Aquino a été viré de l’armée en 1990 après une enquête sur des abus rituels.

Aquino avait été identifié par plusieurs victimes, et agissait dans le cadre de rituels sataniques.

Là aussi, tout était filmé.

D’après les enfants, qui ont parfaitement décrit la résidence d’Aquino, le pervers a tué et mangé des victimes, et les corps étaient jetés dans un lac.

Aquino se revendiquait comme l’antéchrist et avait des tendances nazies.

Sa mère, Betty Ford, était une grande prêtresse dans un temple satanique à tendance égyptienne.

Des séances de programmation mentale avaient très probablement lieu.

Aquino a aussi été cité par certaines des victimes de Thraikill et Ball, à Santa Rosa, mais il n’a pas été inquiété.

Ball et Thraikill auraient été, selon certains enfants, membres du groupe satanique d’Aquino.

24 enfants ont dit avoir été violés au foyer pour enfants de Fort Bragg, entre 1983 et 1990, par le personnel et des amis du personnel.

Tout un tas de torture y avaient cours, comme enfermer les enfants dans des cages, les laisser à deux doigts de se noyer, les menacer avec des armes, les prendre en photo et les filmer pendant les viols…

Lors d’une perquisition au Temple de Set, les flics ont saisi 38 vidéos et négatifs prouvant l’existence d’un réseau pédophile opérant dans les camps militaires.

De plus, six enfants ont contracté une maladie sexuellement transmissible, la chlamydia.

On a soupçonné qu’Aquino était la tête de pont du Pentagone dans les sectes sataniques.

Mais, Aquino semblait en tout cas pratiquer les rituels sans aucune retenue.

Mais, on l’a présenté dans les médias comme une innocente victime dont on cherche à détruire la croyance, somme toute anodine.

Et l’affaire a encore été étouffée.

Aquino serait aussi impliqué dans la disparition et l’exploitation sexuelle d’un gamin enlevé en 1982, Johnny Gosh, embarqué dans un réseau de prostitution infantile.

Il avait aussi été inquiété dans une affaire d’abus sexuels au Presidio Child Development Center de Presidio, une base de l’armée, en 1986.

16 victimes âgées de parfois 3 ans ont été identifiées, mais seul un instituteur, Gary Hambright, a été arrêté en 1987, et relâché trois mois plus tard quand on a laissé tomber les poursuites, jugeant qu’il n’y avait pas assez d’éléments pour relier Hambright ou même les Aquino aux crimes.

Et fort étrangement, en avril 1989 l’armée a envoyé aux parents d’au moins 56 enfants un courrier demandant de tester leur enfant au virus HIV, car Hambright l’avait contracté.

 

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CAROLINE DU NORD

En 1992, Robert F. Kelly, co propriétaire du Little Rascals Day Care Center, prend 12 condamnations à vie, et l’ancienne cuisinière du centre, Kathryn Dawn Wilson, est condamnée aussi à la prison à vie.

Cela, après le procès le plus long et le plus coûteux de Caroline du nord à ce moment. 12 enfants de 4 à 7 ans ont déclaré avoir été violés par lui en présence d’autres enfants.

Ils ont dit avoir été obligés à manger des excréments, forcés à regarder la copulation de Kelly et Wilson, menacés avec des serpents, pénétrés avec des objets, pendus à des arbres et mis dans des sacs, et avoir été présent lors du meurtre d’autres enfants.

A l’origine, Kelly devait faire face à 248 chefs d’accusation concernant 22 enfants, puis au bout de deux semaines d’audience, on est passé à 128 chefs d’accusation concernant 14 enfants.

Mais ce sont en réalité 90 enfants qui ont accusé une vingtaine d’adultes.

Au procès, seules cinq autres personnes dont la femme de Kelly, co propriétaire du centre, et Willard Scott Privott, ami et partenaire de golf de Kelly et propriétaire d’un magasin de vidéos, ont été inculpées dans cette affaire.

Bizarrement elles ont été jugées séparément.

Au sujet de Privott, jugé en 1994 pour 68 chefs d’accusation, seize enfants l’ont accusé par exemple de les avoir obligés à avoir des rapports sexuels entre eux, de les avoir violés ainsi que d’autres employés du centre, le tout étant filmé et photographié par Privott.

Il était aussi accusé d’avoir kidnappé et violé une fillette.

Des enfants disent aussi que Privott a tué des bébés qu’il donnait à manger aux requins.

Privott a plaidé coupable en échange d’une libération immédiate sous conditions (après quand-même trois ans de préventive).

Kelly a fait appel en 1995 et deux ans plus tard, les procureurs laissent tomber toutes les charges contre Kelly, parce que des erreurs auraient été commises lors des poursuites, et parce que les parents des 12 victimes ne voulaient pas que leurs enfants soient forcés de témoigner une nouvelle fois.

De fait, tous les enfants étaient victimes de traumatismes.

Là encore, les avocats de la défense ont dénoncé des manipulations des enfants par les enquêteurs, qui auraient été trop proches des familles des victimes.

Kelly a bénéficié d’un large soutien des médias et de groupes de pression.

Pourtant, les jurys ont dit qu’ils croyaient les enfants et n’ont pas tenu compte des dénégations de Kelly et sa clique.

D’ailleurs, le centre de Little Rascals a été fermé dès que l’affaire a explosé, en 1989.

 

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Patrick Figuered, ex patron d’une société d’électronique, est arrêté en novembre 1988 et condamné à trois peines de prison à vie en 1992, pour des viols commis sur trois enfants âgés de 2 à 5 ans en 1988.

La compagne de Figuered, Sonja Hill, a également participé à ces viols, commis dans la crèche de la mère de Hill, qui était chez elle et où le couple Figuered – Hill squattait souvent quand Figuered était au chômage.

