Laon | Un homme condamné à 3 ans de prison pour viol et abus sexuels sur mineurs

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Un Axonais condamné pour avoir abusé d’une pré-adolescente
photo d'une fillette de dos avec son nounours
Cet homme âgé de 32 ans a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Laon, pour des faits d’atteinte sexuelle sur une cousine par alliance de tout juste 14 ans.

Cet habitant d’une petite commune du Laonnois, a été placé sous contrôle judiciaire en 2017 et il l’est toujours.

Les faits remontent pourtant à 2009 mais ils sont qualifiés d’extrêmement graves. Un soir de printemps, au cours d’une réunion familiale, alors qu’il avait 20 ans, le jeune homme a violé sa cousine par alliance. Elle venait d’avoir 14 ans.

La plainte n’a été déposée qu’1 an plus tard par les parents de l’adolescente. Cette dernière venait de confier que, dès l’âge de 7 ans, elle avait subi des attouchements de la part de ce cousin qui promettait parfois des petits cadeaux en échange de jeux sexuels. Il l’avait avertie qu’il ne fallait pas en parler au risque de détruire la famille. La petite fille a obtempéré.

De ses 7 ans à ses 11 ans, elle se retrouvait en sa présence lors des rassemblements familiaux et il en profitait. Lui-même n’avait que 13 ans au début de ces faits pour lesquels il comparaîtra plus tard devant une cour d’assises des mineurs. À 11 ans, elle avait pourtant dit stop et il ne s’était plus rien produit.

Mais quelques années plus tard donc, un soir de communion, les jeunes avaient bu et fumé du cannabis. L’adolescente a rejoint son cousin dans son lit « parce qu’il me l’avait demandé », selon son témoignage. Qui peut savoir ce qui se passe dans la tête d’une enfant conditionnée si jeune à subir des actes sexuels ?

Selon le rapport d’un psychologue, les répercussions se manifestaient notamment par l’utilisation de mots crus et, plus grave, une tentative de suicide en 2009.

Aujourd’hui, la jeune femme a 26 ans et

« cela va de mieux en mieux, a-t-elle confié au tribunal, même s’il y a encore des jours difficiles ».

« Peu importe le consentement. Nous devons sanctionner l’interdiction qui pesait sur un adulte de 20 ans »

Le fait que l’auteur avoue les faits lui a fait du bien car pendant 2 années, il a nié tout ce qu’il avait fait subir à sa cousine. Puis, il a eu selon ses propres mots

« une prise de conscience avec le temps. Maintenant, j’assume mes actes. Je suis un adulte. »

La question du consentement, ce soir du 12 avril 2009 a été abordée. Mais, comme l’a rappelé la substitut du procureur,

« peu importe le consentement. Nous devons sanctionner l’interdiction qui pesait sur un adulte de 20 ans. »

En dessous de 15 ans, un mineur est automatiquement considéré comme non-consentant à une relation avec un majeur.

Le prévenu a été condamné à 36 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans avec obligation de soins psychiatriques, d’indemniser les victimes (la jeune fille et ses parents). Il se retrouve inscrit au fichier des délinquants sexuels.

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