Cherbourg | Il voulait soumettre la fille de sa compagne à un “test de virginité”

Un homme habitant à Cherbourg a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir voulu effectuer un test de virginité sur sa belle-fille.


L’homme a été condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis. (©Jean-Paul BARBIER)

Un test de virginité est un examen gynécologique pratiqué pour « s’assurer » qu’une jeune fille ou une femme ont eu, ou non, des relations sexuelles.

La pratique, à laquelle l’Onu s’attaque officiellement depuis quelques mois comme étant « une atteinte à la dignité des femmes ».

Une affaire semblable a conduit hier un homme de 41 ans habitant à Cherbourg devant les juges du tribunal, après dénonciation de la fille de sa compagne, une mineure de 15 ans, à laquelle il voulait imposer ce test.

Un test « maison »

Les faits ont eu lieu dans la nuit du 13 au 14 août 2018. L’homme avait surpris sa belle-fille au téléphone avec son copain. L’idée de vérifier si elle était vierge s’impose à lui mais elle lui répond que s’il avait besoin d’être convaincu, il suffisait d’aller à l’hôpital. Non, ce sera à la maison, et c’est lui qui officiera.

Il m’a touchée avec ses doigts. J’ai dit : Non ! Je me suis sauvée et je me suis barricadée dans ma chambre.

L’homme comparaissait donc pour agression sexuelle sur mineure de 15 ans. Celui-ci niant l’avoir touchée, son avocate a essayé de convaincre les juges qu’il s’agissait de manœuvres d’une « une jeune fille qui en a marre de voir son beau-père et qui raconte une histoire. Il a une maîtresse, pas une jeune puisqu’elle a 17 ans de plus que lui. Ce n’est donc pas un homme à avoir des pulsions pour les jeunes. »

Reconnu coupable, le substitut du procureur avait requis une peine incluant trois mois de prison ferme. Le prévenu a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, peine assortie d’une mise à l’épreuve pendant 2 ans durant laquelle il devra entreprendre des soins, il lui sera interdit tout contact avec sa victime comme toute approche du domicile familial.

Inscrit au fichier des délinquants sexuels

Il devra payer à l’ACJM, pour sa jeune victime, 1 000 euros pour le préjudice qu’elle a subi, et il devra assumer les frais de justice de la plaignante à hauteur de 500 euros. Son nom figure désormais au fichier des délinquants sexuels, le Fijais.

Source : normandie

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