Les enfants ont dit avoir été drogués, que les viols étaient filmés, et qu’ils étaient forcés de participer à des rituels sataniques dans lesquels les adultes avaient des capes et des masques, des chandelles, des bibles brûlées, et au cours desquels les enfants étaient obligés de boire du sang et de l’urine de chien, ou encore à commettre des actes sexuels entre eux.

Les enfants étaient également drogués, et les scènes de viols étaient filmées, d’après les enfants.

En outre, les enfants ont dit avoir été forcés à adorer Satan pendant qu’ils étaient abusés.

Inutile de préciser que Figuered passe lui aussi pour une victime des enfants menteurs.

On a aussi réduit la première victime (une petite fille de deux ans), à un « problème intestinal », alors qu’un médecin a écrit qu’il s’agissait probablement de sodomies.

C’est un exemple, qui illustre la mauvaise foi des détracteurs des abus rituels.

Parce que pour qu’un médecin parle de sodomies, il faut que les signes soient plus que clairs.

 

En 1994, Michael Alan Parker est accusé d’avoir violé ses deux filles et son fils âgés de 9 à 12 ans dans le cadre d’un rituel satanique, parfois en présence d’autres adultes en robe.

Une enfant a décrit un viol avec des objets, et dit que Parker buvait du sang, pendant que d’autres adultes étaient en train de chanter avec des bougies en main.

La fillette explique qu’une autre enfant était là, toute nue, et qu’elle s’appelait A. Robinson, qu’elle a commencé à crier et a cherché à s’enfuir.

Apparemment, la grand-mère d’une des enfants était aussi impliquée.

Parker a, comme presque tous les pervers cités ici, été mentionné dans le bouquin des « sceptiques », ou plutôt des pédos « Wrongful convictions » (condamnations par erreur, ou à tort).

 

COLORADO

William L. Acree, gérant et fondateur d’une maison pour jeunes délinquants (Williams Street Center) et ancien toxico à l’héroïne, a été condamné en 1983 à Denver pour avoir prostitué des enfants et pour viol.

Les victimes, des garçons âgés de 10 à 17 ans, avaient des tatouages sataniques et nazis.

L’enquête a démarré à la suite de plusieurs plaintes concernant un réseau de prostitution de mineurs composé essentiellement de garçons.

Les flics sont vite tombés sur un certain Bradley, 17 ans, qui gérait un groupe d’une dizaine de garçons pour le compte d’Acree.

Ce centre fonctionne encore aujourd’hui.

Les débats ont vite tourné, à l’époque, sur la manière dont les jeunes doivent être pris en charge, pas sur le fond du dossier.

 

 

CONNECTICUT

Kerri Lynn Patavino, conductrice de bus scolaire de 26 ans, est condamnée en 1996 pour avoir séduit et violé un gamin de 14 ans, qui a expliqué qu’elle l’embarquait dans d’étranges rituels.

Apparemment, Patavino revendiquait elle-même être une sorcière et d’après le New York Times, elle appartenait à la secte Wicca.

Le gamin a dit que Patayino, après quelques mois de relation, lui a entaillé le bras avec une lame de rasoir et l’a forcé à lécher son sang.

Elle lui envoyait aussi des lettres d’amour remplies de symboles occultes, signées de son sang.

Pendant son procès, Patavino arborait un médaillon en pentagramme.

Cette affaire est toujours très contestée et beaucoup disent que Patayino est innocente.

Ses supporteurs disaient qu’elle était « persécutée à cause de sa religion » [3].

Comme elle a plaidé coupable elle n’a pris qu’un an de prison.

 

FLORIDE

Francisco Fuster, immigré cubain, est condamné en 1985 avec sa femme pour viols d’enfants dans leur crèche, le Country Walk Day care qu’ils tenaient.

Auparavant, il avait déjà été condamné pour des attouchements sur une enfant de 9 ans, et a aussi fait 4 ans de prison pour meurtre.

Dès qu’il a été impliqué, Fuster a fait un grand nettoyage et des voisins l’ont vu mettre des boites blanches dans une camionnette.

Comme son arrestation mettait du temps à venir, les parents ont appelé les flics qui n’ont pas bougé.

Après son arrestation, plus de 50 enfants l’accusaient ainsi que sa femme Iliana, âgée de 17 ans, qui les hypnotisait.

Les enfants disent avoir été forcés à manger des excréments, avoir été drogués avec un « punch magique », que des films pédopornographiques étaient tournés, des animaux tués, qu’ils étaient aussi menacés régulièrement.

Les enfants auraient aussi été violés avec ces crucifix.

Et le fils de 7 ans de Fuster avait une MST.

Ileana a précisé ensuite ce qu’il y avait dans le « magic punch » : de la Gatorade (une boisson énergétique), de l’urine et différentes drogues.

Pendant le procès, on a appris qu’un ami de Fuster était pharmacien, et fournissait des drogues.

Les enfants décrivent aussi des jeux, comme ” Qui va perdre sa tête ?”, qui se terminait par la décapitation d’un animal, souvent un oiseau.

En outre, presque tout était filmé et photographié lors des viols et des rituels occultes.

Mais on n’a retrouvé aucun matériel vidéo chez Fuster, mais le fils de Fuster a déclaré que tout avait été mis (ainsi que des armes) dans les boites blanches mises dans la camionnette.

Il est quasiment certain que Fuster donnait dans la pédopornographie, car il n’avait aucun problème financier alors qu’il ne travaillait pas.

Les enfants ont aussi décrit un snuff movie qu’ils ont vu chez Fuster, et dans lequel une femme était dépecée dans une baignoire par deux hommes.

 

 

Les parents qui cherchaient à faire condamner Fuster ont reçu des menaces par téléphone (alors que Fuster était en taule), ainsi que par mail.

