Gard | Il se filme en train de violer une fillette de 22 mois
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 28/02/2026
- 12:05
Catégories :
Mots clés :
L’affaire est d’autant plus terrifiante que les policiers ont découvert l’affaire en décortiquant le téléphone portable du suspect, qui avait été saisi à l’occasion d’une affaire de proxénétisme dans laquelle le trentenaire était mis en cause.
Dans le smartphone, les enquêteurs du commissariat de Nîmes ont trouvé un fichier vidéo. En l’ouvrant, ils ont été littéralement horrifiés par la scène montrant un homme violant une enfant de 22 mois.
La justice a immédiatement été informée et une juge d’instruction désignée pour superviser ce dossier épouvantable.
Mais si le suspect était déjà en prison pour l’affaire de proxénétisme pour laquelle il a écopé de 10 ans de prison devant le tribunal correctionnel, l’identification de la petite fille a nécessité une enquête très poussée.
À force de persévérance, un enquêteur du commissariat de Nîmes a multiplié les vérifications pour mettre un nom à cette victime, ce qui permettra de localiser les parents. Lesquels étaient identifiés et finalement convoqués et auditionnés.
Ils avaient confié leurs enfants à ce trentenaire, surnommé le K, alias Sofian C. Ils vivaient à proximité de cet individu et, apparemment, ils consommaient régulièrement ensemble des stupéfiants.
Parents mis en examen pour complicité de viol ont obtenu un non-lieu
“L’accusé avait lui-même envoyé le couple réaliser une mission, celle de garder une porte pour surveiller si sa compagne se prostituait encore, afin de se retrouver seul avec le bébé. Les parents, au départ poursuivis pour complicité au motif qu’ils connaissaient le passé et les déviances de l’accusé, ont bénéficié d’un non-lieu à l’issue de l’instruction”
, apprend-on de source officielle.
En effet, dans un premier temps, le magistrat instructeur a décidé de mettre en examen les parents pour complicité de viol, estimant qu’il existait des éléments laissant penser à un comportement coupable. En fin d’instruction, ils ont donc finalement obtenu un non-lieu qui était plaidé par les avocats de la défense (Mes Moulinat et Mansat-Jaffré).
Finalement, seulement Sofian C. 37 ans comparaîtra devant la cour criminelle du Gard. Il sera défendu par Me Mathieu Monfort (Montpellier).
L’accusation sera portée par Charlotte Cerna, substitut de la procureure de la République de Nîmes, qui sera sur le banc de l’avocat général. Me Cécile Bargeton-Dyens portera la voix de la partie civile. Mes Mansat-Jaffré et Céline Moulinat devraient porter la voix des parents qui seront sur le banc des parties civiles.
Un “risque élevé de récidive”… La personnalité trouble de l’accusé, jugé pour s’être filmé en train de violer une fillette de 22 mois
Ambiance parfois insoutenable devant la cour criminelle. Le procès de Sofian C. a débuté ce jeudi devant la cour criminelle du Gard dans un climat très lourd.
Face au trentenaire, quatre avocats sont installés sur les bancs des parties civiles pour représenter les parents et l’association gardoise des victimes d’infractions pénales (Agavip) qui représente l’enfant. L’avocat de l’association Innocence en Danger, une association de défense des mineurs, est également présent dans cette procédure criminelle.
Et, ce jeudi, les cinq conseillers qui composent la cour criminelle du Gard sont donc aussi confrontés à un dossier particulièrement sordide et malgré leur expérience des affaires pénales, les magistrats paraissent graves et solennels face à cette affaire qui s’est produite durant l’été 2021.
“Les faits, je les ai reconnus, je les reconnais encore, j’étais dans une période difficile, je me droguais souvent”
“Êtes-vous d’accord avec l’exposé des faits ?”, demande le président Pasta.
“C’est à peu près ça”
, répond l’accusé.
Pas d’abolition du discernement
Le président interroge l’accusé sur sa situation en détention puis le casier judiciaire du trentenaire est détaillé.
Il présente plusieurs condamnations : des précédents pour stups, violences conjugales, menaces sur une ex-compagne, proxénétisme (il a écopé de 10 ans de prison en septembre 2023 pour avoir prostitué de très jeunes femmes dans un appartement du centre-ville).
C’est d’ailleurs à l’occasion de l’affaire de prostitution que la vidéo terrifiante du viol a été découverte par les policiers de Nîmes sur le portable de l’accusé.
L’expert psychiatre évoque, lui, une consommation importante de produits stupéfiants par le trentenaire qui avait dit prendre de la cocaïne, du crack et l’alcool. Il estime qu’au moment des faits il n’y avait pas d’abolition du discernement, donc l’accusé est responsable de ses actes. Il retient un “risque élevé de récidive”.
Le président interroge le psychiatre sur la notion de pulsion sexuelle, sur la dimension pédophile du dossier et le trouble pédophilique de l’accusé. Le juge Jean-Pierre Bandiera demande au psychiatre pourquoi l’accusé a pu filmer son acte.
“Il s’agit d’augmenter l’excitation sexuelle, cela fait partie du scénario”
, répond l’expert.
Propos insoutenables : “Viens ici petite c….., tu aimes la b…..”
En milieu, d’après-midi, l’ambiance s’est alourdie devant la cour criminelle quand le président a évoqué le calvaire de l’enfant soumise aux abus sexuels durant cinq heures. La scène a été filmée. L’homme y tient des propos insoutenables et totalement décalés.
