Eure | Un prêtre condamné à dix mois de prison avec sursis

non

Seulement du sursis pour ce prêtre pédocriminel
Jérôme Payre un prêtre de 58 ans, a été condamné par le tribunal judiciaire d’Évreux à une peine de 10 mois d’emprisonnement avec sursis. Un soulagement pour la victime de 24 ans, celle-ci dénonçait des faits de tentative d’agression sexuelle commis en 2019 lors d’une colonie de vacances.

L’audience du mardi 9 juin 2026 aura duré quatre heures.

Un temps pendant lequel la victime, un jeune homme de 24 ans, a pu “parler sans animosité, avec émotion et pudeur”, selon son avocate, Me Corinne Gauthier.

Face à lui, le prévenu, un prêtre de 58 ans, jugé pour tentatives d’agressions sexuelles pour des faits commis pendant le mois d’août 2019, alors que la victime avait 17 ans.

Des faits commis dans le cadre d’une colonie de vacances à Saint-Jean-de-Monts en Vendée.

Ce prêtre, mis en examen suite à un signalement de l’évêque d’Évreux à son encontre en avril 2023, a donc été entendu sur les faits et condamné dans la soirée du 9 juin.

Il est reconnu coupable et condamné à 10 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple, l’interdiction de contact avec des mineurs pendant 10 ans, la privation du droit d’éligibilité pendant cinq ans.

L’homme sera également inscrit au FIJAIS, le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

Me Corinne Gauthier, avocate du plaignant, a réagi à cette décision rendue par le tribunal d’Évreux, au nom de son client.

“La décision apaise énormément la victime. La justice a été parfaitement rendue, je suis convaincue de sa culpabilité.”

Sur le banc des prévenus, l’abbé, a reconnu les faits de masturbation commis lors de cette colonie de vacances, un rassemblement de jeunes qu’il encadrait.

Lors de l’audience, il a déclaré qu’il n’y avait aucune intention sexuelle envers le jeune plaignant, il a réfuté avoir tendu le bras vers le lit de l’adolescent qui occupait la même chambre que lui.

Pour son avocate, Me Emilie Hilliard, cette condamnation “n’est pas satisfaisante, j’ai plaidé la relaxe, puisque juridiquement, rien n’est caractérisé mais au vu de la période que nous vivons, je ne suis pas surprise.”

“La justice canonique doit poursuivre son travail”

Le diocèse d’Évreux, qui avait donc signalé les faits à la justice en 2023, s’est porté partie civile dans ce dossier.

Suite à la condamnation de l’abbé Jérôme P., l’évêque, Mgr Olivier de Cagny s’est exprimé, via un communiqué de presse.

Il précise “que ses premières pensées vont tout particulièrement à la personne victime, sa famille, ainsi qu’à toutes les personnes blessées par de tels actes”.

“Cette affaire ravive la douleur provoquée par de telles situations au sein de l’Église. Je comprends la tristesse, la colère ou la perte de confiance que certains peuvent ressentir. Je veux réaffirmer notre volonté de prévenir toute situation de danger.”

L’évêque ajoute que suite à ce jugement pénal, “la justice canonique va également poursuivre son travail”.

Le prêtre condamné est toujours suspendu de tout ministère sacerdotal.

Il vit désormais à des centaines de kilomètres de l’Eure, dans un lieu adapté à l’accueil de prêtres dans sa situation.

Source(s):