Certains ont même eu droit à des poulets morts sur le pas de leur porte, comme ce fut le cas dans l’affaire McMartin.

Iliana, âgée de 17 ans, a dit avoir été battue également.

Les enfants ont témoigné des horreurs vécues lors d’entretiens filmés avec des professionnels.

En 2001, après avoir été menacée d’être expulsée des États-Unis, Ileana a déclaré que ses premiers témoignages évoquant des abus sexuels commis sur les enfants étaient faux [4].

En 1980, un type avait tenté de tuer Fuster en lui tirant une balle dans la tête mais il en a réchappé.

En 1969, il avait tué lui-même un automobiliste de deux balles dans la tête, à New York, et a fait 10 ans de prison pour ça,.

En 1982, Fuster avait déjà été condamné pour l’agression sexuelle d’une gamine de 9 ans, mais il n’a pris que deux ans de prison et c’est lors de sa liberté conditionnelle qu’il a mis en place le Country Walk Day Care avec Ileana, ce qui n’a posé aucun problème à son officier de probation.

Et comme dans l’affaire McMartin, les accusés ont commencé par solliciter un “expert” pro pédophiles chargé de décrédibiliser les enfants, en sous entendant que les enfants ont été manipulés par les professionnels qui les ont auditionnés, et on a encore parlé de “chasse aux sorcières”.

L’expert qui était prévu au départ n’était autre que Ralph Underwager, ce pédophile revendicatif et militant, qui a inventé le “syndrome des faux souvenirs” pour, justement, décrédibiliser la parole des enfants sans même entrer dans le fond du débat.

Underwager a créé l’association VOCAL (Victims of Child Abuse Laws), qui réunit un bon paquet de pédophiles.

Très vite, les diplômes bidons d’Underwager ont été révélés, et la défense de Fuster s’est alors rabattue sur Lee Stewart Coleman [5], également lié à VOCAL, qui est également intervenu dans l’affaire McMartin.

Mais cette fois-ci, il n’a pas réussi à épargner Fuster.

A noter encore : la boite qui chapeautait la crèche de Fuster, ARVIDA, était alors une filiale de Disney, et elle a payé 6 millions de dollars à sept victimes.

Deux autres adultes ont été désignés par les enfants, dont l’un a été identifié par les autorités, mais n’a jamais été inquiété.

A la suite de cette affaire, plusieurs autres cas d’abus sexuels à Miami sont venue au jour.

 

 

James Toward, un anglais propriétaire de la Glendale Montessori School, et la directrice, Brenda Williams, sont condamnés après que des enfants aient dit avoir été menacés avec des armes et des couteaux, photographiés dans des poses pornographiques, et forcés de participer à des rituels sadiques y compris à l’extérieur de l’école.

Une soixantaine d’enfants étaient considérés comme des victimes potentielles au début de l’enquête, la plupart âgés de 2 à 5 ans.

La Glendale Montessori School existe toujours.

Sous la direction de Toward, l’école est passée de 16 élèves en 1980, à 150 huit ans plus tard.

Les élèves étaient âgés de 2 à 13 ans.

Les parents de ces enfants étaient de catégories socio professionnelles supérieures.

En 1988, un rapport du département de la santé estime qu’il existe suffisamment d’éléments pour mener une enquête sur les accusations d’abus sexuels contre Toward.

Après sa libération, Toward a été forcé de quitter les USA.

Pourtant, encore aujourd’hui, Toward passe pour une victime de la « chasse aux sorcières » (comprendre : la chasse aux pédophiles).

 

GÉORGIE

Walter P. West, ex-flic-éducateur, a violé 13 enfants tout en les filmant.

Il plaide coupable en 1994 et est condamné à 20 ans de prison.

Quand il a été arrêté, beaucoup de gens ont été « choqués ».

La plupart de ses victimes étaient des pré ados avec des problèmes à l’école et/ou avec la Justice, et la plus jeune d’entre elles avait 6 ans.

Certaines ont décrit des rituels sataniques, avec des actes de torture et des meurtres d’animaux.

D’autres adultes ont été désignés par les enfants mais ils n’ont pas été inquiétés.

La première femme de West est morte dans d’étranges circonstances et il s’est remarié avec une ado de 16 ans qui est vite tombée enceinte, mais dont le bébé est mort né.

Il a toujours travaillé avec les enfants, et son premier job était éducateur au United Methodist Children’s Home près de chez lui, et à ce moment déjà, on le soupçonne d’avoir commis des viols.

En 1981, il a travaillé comme consultant en matière de jeunes auprès de la police de Hapeville, et y travaille à plein temps en 1984.

Il est très vite monté en grade, et a travaillé avec les jeunes difficiles.

En 1987, la police d’Atlanta entend parler de West pour le viol de deux sœurs âgées de 3 et 4 ans, qui ont été violées par plusieurs adultes, dont l’un était un flic nommé West.

La mère a identifié le type comme étant un flic de Hapeville.

Plus tard, un de ses collègues l’a vu emmener un gamin hors de la ville à bord d’une voiture de police, alors qu’il n’était pas en service.

11 victimes ont poursuivi West[6], mais on n’a pas interrogé les autres enfants qui ont été en contact avec West.

Peur du résultat ?

 

 

En 1991, une enseignante signale que plusieurs enfants dont elle a la charge semblent être victimes d’abus sexuels.

Le point commun entre ces enfants n’est autre que « Walt West », qui travaille alors en tant qu’agent de liaison entre l’école des enfants et le tribunal pour enfants.

Quand elle signale ses soupçons à sa hiérarchie et à l’assistante sociale de l’établissement, elle est fort surprise de constater que rien ne se passe.

Elle prévient alors les instances supérieures, qui lancent une enquête.

