Guyane | Jugé pour viol, empoisonnement et séquestration d'une mineure de 15 ans

Décembre 2017 : Après la rupture, la jeune fille est séquestrée, violée. Quelques jours plus tard à la PMI l’homme tente de l’empoisonner ainsi que les bébés

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L’homme se montre violent et sa réaction quelques jours après la rupture est une montée de brutalité.
Il fait monter de force la jeune fille dans un taxi et l’amène route de Paul Isnard pour la violer.
Lui affirme qu’il s’agit d’une relation consentie.
Quelques jours plus tard encore, le drame est évité de peu quand l’homme surgit à la PMI de Saint-Laurent du Maroni où se trouve son ex-compagne.
Il tente de lui faire avaler du paraquat, un puissant désherbant utilisé aussi comme liquide létal, ainsi qu’aux bébés.
Définir les motivations de l’accusé
La scène se passe devant des témoins qui peuvent intervenir et éviter l’empoisonnement fatal.
L’homme s’enfuit et retrouvé inanimé environ une heure plus tard.
Il affirmera avoir voulu mettre fin à ses jours.
L’enquêtrice qui a témoigné lundi s’interroge toujours sur la motivation de l’accusé.
A-t-il voulu tuer son ex-compagne ou se suicider avec elle ?
Son comportement lors de son arrestation était très trouble selon l’enquêtrice qui avoue qu’elle n’a jamais su à quel moment l’accusé pouvait mentir ou dire la vérité.
Du retard, faute du nombre de jurés nécessaire
Cette affaire a débuté avec un peu de retard, faute de jurés.
Seulement 15 d’entre eux étaient présents lundi pour le tirage au sort sur 40 convoqués, il en fallait au minimum 20.
Hier, le nombre était suffisant, 7 jurés ont pu être tirés au sort pour l’affaire.
L’explication : il est fréquent ici que des jurés aient quitté le territoire pour vivre ailleurs au moment des Audiences.
Il y a aussi souvent incompatibilité entre les professions, les casiers judiciaires ou même si la personne a déjà siégé en tant que juré depuis deux ans.
Source : francetvinfo

Actualisation du 12/09/2020 : L’accusé a écopé de 15 ans de réclusion criminelle.

L’un des temps forts du procès a été sans conteste le témoignage à la barre de la victime, qui avait 15 ans au moment des faits, et est désormais majeure.
Elle a eu à cœur de raconter ces 3 jours difficiles qu’elle a vécu entre les deux premiers viols, l’enlèvement et séquestration et puis la tentative d’empoisonnement avec préméditation qui a eu lieu le 15 décembre 2017 au centre de la PMI de Saint-Laurent.
L’accusé a longuement été appelé à s’exprimer sur les faits qui lui étaient reprochés.
Il a exprimé de profonds regrets” estime son avocate maître Sonia Palou, qui a mise en avant l’aspect “passionnel” de l’amour qu’il portait à l’époque pour la jeune fille, qui, il faut le rappeler, est la mère de ses enfants.
Les jurés n’ont pas suivi l’avocat général sur la peine.
Ils ont reconnu l’accusé coupable de tous les chefs d’inculpation qui lui étaient reprochés mais l’ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Source : France Guyane

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