Cherbourg | Un pédocriminel incestueux part en prison pour les horreurs qu’il a commises

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“Si tu en parles à Maman, tu me perds”
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chaque fois que sa fille venait chez lui, il la filmait nue, lui faisait visionner des films pornographiques, lui faisait des caresses, des baisers et dormait dans le même lit qu’elle. Le tribunal condamne le pédocriminel incestueux à 7 ans de prison ferme.

Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 17 juin 2021, un homme de 40 ans comparaissait pour corruption de mineur et agressions sexuelles sur conjoint ou partenaire.

Le procès, prévu initialement aux assises, a été requalifié devant le tribunal correctionnel.

De courant janvier 2015 jusqu’au 16 novembre 2017, date du dépôt de plainte, ce père a fait subir à sa fille, née en 2003, ainsi qu’à deux de ses ex-partenaires, les pires horreurs.

L’homme était séparé de la mère de son enfant. À chaque fois que sa fille venait chez lui, il la filmait nue, lui faisait visionner des films pornographiques, lui faisait des caresses, des baisers et dormait dans le même lit qu’elle.

Il lui demandait d’enlever ses sous-vêtements, lui caressait les seins et frottait son sexe contre le sien. Il filmait les scènes avec son portable, et les regardait ensuite.

Il disait à l’enfant :

“Si tu en parles à Maman, tu me perds, c’est-à-dire je vais en prison.”

La mère raconte à la barre qu’elle subissait des sodomies, des fellations imposées. Après une soirée, une fois couchée, il lui a fait subir une pénétration anale.

Si elle se refusait à lui, il l’insultait et lui imposait des relations. Il était violent quand il n’avait pas ce qu’il voulait (alcool, drogue ou sexe.) Au cours d’une formation, il a rencontré une autre femme, avec laquelle il a eu une relation pendant deux mois. Leurs rapports sexuels, consentis ou forcés, laisseront des bleus sur les cuisses et les bras de sa partenaire.

Le prévenu a été victime de violences sexuelles pendant son enfance.

L’avocat des deux femmes indique :

“La première épouse a déposé une plainte tardive car elle était en situation de honte et elle n’aurait jamais pensé qu’un père puisse faire ça à sa propre fille et à elle-même. Elle a fait cette démarche pour sa fille”.

Les faits subis par cette femme sont prescrits, selon le Code pénal, au bout de trois ans. Pour la seconde femme, selon l’homme, “c’était un jeu”. Elle se constitue partie civile et réclame 2 500 € en réparation.

L’avocat de la fille mineure précise que :

“Elle a écrit une lettre à sa mère pour lui dire ce que son père lui avait fait subir : ‘Quand je refusais : il faisait la gueule.’ Il y avait de la menace, du chantage”.

Elle sollicite 5 000 € en réparation. L’avocat du prévenu compare la lecture du dossier à “un 38 tonnes qui vous tombe dessus”.

L’homme a des projets professionnels et va passer le permis de conduire. Il sollicite un sursis probatoire.

Sur réquisition conforme, le tribunal le condamne à 7 ans de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat, un suivi socio-judiciaire sur 5 ans, une obligation de soins, de travail, une interdiction de paraître sur Cherbourg, une inscription au FIJAIS et l’indemnisation des victimes à hauteur de 2 500 € et 5 000 €.

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