Et ce n’est qu’en 1994 que West est accusé de viols sur mineurs.

L’enseignante qui a signalé les faits a été poussée  aller travailler ailleurs par le chef d’établissement, qui n’avait pas jugé nécessaire d’agir trois ans plus tôt.

Parmi les victimes de West, deux ont été condamnés pour meurtre, un a tenté de se suicider plusieurs fois, et un autre a été condamné pour usage de drogue.

Presque aucune de ses victimes n’a suivi de thérapie adaptée.

Enfin, en 1990, West a loué une boite postale sous un faux nom pour commander du matériel destiné à la NAMBLA (North American Man Boy Love Association, l’association des pédophiles US).

Mais, il a déclaré à un inspecteur de la poste qu’il s’agissait d’une enquête policière…

 

IOWA

Michael Schildmeyer, 22 ans, est condamné en 1989 à 25 ans de prison pour le viol d’un enfant de 4 ans.

Ce garçon a dit qu’il avait été violé à la Sunshine Preschool tenue par la femme de Schildmeyer.

La maternelle n’avait pas de licence et a été fermée après que des enfants commencent à parler d’abus rituels comprenant des meurtres d’animaux.

 

MASSACHUSETTS

Gerald Amirault est condamné en 1986 pour des viols sur neuf enfants du Fells Acre Day Care Center, qui étaient abusés dans une « pièce magique » alors qu’Amirault était déguisé en « clown méchant ».

Un enfant a dit que des animaux étaient tués, d’autres ont dit qu’ils étaient pendus tout nus à des arbres.

La mère d’Amirault, qui tenait cette crèche, et sa sœur ont aussi été poursuivies, dans un procès séparé.

Lors des procès, les enfants étaient installés face au jury, comme des coupables, sur des petites chaises.

Il y avait des preuves d’abus sexuels sur 5 des 10 enfants concernés par le procès.

En 1995, un nouveau procès est prévu pour les deux femmes, car elles n’ont pas pu êtres confrontées à ceux qui les accusent (les enfants), puis elles ont été libérées.

Quant aux victimes, elles maintenaient leurs accusations contre cette famille vingt ans plus tard.

Et elles disent qu’on leur a lavé le cerveau, et que leur vie entière a été ruinée bien qu’ils étaient à l’âge de la maternelle quand les faits sont survenus.

Amirault est ressorti de prison en 2004.

Tout au long de l’affaire, il a bénéficié de soutiens importants, de la part de sa famille et de fans anonymes.

Et il a eu droit à de nombreux articles durant toute l’affaire.

On a aussi dit que les enfants étaient manipulés etc. et on a mis toute l’affaire, comme tant d’autres, sur le compte de « l’hystérie des abus sexuels rituels ».

En 1997, les services sociaux projettent de faire adopter deux enfants mais les parents font appel.

Le tribunal décrit alors les maltraitances et abus sexuels dont sont victimes les enfants.

Leur père, d’après le tribunal, avait rejoint en 1983 l’OTO (Ordo Templi Orientis) et a étudié la bible satanique.

Il voyageait beaucoup entre Los Angeles et San Francisco.

On a diagnostiqué chez ses enfants un syndrome de stress post traumatique. L’un a dit que son père est une sorcière, et qu’un ami de son père l’appelle « sa petite amie ».

 

MICHIGAN

Allan Barkman, copropriétaire de la Small World Preschool, est condamné en avril 1985 pour avoir violé un garçon de 5 ans.

Des enfants ont dit qu’ils étaient conduits à l’extérieur (par exemple dans des églises) ou dans des sous terrains sous l’école auxquels ils accédaient par des tunnels, comme à la maternelle McMartin pour y être photographiés par Barkman, et que des poulets étaient tués.

La femme de Barkman, qui n’a pas été poursuivie, se déguisait quant à elle en sorcière.

En appel, Barkman a été acquitté.

Mais, des dizaines d’enfants de cette école ont dit à leurs thérapeutes qu’ils ont été abusés, et certains ont parlé d’étranges rituels sataniques lors de ces abus.

Mais, le procureur a choisi de minimiser l’affaire en ne poursuivant que Barkman.

Un observateur de cette affaire a déclaré qu’une des raisons à cela était que « les abus rituels sont protégés au plus haut niveau de la société, parce que des juges, des politiciens et d’autres membres puissants de l’establishment sont directement impliqués dans le scandale ».

On ne saurait mieux dire.

 

MINNESOTA

En 1984, un éboueur de 27 ans déjà condamné deux fois pour des abus sexuels, James John Rud, qui a dit lors de son procès que « il y a plus d’un James Rud », plaide coupable de viols d’enfants lors d’orgies sexuelles.

Sa déclaration à la police fait 113 pages.

Les enfants étaient âgés de 2 à 17 ans, et ont dit avoir été violés par leurs parents ainsi que des amis de leurs parents, famille et amis de la famille durant des orgies rituelles.

Ils parlent de jeux avec les adultes qui finissaient par des viols, et d’avoir été drogués avec de l’alcool et des pilules.

Beaucoup disent qu’en plus ils ont été photographiés nus et ont du regarder des films pornographiques.

D’après Rud lui-même, 23 adultes étaient concernés pour les viols de 37 enfants.

Deux ont été acquittés quand un enfant s’est rétracté.

De son côté, Rud a fait appel et le procureur a laissé tomber les charges contre les autres pour ne pas avoir à tenir compte des 126 pages de notes de police, qui contiennent des allégations de meurtres rituels d’enfants concernant plusieurs des 24 ex inculpés.

Quand les flics sont revenus perquisitionner après l’arrestation de Rud, tout son matériel photographique avait disparu.

Et les parents de Rud n’étaient pas coopératifs du tout.

