Landos | Franck Rougé condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour le viol de sa nièce

non

L’avocate de la défense a plaider l’altération du discernement !!!
Après un procès commencé la veille devant la cour criminelle de l’Aude, devant laquelle il était jugé pour le viol de sa nièce à La Redorte, mais aussi pour deux agressions sexuelles à Landos et une corruption de mineur dans l’Ardèche.

Depuis le mercredi 18 février, Franck Rougé, 50 ans, comparaissait devant la cour criminelle de l’Aude à Carcassonne pour répondre d’un “viol sur un mineur de moins de 15 ans par une personne ayant autorité”, le 27 octobre 2009 à Landos (Haute-Loire).

Mais aussi pour deux faits “d’agression sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans“, du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2010 à La Redorte, et de “corruption de mineur de moins de 15 ans“, ayant eu lieu entre octobre et novembre 2006 en Ardèche.

Dans cette sordide affaire, les victimes sont des fillettes âgées de 5 à 11 ans lors des faits, en sachant que la plus jeune, celle qui a été violée, est la nièce de l’accusé.

“Je suis désolé. Je ne nie pas les faits, mais je ne me souviens de rien !”

Aux intérêts d’une des victimes, Me Céline Dallos (barreau de Carcassonne) a parlé:

“d’une jeune adolescente empreinte de souffrance, après avoir affronté ce qu’elle a vécu avec ce prédateur ami de ses parents. Il a profité de leur absence pour la toucher et lui faire baisser sa braguette…”

Me Sarah Monastiri (barreau de Perpignan) pour une autre victime, qui avait 9 ans lors des faits, a également évoqué:

“un prédateur qui traque, isole et détruit sa proie. Il choisissait des enfants car c’était plus facile. Aujourd’hui, elle continue de revivre son agression comme si c’était hier ! L’accusé doit entendre qu’il a détruit des vies”.

Pour la nièce de l’accusé, sodomisée à 5 ans, Me Sacha Clary (barreau de Narbonne) parle aussi “d’une vie détruite”.

Avant de rappeler que c’est cette fillette qui a dénoncé les faits à une copine du même âge quelques années plus tard, avec pour effet le lancement de la procédure globale à l’encontre de l’accusé.

Au ministère public, l’avocate générale Géraldine Labialle est revenue chronologiquement sur les faits reprochés à l’accusé, qu’elle qualifie de:

“pédophile, prédateur et opportuniste. Il a su créer un climat de confiance qui va ensuite lui permettre de passer à l’acte, même s’il a été dérangé à trois reprises. Nous ne sommes pas sur un malentendu, il connaît l’interdit !”

La peine de quinze ans de réclusion criminelle a ainsi été requise, avec un suivi sociojudiciaire de cinq ans et une nécessaire injonction de soins.

Pour la défense, Me Tania Martino (barreau de Carcassonne) a plaidé “l’altération du discernement” de son client, en estimant que celui-ci:

“a des troubles psychiques. Il n’est pas dangereux mais a besoin de soins ! Est-ce qu’il était vraiment conscient lorsqu’il a commis les faits ?”

À l’issue d’un court délibéré, la cour criminelle de l’Aude a finalement suivi les réquisitions de l’avocate générale à la lettre.

 

Source(s):