Guadeloupe | Un magistrat condamné pour viols et abus sexuels sur ses belles-filles

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Un magistrat de la cour des comptes condamné pour le viol de ses deux belles-filles mineures
Le juge financier, haut fonctionnaire de l’Etat, a été condamné par la cour d’assises de Basse-Terre à 8 ans de réclusion criminelle pour avoir violé ses deux belles-filles pendant 7 années, de 2010 à 2017. Un soulagement pour la famille qui va tenter de se reconstruire.

Jeudi 21 octobre dernier, dans un silence assourdissant, la cour d’Assises de la Guadeloupe, à Basse-Terre, a condamné Jean-Pierre L., ancien haut fonctionnaire, à 8 ans de réclusion criminelle, 5 ans de suivi médico-psychologique et à son inscription au fichier national des délinquants sexuels. Il encourait 20 ans de prison.

L’ancien magistrat de la cour des comptes a été reconnu coupable de viols aggravés, sur des mineures de moins de 15 ans, par une personne ayant autorité sur les victimes. Ses deux belles-filles ont été abusées sexuellement de 2010 à 2017.

Les deux jeunes victimes ont refusé le huis clos, conscientes que “la honte ne doit pas être dans leur camp”, mais bien dans celui de leur agresseur. Elles se sont dévoilées au grand jour et ont témoigné, soutenues par leur mère qui n’a pas caché son immense soulagement à l’issue du verdict.
L’avocate générale avait requis entre 10 et 12 ans de réclusion.

Dès 2010, l’homme se serait glissé dans la chambre des fillettes de 10 et 12 ans pour se livrer à des attouchements, des abus sexuels et des viols alors que sa compagne, endormie, ne se rendait compte de rien.

C’est l’aînée, alors âgée de 17 ans, qui a fini par confier son calvaire à ses camarades de lycée. Ceux-ci ont eu le réflexe de l’emmener dans une structure psychologique spécialisée du chef-lieu, où elle a pu raconter son histoire à un professionnel. Des accusations corroborées par des analyses gynécologiques et révélées par le signalement d’un médecin.

Interpellé dans la foulée, le retraité a reconnu les faits tout en les minimisant, comme souvent dans ce genre d’affaire. Il a indiqué imaginer que sans réaction de la part des petites victimes, “il avait déduit qu’elles étaient consentantes”. Au cours de son procès, il a nié les viols, accusant les policiers de l’avoir forcé à avouer en le piégeant lors de sa garde à vue.

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