En 1978, Rud avait déjà été condamné pour des attouchements commis sur deux enfants.

Deux ans plus tard, il plaidait à nouveau coupable pour des abus commis contre deux autres mineurs, et en 1984 démarre l’affaire des orgies sexuelles.

Il est quand-même ressorti de prison avec un régime assez laxiste alors qu’il n’a pas suivi les programmes de réhabilitation de la prison, est passé pour une victime de la « chasse aux sorcières » dans les médias.

Rud a même donné une interview en 1984, dans laquelle il explique que ses 113 pages de déclarations étaient fausses, et qu’il les avait faites pour réduire sa peine de prison.

 

 

MISSISSIPI

En 1996, Danny Walter Schertz, 48 ans, ancien sataniste auto proclamé et militant qui se faisait appeler «snakeman», «Triple 6» ou «le sorcier», prend 9 ans de prison pour avoir prostitué une gamine de 16 ans qu’il avait kidnappée dans un autre État, sur des aires pour camionneurs.

Il lui avait aussi tatoué des symboles sataniques (qu’il arbore lui aussi sur la figure) et lui avait mis des piercings sur le sexe.

 

OHIO

Estella M. Sexton, mère de 12 enfants âgée de 47 ans, est condamnée en 1994 pour avoir violé et battu sa fille cinq ans auparavant, quand l’enfant avait 8 ans.

Un des frères de la petite confirme les abus, et décrit des rituels sataniques qui auraient eu lieu au domicile familial, et sur lesquels le tribunal a trouvé des éléments probants.

Des animaux auraient aussi été tués.

Et puis, trois des filles disent avoir été abusées par leur père.

Ces accusations datent de 1992.

En décembre 1992, Sexton a fui l’Ohio avec trois de ses enfants [7] pour éviter une arrestation, et vit avec Eddie dans un hôtel dans le Kentucky.

Le 14 Janvier 1994, elle est finalement arrêtée en Floride avec Eddie.

Les trois enfants ont été envoyés dans les services sociaux.

Pendant leur passage en Floride, les Sexton ont commis des viols et abus psychologiques à l’encontre des enfants.

Le couple donnait aussi des petites pilules rouges et du Nyquil tous les soirs.

Ils ont également procédé à divers attouchements et violences.

En 1993, une sœur aînée a plaidé coupable pour avoir entrainé la mort de son bébé de 9 mois [8].

Et la fille qui a dénoncé les faits a du faire un passage dans l’aile psychiatrique d’un hôpital pour enfants.

Le mari de Sexton, Eddie Lee Sexton, et son fils de 23 ans, ont été inculpés du meurtre de Joel Good, le père du bébé et mari de la sœur, étranglé quelques mois plus tôt (en octobre 1993) parce qu’il comptait faire des révélations au sujet de la mort de son enfant.

Eddie Lee Sexton, qui disait être Satan, avoir des pouvoirs démoniaques et disait qu’il donnerait les âmes de ses enfants à Satan, a été accusé par cinq de ses filles d’avoir organisé avec elles des ” cérémonies de mariage” au cours desquelles des photos étaient prises.

Ses filles l’accusent aussi de les avoir violées régulièrement, tout en pratiquant le satanisme et autres conduites étranges.

Là aussi, les enfants étaient menacés.

Ils étaient en plus entraînés à tuer des agents du FBI.

Accessoirement, on soupçonne au moins l’un des petits fils d’Eddie Lee Sexton d’être en réalité son fils issu de l’inceste.

Deux adolescents de Mansfield, Lawrence Rohde (19 ans) et Scott Butner (17 ans), plaident coupables en 1992 pour avoir violé des enfants qu’ils gardaient pendant que leurs parents étaient à la messe.

Dans cette affaire, la “rumeur” a vite parlé de rituels satanistes.

Une cinquantaine d’enfants ont décrit comment les deux baby-sitters les avaient violés, les forçant à participer à de la pornographie enfantine, à des infanticides ou encore à des mutilations.

D’après les victimes, d’autres membres de l’église étaient impliqués, pourtant seuls les deux ados ont été condamnés.

Et au total, les parents de soixante enfants ont porté plainte contre d’autres membres de l’église.

Un grand jury a entendu une trentaine d’enfants, et a refusé d’accuser d’autres personnes que les deux baby-sitters.

D’ailleurs, d’après un journal du coin, “aucun autre suspect n’a été identifié”…

OREGON

Ed Gallup, Mary Lou Gallup et leur fils, qui géraient ensemble trois Gallup Christian Day Care Centers (une école religieuse, donc), sont accusés par une centaine d’enfants d’abus sexuels rituels et de maltraitances.

Les enfants, encore une fois, ont décrit des meurtres d’animaux, des films pédo-pornographiques, et des abus sexuels commis par des adultes vêtus de toges.

Au final, seul le viol d’une fillette de 4 ans et demi a été retenu contre Mary Lou Gallup de 1985 à 1987, avant qu’elle ne soit acquittée en appel.

Elle a pris deux ans pour ces faits.

Le fils a quant à lui été condamné pour des faits commis sur deux enfants.

Là encore, on a dit que les enfants fabulaient.

Le procès a même été déplacé en raison de l’excitation du public dans le lieu des faits.

Et comme par hasard, on n’a trouvé aucune preuve confirmant les allégations des enfants.

 

TENNESSEE

Frances Lucindy Ballard, aide enseignante à au Georgian Hills Early Childhood Development Centre, est condamnée en 1987 d’un seul chef d’agression sexuelle aggravée, à 5 ans de prison.

En fait, parmi les 15 chefs d’accusation, la justice n’en a gardé qu’un seul : celui d’avoir embrassé un garçon de 5 ans sur les parties génitales.

