La France décidée à lutter contre la recrudescence de pédophiles français en Asie du Sud

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La France s’est fixée comme priorité de lutter contre les pédophiles français en nombre croissant en Asie du Sud, a annoncé l’ambassadeur de France en Inde, François Richier.

Dans la ville de Surabaya, en Indonésie. ROMEO GACAD / AFP
Dans la ville de Surabaya, en Indonésie. ROMEO GACAD / AFP

Les pédophiles français, auparavant recensés essentiellement en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, se sont partiellement déplacés vers l’Asie du Sud (Inde, Népal et Sri Lanka) depuis trois ans où ils espèrent être moins repérés, a expliqué M. Richier. « Ce n’est pas un phénomène d’ampleur, mais nous avons décidé de faire de cette lutte une priorité », a-t-il dit lors d’une récente déclaration commune avec les ambassadeurs de France au Sri Lanka et au Népal.

« Nous avons ouvert un nouveau chapitre de notre coopération il y a trois ans avec ces trois pays [Inde, Népal, Sri Lanka] et mis en place une solide coopération entre les polices française et locales », a ajouté M. Richier. Les pédophiles « doivent savoir qu’ils ne peuvent espérer aucune impunité et feront face à un front uni s’ils viennent dans ces pays », a-t-il poursuivi.

Signalement par des ONG

Douze enquêtes visant des Français sont en cours depuis 2014. Elles ont abouti à trois arrestations, deux au Népal et une en France, pour des faits commis en Inde, a rapporté Fabrice Grossir, attaché à la sécurité intérieure de l’ambassade.

Les deux premières affaires ont émergé en 2012 grâce à des informations d’organisations non gouvernementales faisant état d’étrangers vus en compagnie d’enfants dans la région frontalière entre l’Inde et le Népal, a-t-il précisé. La loi française permet d’enquêter et de juger des Français pour des faits de pédophilie commis à l’étranger.

La France porte actuellement une attention particulière au Népal, où des Occidentaux essaient de profiter des situations de vulnérabilité qui se sont multipliées depuis le séisme du 25 avril.

Des pédophiles présumés ont tenté d’entrer en contact avec des enfants depuis la catastrophe, confirme Sulakshana Rana, militante engagée dans la lutte contre les violences faites aux enfants au Népal et qui coopère avec la France. Selon elle, une centaine d’Occidentaux sont suspectés de pédophilie au Népal, dont un quart sont des cas découverts grâce au témoignage d’enfants victimes.

Source:http://www.lemonde.fr/

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