Fécamp | Un éducateur fécampois condamné à du sursis pour agressions sexuelles sur 3 ados

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L’éducateur les jetait sur le tapis, leur tapait les fesses et passait sa main sous leurs tee-shirts
photo d'une adolescente tendant la main pour échapper a l'agression
Présenté en comparution immédiate lundi 19 juillet 2021 pour agressions sexuelles imposées à un mineur de moins de 15 ans, un éducateur fécampois a été condamné à de la prison avec sursis.

L’éducatrice du foyer Saint-Michel à Fécamp avait surpris une conversation entre trois jeunes filles âgées de 11 à 14 ans en juin 2021.

Isolées et interrogées par les éducateurs et les services de police, elles ont chacune raconté la même version des faits.

« Un éducateur, arrivé en renfort pour s’occuper de la sociabilisation d’un enfant autiste, leur aurait touché à plusieurs reprises la cuisse et la poitrine par dessus et sous leurs tee-shirts ».

Longuement interrogé sur ces faits survenus entre septembre 2020 et juin 2021, par le juge lors d’une comparution immédiate lundi 19 juillet 2021, le prévenu, âgé de 51 ans, peine à s’expliquer sur ses actes.

Il s’est même victimisé à plusieurs reprises en arguant que « quelqu’un lui en voulait ».

 « Je suis tactile, c’est dans ma culture »

Placé sous contrôle judiciaire et entendu par la police, le prévenu d’origine marocaine, en contrat déterminé au foyer Saint-Michel, embauché comme élève moniteur éducateur, explique lors de sa deuxième audition qu’il « est tactile. Cela est dans ma culture ».

Le juge insiste lourdement sur les déclarations faites aux policiers en juin 2021 qui ne correspondent plus à celles qu’il fournit à la barre du tribunal.

S’il avoue lors de l’audience « ne rien comprendre à ce qui lui arrive », il a été plus ambigu dans ses auditions en garde à vue:

« Vous avez déclaré qu’en jouant, vous auriez malencontreusement touché le sein des jeunes filles, que ce serait involontaire et qu’il n’y aurait rien de sexuel »

Les faits se seraient essentiellement déroulés à l’intérieur de la salle de gymnastique du stade Le dantec et sur plusieurs trajets en voiture.

Les jeunes filles ont raconté que:

« L’éducateur les jetait sur le tapis, qu’il leur tapait sur les fesses et passait sa main sous leurs tee-shirts »

En voiture, « il aurait posé ses mains sous les cuisses d’une jeune fille et passait sa main sur son ventre ».

 Une vidéo

Une vidéo filmée par l’une des jeunes filles montre l’éducateur en train d’enserrer les doigts d’une autre jeune fille.

Il avancera comme explication au juge du tribunal:

« C’était pour la rassurer, c’était un geste naturel et pas sexuel »

La procureure de la République reprochera au prévenu dans ses réquisitions:

« Vous étiez parfaitement conscient. Vous avez commis ces faits en connaissance de cause »

La procureure poursuit:

« Ces gestes ont été commis sur des mineurs particulièrement vulnérables ».

Le tribunal a relaxé le Fécampois pour des faits d’agression sexuelle sur une des jeunes filles, survenus entre septembre et décembre 2020.

Il a condamné le prévenu à dix-huit mois de prison avec sursis, l’obligation de se soigner, l’interdiction de travailler au contact de mineurs pendant dix ans, la privation du droit d’éligibilité pendant cinq ans et l’inscription sur le fichier Fijais (Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

Il devra indemniser les familles des victimes à hauteur de 2000 € chacune.

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