Mais au départ, 19 enfants l’avaient accusée de viols en juin 1984, évoquant des rituels sataniques, des menaces de mort, des sacrifices d’animaux [9].

En 1991, Ballard est acquittée car les vidéos des enregistrements effectués lors des auditions des enfants ont été effacées avant d’être vues par la défense.

Trois autres adultes du Georgian Hills Center ont été désignés par 26 enfants, mais n’ont pas été inquiétés.

Les enfants ont aussi parlé de voyages en avion jusqu’en Arkansas, de rituels sataniques au cours desquels des jeunes étaient violés et des animaux tués (voir affaire Franklin).

Ils ont aussi dit avoir été emmenés en voiture par Frances Ballard à des cérémonies.

Ballard, comme tous les autres, a aussi dit que les enfants étaient manipulés par les experts, et on n’a pas trouvé suffisamment de preuves.

Alonzo South, 31 ans, plaide coupable en septembre 2000, pour avoir abusé d’une enfant dans le cadre de rituels sataniques.

La fillette, âgée de 10 ans, était la fille d’une femme membre de ce culte.

Elle a été violé chez elle, dans les bois, dans divers véhicules…

Il prend 24 ans de prison pour le viol rituel et satanique d’une mineure.

 

 

TEXAS

Frances et Daniel Keller, du Fran’s Day care Center, sont condamnés à 48 ans de prison en 1992 pour agression sexuelle d’une enfant de 3 ans, bien qu’il s’agissait réellement d’un viol.

Trois enfants ont parlé d’abus sexuels, qui comprenaient des enterrements vivant avec des animaux, être tué et ranimé, le fait de déterrer un corps du cimetière, avoir des graines géantes implantées dans le corps, et faire des films pornographiques.

Eux aussi sont passés pour des victimes de la « chasse aux sorcières », qui a largement décrit l’impact de la procédure pour les deux pseudo victimes, à savoir Frances et Daniel Keller.

Ce même Day care Center a connu les mêmes faits, tournés de la même manière par les médias, en 2009.

Deux enseignantes du YMCA Day care Center sont condamnées en 1986 pour agressions sexuelles.

Michelle Noble et Gayle Stickler Dove ont pris quelques centaines d’années de prison.

Deux garçons et cinq filles ont décrit des abus comprenant des viols, de la pédopornographie, et des rituels occultes par des adultes en robes et en costumes de monstres.

En 1988, Noble est acquittée en appel parce que la cour a considéré qu’autoriser les enfants à témoigner par vidéo violait les droits de la défense car il n’y avait pas eu de confrontation.

Plusieurs témoins ont été écartés de l’affaire.

En appel, Dove n’a plus été condamnée que pour un seul chef d’accusation, et a pris 20 ans, essentiellement parce que les victimes ne voulaient pas revenir témoigner.

En 1992, Phil Stanley Rogers plaide coupable d’une conduite indécente lors d’un rituel satanique, envers un mineur de 15 ans.

On a retrouvé chez lui toute la panoplie du parfait sataniste.

Il a été condamné à 99 ans de prison.

 

VIRGINIE

En 1984, deux enfants de 5 et 7 ans sont retirés à leurs parents car ils seraient violés par leur mère et son petit ami.

Ils disent encore qu’ils ont été forcés à assister au meurtre d’une enfant de 12 ans au cours d’une cérémonie rituelle.

On a en effet retrouvé le corps mutilé de Jessica Hatch, 12 ans et disparue le 5 février 1984, à Hanover County, le 12 avril de la même année.

Elle avait disparu alors qu’elle se rendait chez sa grand-mère à lors d’un trajet d’une dizaine de minutes à pieds.

Sur les lieux, les flics avaient retrouvé des chandelles et un attirail occulte, et les mutilations rappelaient un rituel satanique.

La police pense que Jessica a été tuée après son enlèvement.

 

 

Bizarrement, on a considéré que les enfants n’étaient pas aptes à témoigner et on a laissé tomber les charges d’abus sexuels contre les parents.

Un maquereau ami des parents, Gary Jay Beattie, a été arrêté pour avoir fait des propositions indécentes à trois fillettes de 9 et 13 ans.

Ces trois fillettes connaissaient Jessica Hatch, et que Beattie lui avait également fait des propositions salaces.

Beattie est à nouveau arrêté en 1984 pour divers actes de voyeurisme, faits pour lesquels il prend 1 an de prison en appel (tellement la première sentence de 60 jours était légère).

Libéré sous conditions en 1991, il se fait encore pincer pour voyeurisme.

A ce jour, personne n’a été jugé pour le meurtre de Jessica Hatch.

En 2003, Louis Kelley est condamné à 15 à 30 ans de prison pour le viol d’un garçon.

Kelley, qui se faisait aussi appeler Damien Prince a aussi convaincu le gamin de participer à des rituels sataniques et l’a violé à de nombreuses reprises, dont un soir d’Halloween.

En 1993, Kelley avait été condamné pour avoir abusé d’un garçon de 8 ans dans l’Ohio en 1991.

Il avait ensuite passé dix ans à se cacher de la police, en changeant d’État.

En 2003 encore, Russell John Smith, ancien gardien de prison et créateur d’un groupe sataniste sur Internet en 2001 (« l’Ordre de la perdition », composé d’une centaine de membres [10]), est condamné pour le viol de sa fille de 12 ans.

Selon lui, violer une enfant de 12 ans fait partie du rituel satanique, tout comme la plupart des actes sexuels.

Chez lui, les flics ont retrouvé tout l’attirail du petit sataniste.

Apparemment, Smith, qui se faisait aussi appeler « Reverend Sorath », avait commis d’autres faits similaires durant les deux années précédentes.

Il s’était enfui de Virginie vers la côte Ouest avant que les poursuites ne commencent, en embarquant sa fille.

