Vallons-de-l’Erdre | Un homme condamné douze ans après les faits

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Encore un pedocriminel en liberté
Alors âgé de 19 ans, l’homme avait imposé une fellation à la jeune fille, puis avait fait pression pour qu’elle lui envoie davantage de photos dénudées, en 2014. Le tribunal l’a condamné à un an de prison avec sursis, lundi 23 février.

Au moment des faits, en novembre 2014, elle avait 13 ans et lui 19.

Lundi 23 février, ni elle ni lui n’était présent au tribunal judiciaire de Nantes, pour le procès.

L’homme, qui travaille dans la vente et réside à Carquefou, était jugé pour atteinte sexuelle sur mineure de moins de 15 ans, chantage et propositions sexuelles faites à un mineur de moins de 15 ans par moyen de communication.

Des faits commis à Vallons-de-l’Erdre, près d’Ancenis, où l’affaire avait débuté par la plainte de la mère de la victime, le 9 novembre 2014.

Sa fille, alors élève de 5e, venait de recevoir plusieurs SMS menaçants.

En possession de plusieurs photos dénudées de la jeune fille, le prévenu lui en demandait de nouvelles, en prévenant qu’il allait diffuser les premières si elle ne s’exécutait pas.

L’homme l’avait rencontrée un an auparavant ; c’était le frère d’un copain.

Le trouvant beau garçon et se sentant flattée, a rappelé le président, la jeune fille avait cédé à l’envoi d’images intimes.

Quelques mois plus tard, en marge d’un vide-greniers, il l’avait entraînée à l’écart pour lui caresser les parties intimes.

Et le 8 juin 2014, dans la chambre de la victime et en présence de sa sœur, le jeune majeur lui avait imposé une fellation.

Au cours de sa garde à vue, celui-ci avait reconnu le chantage, mais contesté les agressions sexuelles.

Au vide-greniers, il l’avait uniquement embrassée.

Quant à la fellation, elle était selon lui consentie.

“Je ne pensais pas lui manquer de respect, je tiens à m’excuser”, avait-il conclu son audition.

“Qu’importe le consentement, l’évidence est ici la différence d’âge”, a expliqué à l’audience la procureure, dont les réquisitions ont été suivies.

Le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison avec sursis, plus trois années d’interdiction de contact avec la victime. Inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infraction sexuelle, le prévenu aura l’interdiction d’exercer une activité avec des mineurs pendant dix ans.

Son casier ne comportait aucune mention jusqu’alors.

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