“Viens ici petite c., tu aimes la b. […] Tu aimes ça, s…..”.
Même les juges aguerris de la cour criminelle semblent choqués. Le président Pasta demande à la mère de la petite fille de s’expliquer sur son lien avec l’accusé et pourquoi, elle a confié sa fille à Sofian C.
“Comment avez-vous fait confiance à quelqu’un qui vendait du shit ?”, demande le président.
“Je pensais pas qu’il allait lui faire du mal”.
L’accusé est actuellement interrogé sur les faits (16 h 15) qui se sont déroulés pendant que les parents étaient absents.
Le policier, interrogé un peu plus tôt, avait expliqué que l’accusé avait demandé à la mère de la fillette d’aller surveiller une femme dans un immeuble.
“Je l’ai installée sur le matelas, j’ai mis de la musique”
La mère de la fillette quitte la salle en pleurs puis revient. Le président tente d’être délicat dans ses questions. Mais il demande des détails précis sur le nombre de rapports. Il y a deux rapports de pénétrations imposés à la fillette. Sur les mots employés durant l’acte.
“Vous pensez que de tels mots peuvent exciter une petite fille ?”, demande un assesseur. L’accusé répond que non.
Photos de femmes prises à leur insu
Le président fait diffuser des photos extraites du portable du trentenaire. Il s’agit de photos de femmes prises à leur insu et qui montrent des postérieurs féminins ou des poitrines de femmes habillées. L’accusé assure qu’il s’agit d’amies à lui.
Un des conseillers à la cour demande :
“Vous avez une attirance pour les enfants ?”. “Non”
, répond le trentenaire.
“Et pourtant vous avez des rapports sexuels avec une enfant de deux ans”, dit le juge à Sofian C.
Du chocolat sur le sexe
Le juge Bandiera ajoute :
“Vous avez commis des actes d’agressions sexuelles et de pénétrations sexuelles, et vous ne souvenez de rien ? “.
Le magistrat voulait obtenir des détails car l’accusé s’était mis du chocolat sur le sexe pour leurrer la petite.
“Bon maintenant, on reprend”, dit une magistrate.
“Pourquoi avez vous envoyé les parents surveiller une porte ?”.
En réalité, il avait dit aux parents de la fillette qu’ils devaient surveiller les mouvements de sa copine majeure qui se prostituait et devait rendre visite à un client demeurant aux quais de la Fontaine. L’enquête a montré qu’il aurait éloigné les parents pour rester seul avec l’enfant. Il aurait payé une cinquantaine d’euros les parents pour cette surveillance.
La magistrate évoque la thèse d’un acte prémédité.
“Vous êtes avec une petite fille de deux ans et vous ne trouvez rien de mieux que de prendre de la cocaïne”.
La magistrate revient sur le fait que la petite a été lavée par l’accusé après deux actes sexuels et deux éjaculations. Elle explique que le trentenaire a aussi changé la couche du bébé.
“Comment vous pensez que vous pouvez la mettre à l’aise ?”
L’avocate générale interroge le trentenaire sur les vidéos des pénétrations.
“Vous l’avez reconnu, il y a eu deux faits de pénétrations. Pourquoi, ne pas vous être arrêté à la première ?”, demande la magistrate de l’accusation.
Le trentenaire répond qu’il ne sait pas. Elle ajoute que l’homme a déclaré qu’il avait essayé “de mettre à l’aise la fillette (sic)”.
“Comment vous pensez que vous pouvez la mettre à l’aise ?’
‘, demande la parquetière qui stigmatise les 105 captures d’écran des viols retrouvées sur le mobile de cet individu. Le caractère insoutenable des vidéos a conduit la cour criminelle à ne pas montrer les scènes des viols du bébé.
Une agression sexuelle toutes les trois minutes
Me Sannier, l’avocat de l’association l’innocence en danger, monte au créneau pour sa plaidoirie de la partie civile. Il rappelle qu’en France :
“une agression sexuelle survient sur un enfant toutes les trois minutes.”
Il rappelle que dans cette affaire “des preuves matérielles” ont été découvertes. Il fustige que l’on “s’intéresse parfois plus à l’auteur qu’à la victime”. […]
“La gravité d’un tel acte ? Le viol d’un bébé aura des conséquences sur sa vie entière, le traumatisme créé est transgénérationnel”.
Les deux avocats des parents, Mes Céline Moulinat et Frédéric Mansa-Jaffré ont pris la parole pour souligner la souffrance que cette affaire avait infligée aux parents. Des parents en proie à la déshérence et pour la mère, un handicap, à savoir une déficience.
Au deuxième et dernier jour d’audience, l’accusé est confronté aux réquisitions de l’avocate générale qui demande 20 ans de réclusion, une rétention de sûreté, suivi socio judiciaire et une interdiction définitive de contact avec les mineurs.
En fin de matinée, Sofian C. a écopé de 18 ans de réclusion criminelle.
Source(s):
Les articles en liens
La Vacherie | Yannick Vaillant condamné à 3 ans ferme pour agression sexuelle sur mineur
Vierzon | Condamné à 20 ans ferme en appel par la cour d’assises
Belgique | Il fait croire à des adolescentes qu’elles vivent dans un monde virtuel pour les violer