Il a été arrêté en 2002 dans l’Oregon.

Toujours en 2003, Terry Dale Duncan, grand prêtre sataniste lié à un groupe de l’Oklahoma, nie avoir failli tuer son enfant d’un mois, qui était pourtant déjà victime de multiples fractures et de brûlures de cigarettes.

La jeune mère, légèrement débile, avait alors 18 ans. Duncan a déclaré qu’il se préparait à sacrifier le bébé parce qu’il pensait qu’il n’était pas le père.

Il a aussi confessé de nombreux meurtres sataniques (on parle d’une centaine de meurtres, dans 43 États et au Mexique) mais les flics qui ont cherché à enquêter dans d’autres zones n’ont eu aucune réponse quant aux meurtres non résolus.

Duncan a expliqué qu’avec son culte satanique basé en Oklahoma, il avait l’habitude de séparer et casser les os de ses victimes.

Il a parlé de deux meurtres, commis une dizaine d’années plus tôt.

Le couple vivait sans eau chaude, sans chauffage, car il ne pouvait pas payer ses factures, et aucun des deux ne travaillait.

Duncan a été condamné à la prison à vie.

En 1996, un bébé est retiré à sa mère[11] qui souffre d’un trouble de la personnalité multiple, lié à des abus sexuels rituels selon toute probabilité.

La mère, Suzanne Hughes, a expliqué qu’elle était impliquée dans ce culte satanique depuis qu’elle a 7 ans, et que les membres tuaient des adultes et des bébés.

Elle était aussi menacée, et était victime de divers troubles de la personnalité.

Elle a expliqué que des gens liés à ce culte, dont un certain Dwight McMillan, l’ont enlevée et violée pendant des années.

Cette jeune femme vivait toujours chez ses parents avec son enfant.

En 1992, alors que l’enfant de deux ans était placé une nouvelle fois, Hughes a déclaré qu’elle était impliquée dans un culte satanique, dans lequel elle est retournée le soir-même du jour où on lui a repris son enfant.

 

 

WASHINGTON

En 1988, Paul R. Ingram, collaborateur du shérif local, militant Républicain et membre respecté de l’église Pentecôtiste, avoue avoir violé ses deux filles et l’un de ses deux fils dans le cadre de rituels sataniques.

Il plaide coupable de six chefs d’accusation, prend 220 ans de prison, puis se rétracte en disant qu’on l’avait forcé à avouer ces choses affreuses.

Ce que de nombreux « experts » ont corroboré [12].

Son fils, qui a expliqué entendre des voix et avait tenté de se suicider en 1985, a ajouté qu’il a été violé par son père entre ses 4 et ses 12 ans.

Mais, cela s’est réglé sans procès, devant un comité de médiation (Pardons and Clemency Board).

La femme d’Ingram gérait une petite crèche au domicile familial.

Puis le 28 novembre 1988, ses filles âgées de 22 et 18 ans l’accusent d’abus sexuels.

Assez vite, Ingram admet avoir eu de nombreux rapports sexuels avec ses filles, qui ont commencé quand l’aînée a eu 5 ans.

Quelques jours plus tard, l’aînée des filles, Erika, écrit une lettre aux enquêteurs, dans laquelle elle décrit des rituels sataniques avec des sacrifices de bébés.

Elle parle de bébés ou de fœtus sacrifiés, dit qu’elle a été forcée d’avoir des rapports sexuels avec des animaux.

Elle aurait été présente à de très nombreux rituels, et évoque autour de 25 sacrifices d’enfants.

Erika et sa sœur disent qu’elles ont été enceintes et qu’on les a fait avorter.

Et Julie, la cadette, dit avoir été violée par plusieurs personnes.

Évidemment, on a mis cette affaire sur le compte de l’ « hystérie des abus rituels ».

Quand à Erika et sa sœur, on a dit qu’en gros, on leur avait inculqué de faux souvenirs, la fameuse théorie d’Underwager, et qu’elles étaient des menteuses.

Parce qu’elles avaient déjà accusé chacune quelqu’un de les avoir violées auparavant, sans que ces personnes ne soient condamnées.

Quand Ingram a dit aux enquêteurs se souvenir d’avoir tué un chat et une prostituée, on a considéré que cela ne tenait pas la route.

Il a finalement été libéré le 8 avril 2003.

Mais apparemment, c’est bien Ingram qui, le premier, a parlé d’abus rituels et de satanisme.

Au début, Erika a nié en avoir été victime, avant de raconter certains faits.

 

 

En 1995 à Wenatchee, 16 adultes sont condamnés pour leur implication dans un réseau d’orgies sexuelles alcoolisées avec des mineurs.

48 enfants étaient concernés, qui ont notamment décrit des abus sexuels commis lors de cérémonies, dans une église Pentecôtiste.

Les adultes se faisaient appeler « le Cercle » [13].

Ce groupe était constitué principalement de deux familles et un pasteur, sa femme et un chauffeur de bus, toute cette clique organisant des partouzes avec les enfants, sans qu’apparemment il n’y ait eu d’échange d’argent.

43 adultes étaient cités par les enfants, mais seulement 13 femmes et 11  hommes ont été accusés de participer à ces délires.

13 qui ont plaidé non coupables ont été jugés séparément.

Ces familles étaient des chômeurs à temps plein vivant d’allocations et de petits trafics, alcooliques et à la limite de la débilité pour certains.

Et puis il y avait ce pasteur de l’église Pentecôtiste, Robert Roberson, et sa femme Connie.

Par exemple, l’une des mères raconte aux enquêteurs qu’elle n’a plus de rapports intimes avec son mari depuis bien longtemps, sauf une fois mais c’était avec leurs enfants en même temps.

