Essonne | Interdit d’activité auprès de mineurs il travaillait dans un camping naturiste dans l’Essonne
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 17/09/2025
- 22:06
Il se montrait très (trop) proche des adolescents
Il avait été présenté au tribunal de Lille le 23 juillet. Il comparaissait pour détention d’image d’un mineur présentant un caractère pédocriminel, pour exercice d’activité auprès de mineurs malgré une interdiction judiciaire et corruption de mineur en récidive.
Le Lambersartois était parvenu à se faire recruter dans un camping naturiste de l’Essonne, pendant les vacances d’été 2024.
En juillet, les deux enfants victimes (un garçon de 15 ans et une fille de 12 ans) et leur papa étaient présents sur le banc des parties civiles. Ce 3 septembre, en raison de la distance, ils n’ont pas pu revenir à Lille.
« Charismatique, bizarre… »
Si l’audience a été reportée, c’est en raison de l’expertise psychiatrique demandée pour le prévenu, qui n’avait pas pu être réalisée. Las, six semaines plus tard, même topo.
Le tribunal, avec l’accord de la défense, a décidé de juger le Lambersartois malgré tout, car on arrivait au bout du délai de détention provisoire.
« Au camping, vous avez suggéré à C. de se raser les parties intimes, et à L., par WhatsApp après les vacances, vous avez promis de lui donner accès à ses Youtubeurs préférés contre un câlin… », a rappelé le président Frédéric Simon.
Les témoignages des campeurs de Saint-Chéron évoquent un homme « charismatique, bizarre, très proche des enfants et des ados » au bord de la piscine.
Aucun geste déplacé ne lui est cependant reproché. Mais le prévenu était sous le coup d’une interdiction d’avoir une activité avec des mineurs, depuis une condamnation en 2019 pour corruption et agression sexuelles sur mineurs.
Lors de son interpellation à son domicile, le 2 juin, des mangas érotiques et pédopornographiques ont été trouvés.
« Oui, j’ai toujours eu une attirance sexuelle pour les enfants », reconnaît le prévenu, qui a été violé par son frère quand il était enfant.
« Comportement inadapté »
Lors de la garde à vue, le psychiatre avait conclu à des troubles neuropsychiques, à des difficultés relationnelles.
« Il se considère comme un adolescent », avait-il noté. Le quinquagénaire promet de ne pas recommencer, « par peur de la prison ».
« Je dois réfléchir à ce que j’ai fait », déclare-t-il à la barre.
La procureure a souligné son « comportement inadapté », mais a requis la relaxe sur les faits de corruption de mineur, « au bénéfice du doute ».
Le tribunal l’a suivie sur ce point. Même chose pour les huit mois sous bracelet électrique requis. La peine est assortie d’une obligation de soins, d’une interdiction de contacts avec des mineurs et d’un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
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