Outreau version US [14]…

Selid Holt a pris 14 ans pour le viol de sa fille, sa femme Laura (qui faisait office de baby sitter) a pris 40 ans, Michael Rose, Doris Green, et Harold Everett, illettré et présenté comme à dérangé mentalement, ont pris 23 ans, Cherie Town a pris 10 ans, les autres ont pris quelques mois de prison.

Holt était également un « cas social » qui a déménagé depuis l’Oklahoma en 1985 avec sa femme et ses trois enfants.

Les faits auraient duré des années.

Les autorités avaient calculé à un moment que 43 adultes étaient impliqués, soixante enfants de 5 à 16 ans étaient des victimes probables, qui avaient été violés 29.726 fois en l’espace de six ans.

De fait, les enfants étaient échangés entre les adultes, comme ils l’ont expliqué, et ils étaient trimballés un peu partout.

Une victime a désigné 22 lieux comme étant dans lieux où elle a été violée par des adultes, et où les enfants pouvaient passer de chambre en chambre.

Dès que les premiers enfants ont été entendus, les parents ont préparé un déménagement rapide dans le Kansas.

Ils étaient terrorisés d’envisager que leur père apprenne qu’ils avaient parlé.

Ils ont raconté les viols quotidiens mais n’ont pas précisé par qui au début de l’enquête.

Bob Perez, le flic qui a mené les recherches (et qui est parent d‘accueil pour deux des filles d’Everett, la première étant arrivée chez lui en 1995, au moment de l’enquête [15]), a vite senti que les premiers inculpés avaient une stratégie pour se sortir d’affaire.

Laura Holt, par exemple, a avoué quelques faits une demi heure après son arrestation, après avoir commencé par dire qu’elle était innocente.

Et ensuite, elle est revenue sur ses accusations, en disant que Perez l’avait intimidée.

Bref, devinez quoi ?

Là aussi on a parlé de « chasse aux sorcières de Wenatchee» et tous passent pour des innocents.

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Cela fait beaucoup d’enfants menteurs, fabulateurs, hallucinés.

Ils ont l’imagination débordante, ces petits, pour décrire avec force détail des actes qui font si peur aux enfants, et que d’ailleurs, un enfant ne peut même pas inventer.

Cela fait aussi beaucoup d’innocentes victimes de ces enfants menteurs.

Comme à Outreau.

Comme dans tellement d’affaires chez nous qu’on n’en finit plus de faire disparaitre les archives, les registres, les dossiers qui trainent encore dans quelques tribunaux.

Les abus rituels sataniques n’existent pas ?

Alors pourquoi une telle récurrence ?

Pourquoi autant de tarés de satanistes sont-ils accusés de viols et autres délires au cours de cérémonies ?

Ce phénomène n’existe pas qu’aux États-Unis.

Bientôt, la version française de cette liste qui est loin d’être exhaustive.

 

 

[1] Apparemment, en 1987 l’armée de terre faisait face à des accusations d’abus dans 15 de ses crèches et dans plusieurs écoles élémentaires.

Il y avait également au moins deux accusations dans des crèches de l’Air Force, et une dans un établissement de la Navy.

[2] Aquino a créé le temple de Set en 1975, en se séparant de l’église de Satan qu’il avait rejointe en 1969.

Le Temple de Set serait la 2e organisation sataniste aux USA, à forte tendance nazie.

[3] D’après un spécialiste des sorcières interrogé par le New York Times, il y avait alors en Californie environ 800 sorcières.

[4] Quand elle a été emprisonnée, Ileana a été mise à l’isolement, avec de la lumière 24h sur 24.

Au bout de 6 mois à ce régime, elle était dépressive et terrorisée.

On lui a alors procuré un traitement psychologique qui aurait permis de la manipuler.

Un an plus, tard, elle revenait sur ses aveux, d’autant plus qu’on lui a proposé de plaider coupable de témoigner contre Fuster en échange d’une peine moins lourde, ou bien de plaider l’innocence, d’être condamnée et d’aller en prison à vie.

[5] Comme Richard Gardner, autre pédo qui a inventé le « syndrome d’aliénation parentale » pour étouffer les affaires de pédocriminalité qui se multipliaient dans les années 80, ou encore Underwager, Coleman a témoigné dans de très nombreux procès de pédophiles.

[6] Chaque victime a reçu entre 50.000$ et 1,4 million de dollars.

[7] Sur les 12 enfants, six étaient placés, et trois étaient retournés vivre chez leur mère à la condition qu’elle les garde loin de leur père.

[8] Selon la version officielle, elle a tué son bébé parce qu’il pleurait trop, qu’elle l’a secoué et qu’elle n’a pas voulu aller chez le médecin de peur d’être accusée.

[9] Ballard aurait par exemple mis une « bombe » dans un hamster et l’a fait exploser quand les enfants avaient compté jusqu’à sept

[10] Mais Smith a été viré de son groupe suite à ses déclarations publiques, qui étaient un peu trop osées pour les adeptes.

[11] La mère a aussi perdu ses droits parentaux. En 1990, l’enfant âgé de 5 mois avait déjà été placé en foyer.

[12] Pour les nombreux « experts » qui ont débarqué dans le dossier afin de défendre Ingram, l’accusé était un pauvre gars « hautement suggestible »…

[13] Un groupe qui est censé aujourd’hui n’avoir jamais existé.

[14] D’ailleurs, là aussi un ou deux enfants se sont rétractés à un moment donné, ce qui a permis aux défenseurs des pédophiles de jeter le bébé avec l’eau du bain, et de faire passer tous les enfants pour des menteurs.

[15] Les parents Everett ont ensuite porté plainte contre les services sociaux, qui n’auraient selon eux pas du placer leurs filles chez Perez, qui était donc en conflit d’intérêts au niveau de son enquête.

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